<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?>
<rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
	xmlns:slash="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/"
	>

<channel>
	<title>George Magazine</title>
	<atom:link href="http://georgemag.ch/feed/" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>http://georgemag.ch</link>
	<description>la revue de celles qui dépassent les bornes</description>
	<lastBuildDate>Sat, 12 May 2012 15:07:13 +0000</lastBuildDate>
	<language>fr</language>
	<sy:updatePeriod>hourly</sy:updatePeriod>
	<sy:updateFrequency>1</sy:updateFrequency>
	<generator>http://wordpress.org/?v=3.0.1</generator>
		<item>
		<title>ELECTRELANE KRAUTROCK ET LÉGÈRETÉ</title>
		<link>http://georgemag.ch/electrelane-krautrock-et-legerete/</link>
		<comments>http://georgemag.ch/electrelane-krautrock-et-legerete/#comments</comments>
		<pubDate>Sat, 12 May 2012 15:04:53 +0000</pubDate>
		<dc:creator>George</dc:creator>
				<category><![CDATA[Featured Article]]></category>
		<category><![CDATA[bande originale]]></category>
		<category><![CDATA[musique]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://georgemag.ch/?p=3025</guid>
		<description><![CDATA[Le bon enfant festival veveysan Nox Orae accueillait le retour sur scène d’Electrelane en août passé. L’occasion d’échanger quelques mots avec Mia Clarke et Emma Gaze, la guitariste et la batteuse du groupe.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><em><strong><img class="alignnone size-full wp-image-3027" title="GEORGE5_BO" src="http://georgemag.ch/staging/wp-content/uploads/GEORGE5_BO.jpg" alt="" width="640" height="652" /><br />
</strong>De gauche à droite : Ros, Mia, Verity et Emma</em><br />
<strong><br />
Le bon enfant festival veveysan Nox Orae accueillait le retour sur scène d’Electrelane en août passé. L’occasion d’échanger quelques mots avec Mia Clarke et Emma Gaze, la guitariste et la batteuse du groupe.</strong></p>
<p>Electrelane a laissé son public sans voix après une tournée de lives jubilatoires en 2007 et tout de suite après, l’annonce abrupte de l’arrêt de ses activités, un « hiatus » à durée indéterminée.<br />
Actif depuis 1998, le groupe a sorti régulièrement des albums depuis 2001 : le premier, <em>Rock It To The Moon</em>, magnifique et aérien ; le ludique <em>The Power Out</em> (2004) ; l’expérimental et sombre <em>Axes</em> (2005) ; et le dernier en date, <em>No Shouts, No Calls</em> (2007), plus accessible et percutant. Les quatre jeunes femmes de Brighton ont consacré leur temps à des tournées bien remplies de petits clubs en festivals et au bout elles ont jeté l’éponge, fatiguées par tant de route et de compromis avec leur vie privée. Electrelane fait partie de ces groupes dont le talent permet de transmettre au grand nombre des sons parfois âpres et des influences exigeantes. Leur secret pour y arriver : ne pas se prendre au sérieux.</p>
<p><strong>Qu’est-ce qui a changé après quatre ans de pause?</strong><br />
<strong>Emma : </strong>« On a vieilli (rires) »<br />
<strong>Mia :</strong> « Oui, simplement par le fait de devenir plus âgées, on approche les choses différemment. Je pense que l’on a toutes eu le temps de réfléchir à la manière dont on se traitait les unes les autres et on a opéré quelques changements. Avant le hiatus, le groupe passait avant tout le reste, c’était difficile à vivre. Maintenant, heureusement, ce qui nous est cher individuellement est la priorité. »<br />
<strong>Emma :</strong> « On avait besoin de cette pause, elle a été positive à tous points de vue. On a toutes grandi. Tout le monde s’est marié, certaines avec leur femme, certaines avec leur mari. Pour ma part, j’ai rencontré ma femme et déménagé à Los Angeles, je me suis formée à la peinture de décors pour le théâtre et la télévision, on a acheté une maison, un chien, deux chats (rires). »<br />
<strong>Mia : </strong>« De mon côté, j’ai un projet musical avec mon mari, « Follows ». Pendant la pause, j’ai épousé mon mari, déménagé à Chicago et commencé un diplôme en anglais et psychologie. J’ai aussi une chronique hebdomadaire dans le Time Out de Chicago à propos de musique classique. »</p>
<p><strong>Allez-vous reprendre le groupe?<br />
Mia : </strong>« Emma et moi vivons aux États-Unis maintenant. Verity et Ros vivent à Londres. On a toutes des activités complètement différentes du groupe. Cela dépendra uniquement des disponibilités de chacune. »<br />
<strong>Emma :</strong> « On aimerait faire un nouvel album, mais peut-être dans deux, trois ans, on ne sait pas. »<br />
Vous avez expérimenté, vous vous êtes tournées vers des choses plus pop. Avez-vous déjà discuté de la direction musicale à venir ?<br />
<strong>Emma :</strong> « De toute manière en général on n’en discute pas, on joue et il en ressort rien ou quelque chose. On ne se dit jamais : « faisons un morceau disco ». Peut-être que le son d’un album peut nous intéresser, mais ce n’est jamais plus spécifique que cela. »<br />
<strong>Mia : </strong>« Nous avons des influences évidemment, mais les choix ne sont pas conscients. On ne fait pas de plans à l’avance. »<br />
Emma : « Le dernier album était plus pop parce qu’on était à Berlin ensemble pour l’écrire, c’était l’été, on vivait une période heureuse. »<br />
<strong>Mia :</strong> « En comparaison avec Axes qui a été écrit dans une période plus sombre et ça s’entend sur le disque. On se sent très libres de faire ce que l’on a envie de faire. Il n’y a pas de « on ne peut pas faire ceci, on ne peut pas faire cela ». »<br />
<strong>Emma :</strong> « Exactement, et des fois on fait des trucs pour s’amuser, comme sur le morceau <em>Business Or Otherwise</em>, sur <em>Axes,</em> qui fait Be-dum-dum-ma-nou-iii-wiii-pum-pum (chanté). Des fois c’est drôle de faire des choses bêtes. On rit beaucoup. »</p>
<p><strong>Avez-vous dû prouver que vous étiez musiciennes plutôt que «des femmes qui font de la musique»?<br />
Emma : </strong>« Quand on était plus jeunes, cela pouvait arriver que l’on doive défendre notre statut de musiciennes à cause de notre inexpérience, mais avec un peu d’assurance, l’approche a changé. Si vous débarquez à un soundcheck sans expérience, il peut arriver qu’on ne vous prenne pas au sérieux, mais depuis quelques années, on sait exactement quel son on veut, ce que l’on veut. Si un gars dans la pièce fait un commentaire stupide – ça n’arrive pas très souvent –, on finit toujours par en rire. »</p>
<p><strong>Personne n’est jamais venu changer vos réglages sur vos pédales d’effets à votre place?</strong><br />
<strong>Emma : </strong>« Oui, mais c’est un gars tous les quinze concerts.</p>
<blockquote><p>Évidemment, il y a toujours un peu de sexisme ou de paternalisme, mais l’effet de la remarque dépend toujours de comment on y réagit. C’est toujours tellement mieux d’en rire que de s’énerver. Si on s’énerve, cela gâche le moment que l’on est en train de passer. Et d’ailleurs, avec Electrelane, on sait ce que l’on veut, alors ça n’a pas d’importance. » .</p></blockquote>
<p><a href="http://www.electrelane.com " target="_blank">www.electrelane.com </a></p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://georgemag.ch/electrelane-krautrock-et-legerete/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Nouveau livre: «Familienbande»</title>
		<link>http://georgemag.ch/nouveau-livre-%c2%abfamilienbande%c2%bb/</link>
		<comments>http://georgemag.ch/nouveau-livre-%c2%abfamilienbande%c2%bb/#comments</comments>
		<pubDate>Wed, 25 Apr 2012 13:30:47 +0000</pubDate>
		<dc:creator>George</dc:creator>
				<category><![CDATA[Featured Article]]></category>
		<category><![CDATA[sur le vif]]></category>
		<category><![CDATA[droits humains]]></category>
		<category><![CDATA[édition]]></category>
		<category><![CDATA[portrait]]></category>
		<category><![CDATA[société]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://georgemag.ch/?p=3018</guid>
		<description><![CDATA[«Familienbande» (jeu de mots: «Liens familiaux» et «Bande de famille») lève le voile sur la diversité des nouvelles manières d’élever des enfants. La parole est donnée aux parents comme à leur progéniture. Ils racontent comment ils sont arrivés à telle ou telle forme d’organisation et de quoi est fait leur quotidien familial, les aspects positifs comme négatifs de ces arrangements et comment l’environnement social réagit face à eux.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img class="alignnone size-full wp-image-3020" title="Familienbande" src="http://georgemag.ch/staging/wp-content/uploads/Familienbande.jpg" alt="" width="543" height="410" /><br />
<strong>Aujourd’hui, un tiers des familles est une famille nucléaire traditionnelle. Qu’en est-il des autres? Il s’agit pour une part de familles «patchwork» suite à la séparation des parents. Mais il y a aussi toujours plus de familles qui choisissent dès le départ des voies non-conventionnelles: gays et lesbiennes qui se mettent ensemble pour créer une famille, femmes célibataires qui décident de ne plus attendre l’homme de leur rêve pour avoir un enfant, parents ayant recours à des arrangements inattendus pour trouver soutiens et enrichissement.</strong></p>
<p>«Familienbande» (jeu de mots: «Liens familiaux» et «Bande de famille») lève le voile sur la diversité des nouvelles manières d’élever des enfants. La parole est donnée aux parents comme à leur progéniture. Ils racontent comment ils sont arrivés à telle ou telle forme d’organisation et de quoi est fait leur quotidien familial, les aspects positifs comme négatifs de ces arrangements et comment l’environnement social réagit face à eux.<br />
A ces portraits s’ajoutent trois interviews d’experts: un historien, une juriste et une psychologue reviennent sur certaines questions apparues au fil des témoignages.</p>
<p><strong>Le livre</strong><br />
Christina Caprez<br />
Familienbande<br />
15 portraits<br />
Limmat Verlag<br />
En allemand, avec des photographies de Judith Schönenberger et les entretiens des spécialistes Ingeborg Schwenzer, Heidi Simoni et Simon Teuscher.<br />
280 pages, 15 photographies couleurs, cartonné<br />
Frs. 38.-, € 31.50<br />
ISBN 978-3-85791-672-4</p>
<p><strong>Revue de presse</strong></p>
<p><em>«Au travers de ces portraits pleins d’empathie, Christina Caprez décrit pratiquement toutes les combinaisons possibles de la ‚reproduction sociale’. Et cela fonctionne, lorsque l’on respecte les conditions posées par la vie commune : égards et recul, respect réciproque. Tout le reste coule de source, quand on le veut.» Mitteland-Zeitung</em></p>
<p><em>«‘Familienbande. 15 Porträts’ est une lecture stimulante et toujours plaisante. Christina Caprez raconte les personnes rencontrées et leur histoire avec beaucoup de chaleur, mais sans pathos. Ce sont des histoires simples et sans fioritures. C’est d’ailleurs ce qui les rend si belles.» WOZ<br />
«Après cette lecture, le mot famille ne sonne plus tout à fait comme avant.» P.S.<br />
«Ces 15 portraits sympathiques, amusants mais aussi prenants livrent un aperçu de la diversités de la vie de famille en Suisse.» Siegessäule</em></p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://georgemag.ch/nouveau-livre-%c2%abfamilienbande%c2%bb/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>1</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>16 avril: sortie du numéro 6</title>
		<link>http://georgemag.ch/george-6-is-out/</link>
		<comments>http://georgemag.ch/george-6-is-out/#comments</comments>
		<pubDate>Sat, 14 Apr 2012 10:08:21 +0000</pubDate>
		<dc:creator>George</dc:creator>
				<category><![CDATA[Featured Article]]></category>
		<category><![CDATA[Featured Image]]></category>
		<category><![CDATA[éditorial]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://georgemag.ch/?p=2979</guid>
		<description><![CDATA[Un visage à quatre dos: la nouvelle cover tourne une page. Après la collection de portraits sans fards, elle propose aux lectrices et aux
lecteurs un nouvel horizon à partager. Elle vous invite à incarner quatre figures témoins et à suivre, par un tour de force, leurs regards invisibles tournés vers les innombrables manières d’être «autre», au pluriel, et au gré des genres.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong><img class="alignnone size-full wp-image-2982" title="GEO6_couv_1" src="http://georgemag.ch/staging/wp-content/uploads/GEO6_couv_1.jpg" alt="" width="640" height="920" /></strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong>Dos en couverture</strong></p>
<p>En novembre dernier, <em>George</em> témoignait de l’importance de rebondir, de prendre du recul pour mieux sauter. Aujourd’hui, <em>George</em> paraît, illuminée par un nouveau visage. Un visage?</p>
<p>Oui, un visage à quatre dos: la nouvelle cover tourne une page. Après la collection de portraits sans fards, elle propose aux lectrices et aux lecteurs un nouvel horizon à partager. Elle vous invite à incarner quatre figures témoins et à suivre, par un tour de force, leurs regards invisibles tournés vers les innombrables manières d’être «autre», au pluriel, et au gré des genres.</p>
<p>Être «autre», c’est être à l’image de personnalités irrévérencieuses et troublantes, comme l’icône masquée Yaël Maïm, qui, par les voies de la création, trace un cheminement «du compliqué au complexe». Être «autre», c’est aussi avoir un visage métamorphosé comme Planningtorock qui défait et défie la cohérence du «moi». Être «autre», c’est encore comme Virginie Rebetez dans <em>Portfolia</em>, partir sur les traces de Jane Doe, l’inconnue générique, photographiée de dos.</p>
<p>Quatre dos et un credo: celui qu’Arthur Rimbaud a immortalisé à 17 ans, dans un manifeste révolutionnaire de l’art et de l’être poétiques. Bien avant Simone de Beauvoir, le poète insaisissable y évoque les vertus des poétesses à venir: «La femme trouvera de l’inconnu. (…) Elle trouvera des choses étranges, insondables, repoussantes, délicieuses; nous les prendrons, nous les comprendrons» (1).</p>
<p>Entre détournement et réappropriation, l’affirmation de la cover ouvre par l’ajout du «e», un sens nouveau. Ce sens se veut fluide, non exclusif.<em> George</em> ne tourne pas le dos: elle avance et vous invite, dans un mouvement collectif, à sortir des sentiers battus, d’un pas bondissant &#8211; ou plus serein -, mais irrémédiablement impertinent.</p>
<p>(1) Arthur Rimbaud, <em>Seconde Lettre du Voyant à Paul Demeny</em>, 15 mai 1871.</p>
<p><img class="alignnone size-full wp-image-2983" title="GEO6_couv_2" src="http://georgemag.ch/staging/wp-content/uploads/GEO6_couv_2.jpg" alt="" width="640" height="920" /></p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://georgemag.ch/george-6-is-out/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Electron à l’heure des femmes</title>
		<link>http://georgemag.ch/electron-a-l%e2%80%99heure-des-femmes/</link>
		<comments>http://georgemag.ch/electron-a-l%e2%80%99heure-des-femmes/#comments</comments>
		<pubDate>Sun, 01 Apr 2012 19:22:17 +0000</pubDate>
		<dc:creator>George</dc:creator>
				<category><![CDATA[Featured Article]]></category>
		<category><![CDATA[Featured Image]]></category>
		<category><![CDATA[sur le vif]]></category>
		<category><![CDATA[musique]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://georgemag.ch/?p=2949</guid>
		<description><![CDATA[Le challenge est à la hauteur des prétentions artistiques du Festival Electron: révéler la place des femmes au sein de l’une des cultures les plus importantes de ce 21ème siècle. Pour cette 9ème édition, les organisateurs ont choisi de consacrer un certain nombre de volets qui mettent en perspective la place des femmes dans la musique électronique d’aujourd’hui. ]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Le challenge est à la hauteur des prétentions artistiques du Festival Electron: révéler la place des femmes au sein de l’une des cultures les plus importantes de ce 21ème siècle. Pour cette 9ème édition, les organisateurs ont choisi de consacrer un certain nombre de volets qui mettent en perspective la place des femmes dans la musique électronique d’aujourd’hui. Décryptage en trois étapes incontournables.</strong></p>
<p><strong>CONFÉRENCE: «La place des femmes dans la musique électronique»</strong><em> </em><br />
<em><strong>dimanche 8 avril à 16h</strong>, suivie d’un concert spatialisé de Kaffe Mathews à 18h<br />
Commun – Bâtiment d’Art Contemporain</em><br />
L’histoire de la musique a laissé bien peu de place, ou du moins de visibilité, aux femmes au cours des derniers siècles. Pourtant, de l’Antiquité à nos jours, plusieurs personnalités féminines se sont démarquées dans le domaine du chant, de l’interprétation ou de la composition. Qu’en est-il de la culture électronique? Si de nombreuses artistes ont pris part à la grande aventure électronique depuis le début du siècle – Johanna Magdalena, Laurie Spiegel, Delia Derbyshire ou encore Daphne Oram, pour ne citer qu’elles – elles ont bien souvent plus marqué les partitions que les esprits. Car aussi aventureuses que puissent avoir été leurs recherches, l’influence de ces pionnières a été bien négligeable au cours des décennies suivantes. Il faudra attendre le début des années 2000 pour qu’une nouvelle génération de femmes prenne le beat en main et perpétue le travail de ces minutieuses ouvrières musicales.<br />
De nos jours, quelle est la place de ces femmes dans l’épopée électronique? C’est la question que le festival Electron a souhaité soumettre à plusieurs intervenantes de choix, lors d’une conférence à haut potentiel, qui aura lieu le dimanche 8 avril au Commun. Qu’elles soient musiciennes, vidéastes, programmatrices ou organisatrices de soirée, ces artisanes de la culture électronique partageront leurs expériences sur ce vaste sujet.<br />
Parmi elles, <a href="http://creative.arte.tv/de/space/Le_Cube/message/724/Kaffe_Matthews__Sonic_Bed_London_/" target="_blank">Kaffe Matthews</a> figure parmi les artistes les plus actives de la nouvelle scène électronique anglaise. Partageant son travail entre performance musicale, recherche électro-acoustique et design sonore, la musicienne, qui qualifie elle-même son œuvre de musique architecturale à écouter tout autant qu’à ressentir, a convaincu les sphères spécialisées de la branche, à l’instar de The Guardian qui s’exclame: «This woman rocks »<br />
A ses côté, l’artiste suisse Marie-Avril Berthet cumule les casquettes: DJ, organisatrice de soirée, responsable du pôle art contemporain du Festival Electron et géographe, elle est une figure marquante de la vie culturelle genevoise. Fondatrice du site Raison Sociale, un espace de réflexion et d’expérimentation théorique et pratique autour de la pratique festive, elle a notamment réalisé une étude sur la vie nocturne genevoise et dirigé les Etats Généraux de la nuit à Genève.<br />
En dernier lieu, le parcours de Natasha Padabed fera profiter les auditeurs d’une vision plus logistique de l’implication féminine dans la culture électronique. Cette Russe au tempérament dynamique officie aussi bien en tant que directrice artistique de festival (SKIF, Ethomechanica ou Electro-Mechanica) que comme agent, notamment pour l’artiste Munchi, qui se produira le dimanche soir à l’Usine.<br />
<a href="http://www.lemanbleu.ch/vod/le-journal-03022011" target="_blank">http://www.lemanbleu.ch/vod/le-journal-03022011</a></p>
<p><em> </em></p>
<p><em><a href="http://georgemag.ch/staging/wp-content/uploads/Eliane+Radigue++Triptych+79924_9b_Paris1971_crdit_Yves_300dpi.jpg" rel="lightbox[2949]"><img class="alignnone size-full wp-image-2951" title="Eliane+Radigue++Triptych+79924_9b_Paris1971_crdit_Yves_300dpi" src="http://georgemag.ch/staging/wp-content/uploads/Eliane+Radigue++Triptych+79924_9b_Paris1971_crdit_Yves_300dpi.jpg" alt="" width="648" height="470" /></a></em></p>
<p><strong>Eliane Radigue, Egérie électronique</strong> (photo: © Yves)<br />
S’il y a bien une figure indépendante mythique de la culture électronique, c’est bien elle. Emancipée et inclassable, Eliane Radigue a fait de la musique électronique son véritable parcours de vie. Compositrice française et pionnière méconnue de la musique électro-acoustique, l’artiste sculpte la matière sonore depuis plus de 50 ans et frôle aujourd’hui, à 84 ans, le statut de légende.<br />
Eliane Radigue a ainsi traversé les époques et les écoles, véhiculant une musique totale et infiniment discrète, qui eut peine, au début, à trouver oreille attentive auprès de l’avant-garde officielle. Indépendante et indomptable, elle persistera pourtant dans sa voie personnelle affirmant des années plus tard : « Il y a une certaine musique que j’avais envie de faire. C’était celle-là et pas une autre. »<br />
Dans les années 50, elle fut proche un temps de Pierre Schaeffer, puis de Pierre Henry, pères de la musique concrète. Véritables mentors, ils n’hésitèrent pourtant pas par la suite à s’émanciper de l’artiste, confondant probablement la nature sensible et lancinante de sa musique avec du simplisme. Quelle erreur de jugement! Eliane Radigue se démarqua ensuite dans les années 70, en concentrant l’essentiel de son travail sur les potentialités sonores offertes par les premiers synthétiseurs, et notamment l’ARP, qui devint et demeure son instrument de prédilection. Cherchant de nouveaux terrains d’expérimentations, elle se convertit au bouddhisme et toute son œuvre ultérieure en sera profondément marquée. Pourtant, loin des clichés hippie et de la musique new-age du moment, Eliane Radigue ne s’est jamais éloignée des sonorités électroniques les plus pures.<br />
Sa musique drone, flot continu d’ondes sonores entremêlées, représente une influence incontournable pour toute une nouvelle génération de compositeurs et de musiciens. L’artiste n’en finit pas d’être réhabilité et redécouverte, notamment via une somptueuse pagaille de rééditions. Artiste intarissable, elle collabore également à l’occasion avec les Lappetites, groupe électronique à géométrie variable et 100% féminin.<br />
A 84 ans, Eliane Radigue peut être considérée sans emphase comme une des compositrices majeures et des plus novatrices du 20ème siècle. Elle est également la plus entière et la plus sensible des aventurières de la musique électronique. Grande prêtresse de la musique électro-acoustique, sa venue fait figure d’événement.</p>
<p><em><strong>Conférence «Vie et œuvre d’Eliane Radigue»<br />
vendredi 6 avril 2012 à 16h</strong>, suivie d’un concert exceptionel d’Eliane Radigue à 17h.<br />
Commun – Bâtiment d’Art Contemporain</em></p>
<p><strong>LA SCÈNE </strong><strong>É</strong><strong>LECTRONIQUE SUISSE FÉMININE</strong><br />
<strong>Sur la centaine d’artistes musique programmés à Electron cette année, seul une dizaine de femmes sont à l’affiche. Un score qui semble bien maigre, mais qui n’a pourtant pas à rougir lorsque l’on défriche les line-ups des manifestations électroniques du même genre, beaucoup moins généreux en empreintes féminines. Au vu de la place que les femmes se sont taillées dans la plupart des genres musicaux rock et pop, on ne peut s’empêcher de s’étonner du manque de représentation des femmes dans la culture électronique et de visibilité dans les différents événements qui lui sont consacrés. Si le nombre de femmes DJ et de productrices de musique électronique s’étoffe chaque année, ces artistes n’occupent que rarement le devant de la scène, mis à part quelques dignes représentantes du genre, comme Ellen Allien, Miss Kittin, Chloé, Mira Calix, etc. Pourtant, le vivier est bien fourni et la scène suisse possède son lot de talents, qui s’exportent sur la scène internationale avec plus ou moins d’exposition. Preuve en 3 artistes, programmées au festival Electron.</strong></p>
<p><strong><a href="http://georgemag.ch/staging/wp-content/uploads/Sonja-Moonear_thierryparel.jpg" rel="lightbox[2949]"><img class="alignnone size-full wp-image-2952" title="Sonja Moonear, Dj et musicienne" src="http://georgemag.ch/staging/wp-content/uploads/Sonja-Moonear_thierryparel.jpg" alt="" width="650" height="430" /></a><br />
SONJA MOONEAR</strong> (photo: © Thierry Parel)<strong><em><br />
Samedi 7 avril au Zoo de l’Usine à 22h</em></strong><em><br />
Karat, Kalk Pets, Lessizmore, Ruta5, Perlon</em><br />
Indépendante et intègre, Sonja Moonear n’a jamais baissé la garde en matière de musique électronique et poursuit une carrière de DJ-productrice internationale, de front avec son emploi comme illustratrice musicale à la Télévision Suisse Romande. Cette double casquette lui permet de garder une parfaite autonomie, à l’heure de choisir les lieux de ses précieuses prestations. C’est cette intégrité qui caractérise le plus le parcours de la musicienne genevoise, en marge d’un goût incorruptible en matière de sélection sonore et d’un style inclassable et polychromé.<br />
Ce parti pris a fait de la DJ genevoise une ambassadrice incontournable de la scène électronique du bout de lac, où elle a d’ailleurs été une figure pionnière en organisant des soirées, avant de passer derrière les platines, notamment en tant que résidente à Weetamix. Depuis, elle cultive sa féminité de DJ avec une intelligence fine, foulant les dancefloors des capitales du monde entier, et multiplie les collaborations, avec Dandy Jack, notamment, sous le pseudo Junction SM, avec lequel elle a lancé son propre label Ruta5.<br />
Son background musical, l’éclectisme de ses goûts et son impressionnante collection de vinyles en font l’une des DJ les plus recherchées et les plus appréciées du circuit techno. Pour Electron, elle endossera également avec talent la casquette de curatrice de soirée, sur la scène du Zoo.<strong> </strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong><a href="http://georgemag.ch/staging/wp-content/uploads/MARIE-AVRILQ06_Credit_Magali-Girardin_300dpi.jpg" rel="lightbox[2949]"><img class="alignnone size-full wp-image-2953" title="MARIE-AVRILQ06_Credit_Magali Girardin_300dpi" src="http://georgemag.ch/staging/wp-content/uploads/MARIE-AVRILQ06_Credit_Magali-Girardin_300dpi.jpg" alt="" width="640" height="427" /></a><br />
MARIEAVRIL</strong> (photo: © Magali Girardin)<br />
<strong><em>Dimanche 8 avril au Zoo de l’Usine à 22h avec Muck</em></strong><br />
<em> Saint-Vitus</em><br />
Marieavril est une figure majeure de la vie nocturne genevoise. Outre sa casquette de DJ, entertaineuse des nuits genevoises avec sa tech-house d’aérobic, elle cumule les étiquettes : organisatrice de soirées la nuit, elle est aussi géographe, parce qu’elle aime les villes et surtout les gens qui y vivent… la nuit. En 2005, elle fonde raisonsociale.ch, un site d’archives dédiées à la théorie de la fête, avant d’être mandatée par la ville, en 2010, pour coordonner une enquête sur la vie nocturne à Genève. Le DJing et la recherche autour de la vie nocturne sont donc complémentaires dans sa pratique et c’est dans la même logique qu’elle coordonne depuis 3 ans l’exposition du festival Electron. Marieavril considère sa musique comme un produit collectif : inspirée par d’autres, inspirant d&#8217;autres. Une mise en perspective du DJing qui lui procure une approche unique des platines.</p>
<p><strong>EMILIE NANA</strong><br />
<strong><em>Dimanche 8 avril au Zoo de l’Usine à 1h avec Dollar Mambo</em></strong><br />
<em> Shark, Compost</em><br />
A la fois DJ, productrice, auteur et instrumentiste, la Genevoise d’adoption a délivré déjà plusieurs tracks, immédiatement repérés par des labels reconnus et des magazines de référence, avant de se consacrer à sa carrière de DJ. Derrière le desk, la compagne de Crowdpleaser possède ce même amour du son et ce don du métissage, qui l’ont établie parmi les talents les plus prometteurs de la scène genevoise. Acquise dès son plus jeune âge aux sons des premiers mixes de Larry Levans ou des précieuses galettes funk de son papa, Emilie possède déjà un sérieux background musical, une sensibilité rare derrières les platines et une dextérité du live, qui ont définitivement contribué à asseoir la crédibilité de la jeune musicienne sur les dancefloors européens. Affaire à suivre!</p>
<blockquote><p>Les femmes à Electron, c’est aussi: Christine Groult, Violaine, Donatella Bernardi, Gertrude Tunning, Letizia Mazzeo, Candide Hofer, Scratch Massive, LuLúxpo, etc…</p></blockquote>
<p>Retrouvez le line-up complet du festival sur: <a href="http://www.electronfestival.ch" target="_blank">www.electronfestival.ch</a></p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://georgemag.ch/electron-a-l%e2%80%99heure-des-femmes/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>concours d&#8217;illustration</title>
		<link>http://georgemag.ch/concours-dillustration/</link>
		<comments>http://georgemag.ch/concours-dillustration/#comments</comments>
		<pubDate>Wed, 07 Mar 2012 12:44:04 +0000</pubDate>
		<dc:creator>George</dc:creator>
				<category><![CDATA[Featured Article]]></category>
		<category><![CDATA[Featured Image]]></category>
		<category><![CDATA[sur le vif]]></category>
		<category><![CDATA[illustration]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://georgemag.ch/?p=2915</guid>
		<description><![CDATA[Quatre artistes ont été approchées dans le cadre du concours d'illustration pour le poster central du prochain numéro de George. Toutes ont répondu positivement et se sont activement plongées dans ce défi.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Quatre artistes ont été approchées dans le cadre du concours d&#8217;illustration pour le poster central du prochain numéro de <em>George</em>. Toutes ont répondu positivement et se sont activement plongées dans ce défi.</strong></p>
<blockquote><p>Vous pourrez découvrir la lauréate du concours et son œuvre dans <em>George</em> #6, sortie le 16 avril 2012</p>
<p>Dans l&#8217;immédiat et ci-dessous, immergez-vous dans les univers de Nicole Murmann, Emanuelle Kläfiger et Maëlle Cornut.</p></blockquote>
<p><em>Technique libre. Mots clés: dépassement de bornes au féminin, explosive diversité de femmes, décalage, humour, déconstruction des clichés et stéréotypes féminins.<br />
</em><a href="http://www.misska.ch/" target="_blank"><br />
</a>––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––<br />
<strong><em>ga(elle)</em> © Nicole Murmann / <a href="http://www.nicolemurmann.ch" target="_blank">www.nicolemurmann.ch</a></strong><a href="http://www.misska.ch/" target="_blank"><br />
</a>––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––</p>
<p><img class="alignnone size-full wp-image-2921" title="ga(elle)" src="http://georgemag.ch/staging/wp-content/uploads/NM_2.jpg" alt="" width="615" height="940" /></p>
<p><img class="alignnone size-full wp-image-2920" title="ga(elle)" src="http://georgemag.ch/staging/wp-content/uploads/NM_1.jpg" alt="" width="615" height="940" /><a href="http://www.misska.ch" target="_blank"><br />
</a><a href="http://www.misska.ch/" target="_blank"> </a><br />
––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––<a href="http://www.misska.ch/" target="_blank"><br />
</a><strong><em>Démembrée</em> et <em>Dévore </em>© Emanuelle Kläfiger /</strong><a href="http://www.misska.ch/" target="_blank"><strong> </strong></a><strong><a href="http://www.misska.ch/" target="_blank">www.misska.ch<br />
</a></strong><a href="http://www.misska.ch/" target="_blank"> </a><a href="http://www.misska.ch/" target="_blank"> </a>––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––<a href="http://www.misska.ch/" target="_blank"><br />
</a><a href="http://www.misska.ch" target="_blank"><br />
</a><a href="http://georgemag.ch/staging/wp-content/uploads/EK_1.jpg" rel="lightbox[2915]"><img class="size-full wp-image-2916 alignnone" title="Démembrée" src="http://georgemag.ch/staging/wp-content/uploads/EK_1.jpg" alt="" width="615" height="434" /></a></p>
<p><a href="http://georgemag.ch/staging/wp-content/uploads/EK_2.jpg" rel="lightbox[2915]"><img class="alignnone size-full wp-image-2917" title="Dévore" src="http://georgemag.ch/staging/wp-content/uploads/EK_2.jpg" alt="" width="615" height="434" /></a></p>
<p>––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––<a href="http://www.misska.ch/" target="_blank"><br />
</a><strong><em> cyborg</em> et </strong><strong><em>désagrégation//dissolution </em></strong><strong>© maëlle cornut</strong><strong><em> </em></strong><strong><a href="http://www.misska.ch/" target="_blank"><br />
</a></strong><a href="http://www.misska.ch/" target="_blank"> </a><a href="http://www.misska.ch/" target="_blank"> </a>––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––</p>
<p><img class="size-full wp-image-2918 alignnone" title="ciborg" src="http://georgemag.ch/staging/wp-content/uploads/MC_1.jpg" alt="" width="615" height="850" /><strong><em> </em></strong></p>
<p><a href="http://georgemag.ch/staging/wp-content/uploads/MC_2.jpg" rel="lightbox[2915]"><img class="alignnone size-full wp-image-2919" title="désagrégation/dissolution" src="http://georgemag.ch/staging/wp-content/uploads/MC_2.jpg" alt="" width="615" height="433" /></a></p>
<p><a href="http://georgemag.ch/staging/wp-content/uploads/EK_2.jpg" rel="lightbox[2915]"> </a></p>
<p><a href="http://georgemag.ch/staging/wp-content/uploads/EK_2.jpg" rel="lightbox[2915]"></a></p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://georgemag.ch/concours-dillustration/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>festival BLACK MOVIE</title>
		<link>http://georgemag.ch/festival-black-movie/</link>
		<comments>http://georgemag.ch/festival-black-movie/#comments</comments>
		<pubDate>Thu, 16 Feb 2012 17:01:44 +0000</pubDate>
		<dc:creator>George</dc:creator>
				<category><![CDATA[Featured Article]]></category>
		<category><![CDATA[Featured Image]]></category>
		<category><![CDATA[sur le vif]]></category>
		<category><![CDATA[cinéma]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://georgemag.ch/?p=2887</guid>
		<description><![CDATA[Contemplatif, gore, déjanté ou ésotérique, Black Movie nous offre du 17 au 26 février un trip cinéma tous genres confondus dans d’autres cultures. La sélection 2012 est très éclectique, avec des repêchages de qualité (THE HOLE, AFTER LIFE) et des premières pour cinéphiles comme FAUST d’Alexandr Sokourov.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Contemplatif, gore, déjanté ou ésotérique, Black Movie nous offre du 17 au 26 février un trip cinéma tous genres confondus dans d’autres cultures. La sélection 2012 est très éclectique, avec des repêchages de qualité (THE HOLE, AFTER LIFE) et des premières pour cinéphiles comme FAUST d’Alexandr Sokourov. En dehors des films asiatiques qui tiennent toujours le haut de l’affiche, le festival présente pour la première fois une série d’inédits en provenance de la Grèce. </strong></p>
<p><strong>Dans la cinquantaine d’œuvres au menu, un petit dix pourcent est le travail de cinéastes femmes. Une poignée de films de styles différents et d’excellente facture à ne pas rater, où la solitude et le recours à l’imaginaire, presque tous conjugués au féminin, figurent au premier plan. </strong></p>
<p><strong><br />
<a href="http://georgemag.ch/staging/wp-content/uploads/Attenberg.jpg" rel="lightbox[2887]"><img class="alignnone size-full wp-image-2889" title="written &amp; directed by Athina Rachel Tsangari" src="http://georgemag.ch/staging/wp-content/uploads/Attenberg.jpg" alt="" width="648" height="432" /></a><br />
</strong><em>Attenberg de Athina Rachel Tsangari, Grèce 2010</em><br />
<strong><br />
ATTENBERG</strong><em><br />
D’Athina Rachel Tsangari, Grèce</em><br />
Marina, 23 ans, n’a jamais eu de relation amoureuse. Alors que son père entame le long parcours des traitements contre le cancer, elle s’éveille à la sexualité.<br />
La scène d’ouverture va rester dans les annales du cinéma: deux filles se roulent un patin, ou plutôt, la plus âgée essaie d’apprendre à l’autre comment embrasser avec la langue. Ça se termine par un échange de crachats, avant que la paire ne se mette à faire les chats sur le gazon. Tout au long du film, les protagonistes imitent les animaux des documentaires de Sir Richard Attenborough – prononcé à la grecque, cela donne « Attenberg ». Une fiction animalière qui s’attache à observer un groupuscule humain, ses comportements et ses interactions: Marina et sa meilleure amie Bella, s’amusant à inventer des « silly walks » à la Monty Python ou crachant par la fenêtre ; Marina et son père, couple inséparable dont les échanges philosophiques vont passer aux discussions sur le sexe. Un film magnifique et tendre, qui infuse un absurde burlesque au quotidien de la Grèce actuelle. Notre coup de cœur de la sélection.<br />
&#8212;</p>
<p><strong><a href="http://georgemag.ch/staging/wp-content/uploads/Crulic.jpg" rel="lightbox[2887]"><img class="alignnone size-full wp-image-2890" title="Crulic" src="http://georgemag.ch/staging/wp-content/uploads/Crulic.jpg" alt="" width="648" height="365" /></a><br />
</strong><em>Crulic de Anca Damian, 2011, Roumanie</em><br />
<strong><br />
CRULIC</strong><em><br />
D’Anca Damian, Roumanie/Pologne</em><br />
La Roumaine Anca Damian a réalisé un bijou d’animation, intense et prenant, mélangeant allégrement dessin, peinture, collages, photo et prises de vues réelles. Un parti pris pour raconter une histoire basée sur des événements réels dramatisés par la fiction. La vie de Claudiu Crulic défile sous nos yeux, racontée de l’au-delà par son protagoniste. Emprisonné à tort pour la 2e fois, il entame une grève de la faim pour lutter contre l’injustice – et ironiquement, met sa vie en danger pour préserver sa santé mentale. Un peu VALSE AVEC BACHIR mâtiné de Marjane Satrapi, CRULIC a la puissance du film de Steve McQueen, HUNGER, dont il partage la thématique.<br />
&#8212;</p>
<p><strong><a href="http://georgemag.ch/staging/wp-content/uploads/AguaFria.jpg" rel="lightbox[2887]"><img class="alignnone size-full wp-image-2888" title="AguaFria" src="http://georgemag.ch/staging/wp-content/uploads/AguaFria.jpg" alt="" width="648" height="276" /></a><br />
</strong><em>Agua Fria de Paz Fabrega, Costa Rica 2009</em><br />
<strong><br />
AGUA FRIA</strong><em><br />
De Paz Fabrega, Costa Rica</em><br />
Vacances au Costa Rica. La cadette et unique fille d’une fratrie de quatre multiplie les bêtises et fugue. Son chemin croise celui d’une jeune diabétique dont le fiancé cherche à vendre un terrain familial. Ici pas de grands drames, mais l’art délicat d’instiller un sentiment à l’écran. Paz Fabrega transmet ces moments de l’existence où l’on se sent complètement seule au monde, incomprise, déconnectée de ses proches, que l’on soit une petite fille ou une femme adulte. La réalisatrice manie la caméra avec brio. Des plans subjectifs travaillés, des dialogues en apparence anodins très éloquents, font état de la déconnexion plus ou moins subtile qui peut exister entre homme et femme, mère et fille, locaux et Américains. Des acteurs hors pair finissent de porter ce premier film plein de maîtrise d’une réalisatrice à suivre.<br />
&#8212;</p>
<p><strong><a href="http://georgemag.ch/staging/wp-content/uploads/LasMalasIntenciones.jpg" rel="lightbox[2887]"><img class="alignnone size-full wp-image-2891" title="LasMalasIntenciones" src="http://georgemag.ch/staging/wp-content/uploads/LasMalasIntenciones.jpg" alt="" width="648" height="365" /></a><br />
</strong><em>Las Malas Intenciones de Rosario Garcia Montero, Perou/Argentine, 2011</em><br />
<strong><br />
LAS MALAS INTENTIONES</strong><em><br />
De Rosario Garcia-Montero, Pérou/Argentine</em><br />
Pérou, 1982. Cayetana, 8 ans, vit seule dans une grande maison, entourée de bonnes et d’un chauffeur. On suit les méandres imaginaires de cette curieuse fillette, qui s’enferme dans un univers macabre peuplé des héros nationaux morts à la guerre. Pour essayer d’avoir une emprise sur sa vie, elle propose à tout bout de champ (à Dieu ? à la vie ?) des marchandages qui ne fonctionnent jamais : « Si je compte jusqu’à dix, mon père va arriver » ; « Si je monte en haut de la montagne, Jimena va guérir ».<br />
Lorsque sa mère revient enfin à la maison, c’est pour lui annoncer l’arrivée imminente d’un petit frère. Cayetana se prépare alors au combat final contre cet usurpateur. Jusqu’à ce qu’une de ses transactions fictives finisse par se réaliser…<br />
&#8212;</p>
<p><strong><a href="http://georgemag.ch/staging/wp-content/uploads/SurlaPlanche.jpg" rel="lightbox[2887]"><img class="alignnone size-full wp-image-2892" title="SurlaPlanche" src="http://georgemag.ch/staging/wp-content/uploads/SurlaPlanche.jpg" alt="" width="648" height="365" /></a><br />
</strong><em>Sur la Planche, de Leïla Kilani, 2011, Maroc</em><strong> </strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong>SUR LA PLANCHE</strong><em><br />
De Leila Kilani, Maroc</em><br />
Portrait d’une jeune Marocaine en mode de survie, blindée dans sa carapace en béton, à qui l’on s’attache au fil de ses esbroufes, coups fourrés et autres larcins.<br />
Un film nerveux comme son héroïne toujours en mouvement, toujours aux aguets, maniant incessamment la parole comme une arme ou un mantra. Se battre, bluffer, ne jamais arrêter de bouger sinon on tombe. Leila Kilani filme Badia comme une boxeuse sur un ring. Au corps à corps, jusqu’à même sa peau que Badia récure sans arrêt des scories de sa vie, ou de loin dans les moments d’attente avant le combat.</p>
<p>–––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––<br />
A signaler encore le portrait poignant d’une mère courage du réalisateur Oliver Hermanus, SHIRLEY ADAMS<br />
_________________________________________________________________________________________</p>
<p><a href="http://blackmovie.ch/" target="_blank">blackmovie.ch</a></p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://georgemag.ch/festival-black-movie/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>LA CUISINE DE MESSALINE</title>
		<link>http://georgemag.ch/la-cuisine-de-messaline/</link>
		<comments>http://georgemag.ch/la-cuisine-de-messaline/#comments</comments>
		<pubDate>Sun, 29 Jan 2012 15:23:10 +0000</pubDate>
		<dc:creator>George</dc:creator>
				<category><![CDATA[Featured Article]]></category>
		<category><![CDATA[Featured Image]]></category>
		<category><![CDATA[le terrain de jeu de messaline]]></category>
		<category><![CDATA[humour]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://georgemag.ch/?p=2872</guid>
		<description><![CDATA[Nous avons des besoins physiques essentiels qui, par le génie de la race humaine, sont devenus passions autant qu’art de vivre. La cuisine est donc mon sujet, une science à part entière dont je me fais une joie de vous présenter les principes fondamentaux.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Mes chers amis, permettez-moi cette semaine de m’éloigner des joies de l’esprit pour aborder celles du  corps. Nous avons des besoins physiques essentiels qui, par le génie de la race humaine, sont devenus passions autant qu’art de vivre. La cuisine est donc mon sujet, une science à part entière dont je me fais une joie de vous présenter les principes fondamentaux.</strong></p>
<p><strong><a href="http://georgemag.ch/staging/wp-content/uploads/George4_messaline_2.jpg" rel="lightbox[2872]"><img class="alignnone size-full wp-image-2873" title="George4_messaline_2" src="http://georgemag.ch/staging/wp-content/uploads/George4_messaline_2.jpg" alt="" width="600" height="806" /></a></strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong>POUR ÊTRE PRATIQUE</strong><br />
–––––––––––––––––––––</p>
<p>Les gens n’ont que le mot plaisir à la bouche, comme si c’était un art inné, et accessible à tous. Que nenni ! Il ne suffit pas de réaliser une recette par-ci par-là avec n’importe qui pour en tirer du plaisir. Non. Il faut démarrer en douceur, ne pas faire l’impasse sur les préliminaires. Mieux vaut s’y prendre à deux fois plutôt qu’aller trop vite en besogne. Certaines bases sont plus sûres et satisfaisantes que des prouesses soldées d’un échec. Et n’oubliez pas que les jus et sauces sont la base de la bonne cuisine. Si une petite gâterie est un vrai plaisir, la régularité d’un repas complet et la variété des menus sont les conditions essentielles pour un moment de partage et de plaisir. Car une bonne chair bien accommodée vaut mieux que plusieurs mets mal apprêtés. Offrez de grands vins ou de bons champagnes, ces boissons n’ont pas leur pareil pour mettre vos invités en condition et délier les langues. Une fois initié·e à ces premiers éléments, la réussite n’est plus qu’une question de pratique(s).<strong> </strong><strong> </strong></p>
<p><strong><br />
POUR ÊTRE MODERNE</strong><br />
–––––––––––––––––––––<br />
<strong> Les accessoires</strong><br />
La pénurie d’ustensiles est condamnée par toutes les personnes qui en comprennent le besoin. Convaincu de ces idées, tout jeune ménage qui s’installe ne doit pas regarder à quelques sacrifices pécuniaires pour monter sa cuisine avec un choix d’accessoires à la hauteur de ses envies. Il est important d’évaluer la taille et le diamètre susceptibles de combler les besoins de madame. Quant à monsieur, il se fera une joie de les essayer lors de ses jours de congés. Au diable les hommes qui restent les pieds sous la table.</p>
<p><strong>Le vocabulaire</strong><br />
Barder: Mettre sur la poitrine de gibier à plumes, avant de rôtir, une tranche de lard.<br />
Brider (trousser): Faire passer au travers du corps de la volaille, la ficelle qui reliera et empêchera les cuisses de s’écarter.<br />
Clouter: Introduire dans la viande des morceaux de jambon ou de truffe à l’aide d’une longue tige.<br />
Dresser: Disposer sur un plat les mets que l’on veut servir.<br />
Ebarber: Couper à l’aide d’un ciseau l’extrémité de la queue d’un poisson.<br />
Frémir: Le terme indique la petite agitation à la surface de l’eau sur le point de bouillir.<br />
Mouiller: Ajouter du jus durant la cuisson.<br />
Revenir: Faire raidir les viandes.<br />
Sauter: Faire revenir à feu vif la volaille en imprimant un mouvement de va-et-vient.</p>
<p><strong><a href="http://georgemag.ch/staging/wp-content/uploads/George4_messaline_1.jpg" rel="lightbox[2872]"><img class="alignnone size-full wp-image-2877" title="George4_messaline_1" src="http://georgemag.ch/staging/wp-content/uploads/George4_messaline_1.jpg" alt="" width="600" height="806" /></a></strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong>POUR ÊTRE ORDONNÉE</strong><br />
–––––––––––––––––––––<br />
<strong> Dresser la viande</strong><br />
Voici quelques exemples afin de préparer et dresser une viande et réjouir vos convives.</p>
<p>La dinde : La dinde se place sans jus. Tourner la poitrine de la dinde vers soi.<br />
L’oie : L’oie se découpe comme le canard. Quand l’oie est jeune, on peut sans craindre distribuer les cuisses aux convives ; mais quand l’oie est avancée en âge il est plus prudent de ne découper que les filets.</p>
<p>Vous avez à présent toutes les clés pour un moment de partage réussi, que vous ayez passé la journée à le préparer, ou que ce soit improvisé sur le coin d’une table, vous saurez faire le plaisir de votre convive, et le vôtre. Ne faites pas l’épargne d’une belle table, tout ne se passe pas uniquement dans la bouche et dans le ventre. Il faut savoir flatter la vue, embellir et sublimer. Vous aurez veillé à un cadre impeccable et immaculé. La cuisine est un art à partager, un don de soi et l’incarnation de votre amour de l’autre. Un plaisir tel que celui-là restera longtemps dans votre mémoire. Pour preuve, quel plaisir, un lendemain de fête, que celui retrouver la nappe blanche maculée des taches de la veille ! Ce sont là des souvenirs bien agréables qu’une bonne ménagère ne doit pas s’épargner.</p>
<p><strong><br />
POUR ÊTRE ÉCONOME</strong><br />
–––––––––––––––––––––<br />
Pour une femme qui sait comprendre son rôle de maîtresse de maison, c’est la chose la plus passionnante</p>
<p><strong>Au marché</strong><br />
Bien faire le marché est une des règles essentielles pour obtenir de la qualité. Trouver une bonne viande fraîche n’est pas aisé. Acheter à bon marché, voilà ce que chacun recherche, cependant je conseille de bien se pénétrer du dicton que « le bon marché est presque toujours le plus cher ». Au final, ce qui est obtenu facilement décevra, ou demandera des efforts supplémentaires. La qualité l’emporte toujours sur la quantité. Quel regret que de rentrer de son marché avec la plus jolie caille si au final elle déçoit par la mollesse de sa chair et un parfum éventé. Si vous appréciez un fournisseur, n’en changez pas, il saura vous offrir les poules les plus juteuses. Rien de tel qu’une bonne viande au menu, inutile alors de l’assaisonner ou de l’accompagner, sa saveur fait son délice.</p>
<p>Cependant, il ne faut pas faire preuve d’une confiance aveugle : Quand on a envie d’une motte de beurre, il ne faut pas se gêner d’y goûter. Il faut enfoncer le couteau jusqu’en son milieu et le flairer à sa sortie. Vous vous assurerez facilement de sa fraîcheur. Ce sont là des gestes bien naturels. Toutes les crèmes ne sont pas aussi douces au palais que celle  à laquelle vous êtes habitué·e, n’hésitez pas à dire « monsieur, votre crème n’est pas à mon goût », et changer de crémerie.</p>
<p><a href="http://georgemag.ch/staging/wp-content/uploads/George4_messaline_3.jpg" rel="lightbox[2872]"><img class="alignnone size-full wp-image-2874" title="George4_messaline_3" src="http://georgemag.ch/staging/wp-content/uploads/George4_messaline_3.jpg" alt="" width="640" height="241" /></a></p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://georgemag.ch/la-cuisine-de-messaline/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>actu et infos</title>
		<link>http://georgemag.ch/news-2/</link>
		<comments>http://georgemag.ch/news-2/#comments</comments>
		<pubDate>Sat, 14 Jan 2012 13:18:45 +0000</pubDate>
		<dc:creator>George</dc:creator>
				<category><![CDATA[sur le vif]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://georgemag.ch/?p=2828</guid>
		<description><![CDATA[édition actuelle: &#62; lire l&#8217;édito Pour s&#8217;abonner: &#62; envoyez-nous un email! envoyer vos idées de défis à Laure et Josiane! &#62; en savoir plus]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div class="alignleft width_1-6">
<address>édition actuelle:</address>
<address> <a href="http://georgemag.ch/george-6-is-out/" target="_blank">&gt; lire l&#8217;édito</a></p>
</address>
<address> </address>
<p><img class="alignnone size-full wp-image-2964" title="Home_right_news_pic_cover6" src="http://georgemag.ch/staging/wp-content/uploads/Home_right_news_pic_cover6.jpg" alt="" width="176" height="215" /></p>
</div>
<div class="alignleft width_1-6">
<address>Pour s&#8217;abonner:</address>
<address> <a href="&#109;&#97;&#105;&#108;&#116;&#111;&#58;&#97;&#98;&#111;&#64;&#103;&#101;&#111;&#114;&#103;&#101;&#109;&#97;&#103;&#46;&#99;&#104;" target="_blank">&gt; envoyez-nous un email!</a></p>
<p><a title="S'ABONNER" href="&#109;&#97;&#105;&#108;&#116;&#111;&#58;&#97;&#98;&#111;&#64;&#103;&#101;&#111;&#114;&#103;&#101;&#109;&#97;&#103;&#46;&#99;&#104;"></a><a title="S'ABONNER" href="&#109;&#97;&#105;&#108;&#116;&#111;&#58;&#97;&#98;&#111;&#64;&#103;&#101;&#111;&#114;&#103;&#101;&#109;&#97;&#103;&#46;&#99;&#104;"></a><a title="S'ABONNER" href="&#109;&#97;&#105;&#108;&#116;&#111;&#58;&#97;&#98;&#111;&#64;&#103;&#101;&#111;&#114;&#103;&#101;&#109;&#97;&#103;&#46;&#99;&#104;"></a><a title="S'ABONNER" href="&#109;&#97;&#105;&#108;&#116;&#111;&#58;&#97;&#98;&#111;&#64;&#103;&#101;&#111;&#114;&#103;&#101;&#109;&#97;&#103;&#46;&#99;&#104;"><img class="size-full wp-image-2826 alignnone" title="Home_right_news_pic_abo" src="http://georgemag.ch/staging/wp-content/uploads/Home_right_news_pic_abo.jpg" alt="" width="176" height="215" /></a></p>
</address>
</div>
<div class="alignleft width_1-6">
<address>envoyer vos idées de défis</address>
<address> à Laure et Josiane!<br />
<a href="../../6000-bornes/" target="_blank">&gt; en savoir plus</a></p>
<p><a href="http://georgemag.ch/6000-bornes/" target="_blank"><img class="size-full wp-image-2825 alignnone" title="Home_right_news_pic_6000b" src="http://georgemag.ch/staging/wp-content/uploads/Home_right_news_pic_6000b.jpg" alt="" width="176" height="215" /> </a></p>
</address>
</div>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://georgemag.ch/news-2/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>MISS BEHAVING</title>
		<link>http://georgemag.ch/miss-behaving/</link>
		<comments>http://georgemag.ch/miss-behaving/#comments</comments>
		<pubDate>Sat, 14 Jan 2012 12:18:43 +0000</pubDate>
		<dc:creator>George</dc:creator>
				<category><![CDATA[Featured Article]]></category>
		<category><![CDATA[Featured Image]]></category>
		<category><![CDATA[icône]]></category>
		<category><![CDATA[portrait]]></category>
		<category><![CDATA[sport]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://georgemag.ch/?p=2817</guid>
		<description><![CDATA[Depuis 2009, deux fois par semaine, elles sont quinze Walkyries casquées à lacer leurs quads, à enfiler minishorts, genouillères et coudières avant d’entrer sur le track du Puls 5 à Zurich pour en découdre.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong><a href="http://georgemag.ch/staging/wp-content/uploads/George4_icone.jpg" rel="lightbox[2817]"><img class="alignnone size-full wp-image-2820" title="George4_icone" src="http://georgemag.ch/staging/wp-content/uploads/George4_icone.jpg" alt="" width="600" height="903" /></a><br />
Depuis 2009, deux fois par semaine, elles sont quinze Walkyries casquées à lacer leurs quads, à enfiler minishorts, genouillères et coudières avant d’entrer sur le track du Puls 5 à Zurich pour en découdre. «Avec les fresh meat &#8211; entendez les tendrons de moins de 18 ans, &#8211; nous sommes presque 25», rectifie notre icône Miss Behaving, frange charbon sévère et tatouages multiples.</strong></p>
<p>Miss Behaving, 26 ans, est l’une des fondatrices du premier – et seul – club suisse de Roller Derby, spécialité américaine évidemment ostentatoire, importée il y a quelques années sur le vieux continent. Un sport de contact, intense et exclusivement féminin. C’est en lisant un article sur ce sport dans un magazine de tatouage que notre icône s’est allumée : « ça c’est puissant, ça c’est tough, ça c’est pour moi ! » Elle avait quelques antécédents. Née d’une mère suisse et d’un père anglais, Miss Behaving a vécu les huit premières années de sa vie du côté de Bristol. Une petite dernière pas trop malheureuse, malgré quatre grands frères. « J’ai pas beaucoup joué à la Barbie », reconnaît-elle. Elle préférait filer au stade avec son père pour commenter les croisades de l’équipe de rugby de Bath, ou lorgner sur les pochettes des disques d’Iron Maiden et de Metallica de ses frères. Quand la famille est venue s’installer à Thoune, elle s’est très logiquement inscrite dans un club de rugby féminin, puis s’est mise à tripoter les platines. Djette Miss Behaving se revendique des cultures psychobilly, rockabilly et punk-rock &#8211; tiercé dans l’ordre.  Il est parfois possible de l’entendre mixer au Café Mokka ou au club The Rock, à Thoune, quand elle n’est pas en nage dans un mosh pit (ou pogo, ndlr) ou derrière une pinte dans un pub de Bristol ou de Cambridge. « J’aime bien retourner en Angleterre. Pour le rock, le rugby, ma famille. Mes neveux, là-bas, trouvent que je suis la tante trooop coool avec mes tatouages », sourit-elle.</p>
<p>Miss Behaving, à la ville, est Ann Janes. Elle a suivi avec application l’Ecole supérieure de commerce de Neuchâtel, où elle a parfait son français. Elle rejoint tous les matins à Berne son bureau de coordination des normes de certification et des systèmes de management. Avec plaisir, souvent. Elle aime l’équitation, mais aussi les chiens et les chats. Elle fait un peu de fitness et n’oublie jamais son petit parapluie rouge quand le temps se couvre ou qu’elle a rendez-vous avec un inconnu au milieu de la foule des pendulaires de la gare de Berne.</p>
<p>Ann Janes et Miss Behaving ne mènent-elles pas deux vies contradictoires? « Non. Le Roller Derby te donne la chance de t’exprimer, de t’affirmer, d’extérioriser des émotions qu’il est difficile d’exhiber au quotidien », explique-t-elle. « J’aime ça, on aime toutes ça, un sport qui reflète la personnalité et le caractère de chacune, tout en s’en jouant. Un sport qui est rassembleur et qui abat les barrières sociales et culturelles », ajoute notre miss, radieuse. « Chez les Zurich City Rollergirlz, il y a des filles affirmées, des timides, certaines ont 40 ans, d’autres 18. Il y a une avocate, des mères de famille, des goths, des sportives, des grosses, des profs, des grandes gueules, des étudiantes… », égrène Ann.</p>
<p>Toutes sont des guerrières sur la piste, affirme-t-elle. Oui, mais en petit top et montées sur roulettes, ça fait pas un peu diner  (restaurant américain, ndlr) et lolita? « Il s’agit d’un vrai sport, épuisant, qui te fait perdre des kilos et fumer moins », coupe notre miss. D’accord… mais alors, les bas résille, le maquillage, les jupettes…? Elle soupire, indulgente : « L’habillement est souvent volontairement sexy, mais mélange différentes imageries, de la pin-up au film d’horreur. Il permet à chacune de nous, quelle que soit sa morphologie, ses complexes, d’exprimer librement sa féminité, d’être en accord avec son corps. Nous voulons être des femmes fortes et indépendantes. Et nous le montrons ! »</p>
<p>Et nous, nous rangeons fissa notre petit paquet d’idées reçues.</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://georgemag.ch/miss-behaving/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>14</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>retraite en béatitude</title>
		<link>http://georgemag.ch/retraite-en-beatitude/</link>
		<comments>http://georgemag.ch/retraite-en-beatitude/#comments</comments>
		<pubDate>Sat, 14 Jan 2012 10:18:14 +0000</pubDate>
		<dc:creator>George</dc:creator>
				<category><![CDATA[6000 bornes]]></category>
		<category><![CDATA[Featured Article]]></category>
		<category><![CDATA[Featured Image]]></category>
		<category><![CDATA[performance]]></category>
		<category><![CDATA[société]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://georgemag.ch/?p=2774</guid>
		<description><![CDATA[à Montréal, il y a Josiane. à Porrentruy, il y a Laure. Dans chaque numéro de George, elles mènent en parallèle une expérience insolite proposée par vous, nos lectrices et lecteurs.
Expérience proposée: Partir en retraite dans un monastère]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>à Montréal, il y a Josiane. à Porrentruy, il y a Laure. Dans chaque numéro de <em>George</em>, elles mènent en parallèle une expérience insolite proposée par vous, nos lectrices et lecteurs.</strong></p>
<blockquote><p><strong>expérience proposée:</strong><br />
Partir en retraite dans un monastère<br />
Alexe, Montréal</p></blockquote>
<p><a href="http://georgemag.ch/staging/wp-content/uploads/George4_6000.jpg" rel="lightbox[2774]"><img class="alignnone size-full wp-image-2777" title="&lt;KENOX S760  / Samsung S760&gt;" src="http://georgemag.ch/staging/wp-content/uploads/George4_6000.jpg" alt="" width="600" height="450" /></a></p>
<p>–––––––––––––––––––<br />
LAURE, PORRENTRUY<br />
–––––––––––––––––––</p>
<p>Les sœurs cloîtrées m’accueillent en hôtesses invisibles. Durant la trentaine d’heures que je passe au Carmel, je ne les entrevois que furtivement, dans l’église où elles occupent une travée excentrée, grillagée et à l’abri des regards. On entend s’élever ces voix de femmes dont je ne saurais dire si elles sont nombreuses, jeunes, et réellement incarnées. Comme Brassens qui imaginait une vie fourmillante sous les voiles et cornettes, je me trouve face à un mystère qui m’intrigue tout autant qu’il m’irrite : qui sont ces femmes qui choisis­sent la réclusion ? Elles savent que je suis là, préparent en coulisses les repas qui me sont transmis par un passe-plat borgne et me laissent frustrée d’une rencontre.</p>
<p>Par un hasard improbable, je partage les repas en tête-à-tête avec un jeune prêtre letton qui termine sa thèse à Fribourg et fait escale ici quelques jours. Chacun part de son fief, lui de la théologie, moi du théâtre, et les mots se glissent entre les deux ( j’ai de la peine avec cette phrase ). On parle philosophie, architecture, scénographie, souvenirs de l’époque soviétique où les gens des kolkhozes venaient par cars entiers voir gratuitement des spectacles à Riga.</p>
<p>J’ai laissé à la maison tout facteur de distraction. Pas de téléphone, ni de bouquin, ni même de montre. Tant qu’à vivre hors du monde, vivons hors du temps. Très vite, je m’en mords les doigts. La journée au monastère est réglée à la minute. Repas à heures fixes, prières, offices. Je tente de régler mon horloge naturelle, de regarder le soleil et de me fier aux cloches pour endiguer le soupçon d’angoisse qui me taquine. Angoisse du rien. De l’attente que quelque chose survienne alors qu’ici ça n’arrivera pas. Le temps s’égrène en termes de ce que je loupe au dehors. Je me sens en punition, coincée avec une Bible dans un espace trop petit pour nous deux. Et si je prenais le maquis ? Pour <em>George</em>, je reste. Pour moi aussi, qui ai quelques comptes à régler avec la contrainte.</p>
<p>Je dors beaucoup ; j’essaie de penser, mais toute ébauche de réflexion se heurte aux murs de la chambre. Ma tête est verrouillée. Quand je n’en peux plus de contempler le mètre carré de vitre donnant sur la forêt, j’ouvre mon agenda. Loin de me flanquer le tournis, cet entrelacs de choses à faire, de gens à voir et de détails insignifiants vissés à des dates me remplit de bonheur.</p>
<p>A midi, le prêtre veut savoir comment j’ai trouvé sa prestation à la messe du matin, d’un point de vue théâtral. Je lui conseille de regarder vraiment les gens dans les yeux en levant la tête vers l’assemblée. A moins que cela aussi ne fasse partie de ce à quoi on tente ici d’échapper et qu’il nommait à l’autel « la séduction du monde »…</p>
<p>–––––––––––––––––––<br />
JOSIANE, MONTRÉAL<br />
–––––––––––––––––––<br />
Raconter le silence me semble de loin plus ardu que de le vivre le temps d’un séjour chez les moniales bénédictines. Curieuse sans être emballée, je me dis que l’expérience qui viendra couronner cette première année de georgeries sera assurément plus reposante que les précédentes.</p>
<p>Je franchis le seuil juste à temps pour l’office de sexte, confiante en ma capacité à demeurer coite sans en souffrir un seul instant. Des chants indistincts, frêles et usés, m’attirent vite à la chapelle où, depuis le jubé, je tente d’entrevoir les moniales derrière la clôture qui les sépare du monde pour les en libérer. J’aurai vite fait de constater que ce silence auquel je suis venue me mesurer se terre de leur côté des grilles. De ce côté-ci, ma voisine de réfectoire croque ses carottes à tue-tête en s’enquérant de mes préférences musicales pendant que la sœur externe me traque du regard, ravie de voir en moi une nouvelle interlocutrice.</p>
<p>Après le premier repas, je commence à prendre la mesure du temps. Il s’écoule à gros grains lourds et je déploie mon ingéniosité pour donner un sens aux minutes qui passent. Moi qui suis imperméable au sacré, je me lance activement dans la vie contemplative. Et le calcul. La liturgie des heures devient ma colonne vertébrale et je commence à dénombrer les minutes restantes, les couverts sur la table, les sœurs visibles depuis le jubé, les mots que j’ai dû prononcer.</p>
<p>L’office de none arrive, puis les vêpres. Lorsque la sœur externe me propose de m’aider à suivre la cérémonie, j’applaudis à l’idée de cette nouvelle activité et, assise entre elle et le vicaire, j’essaie de comprendre le déroulement de l’office, dont la logique me semble de loin plus absconse que le latin. Il faut tourner les pages de façon imprévisible, se lever, s’asseoir, ployer le dos… Viennent les complies et les vigiles. À l’usure, je détecte les signaux annonciateurs de la fin : kyrie eleison (1)  (pas vraiment transparent…) et mouvements des voiles derrière le grillage.</p>
<p>En somme, j’assiste à 9 offices religieux, en rate 2, dors 11 heures, mange 4 repas, parle à 5 personnes (mais ne prononce en tout que 6 phrases), regarde l’horaire de train au moins 10 fois, devance mon départ de 139 minutes, prends 16 photos, lis 2 livres de la Bible et vois mon esprit assailli toutes les 3 minutes par 1 seule pensée ramenée du dehors. Il reste qu’une fibre me fait défaut. « Dieu et Dieu font quatre (2) », a écrit un de vos compatriotes. M’extraire du grand bruit du monde ne m’aura pas fait réviser l’équation….</p>
<p><em>(1) Chant liturgique des Églises catholique et orthodoxe.<br />
(2) Pierre Dudan, auteur, compositeur, interprète, écrivain et acteur suisse, né à Moscou en 1916.</em></p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://georgemag.ch/retraite-en-beatitude/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
	</channel>
</rss>

