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	<title>George Magazine</title>
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	<description>la revue de celles qui dépassent les bornes</description>
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		<title>festival BLACK MOVIE</title>
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		<pubDate>Thu, 16 Feb 2012 17:01:44 +0000</pubDate>
		<dc:creator>George</dc:creator>
				<category><![CDATA[Featured Article]]></category>
		<category><![CDATA[Featured Image]]></category>
		<category><![CDATA[sur le vif]]></category>
		<category><![CDATA[cinéma]]></category>

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		<description><![CDATA[Contemplatif, gore, déjanté ou ésotérique, Black Movie nous offre du 17 au 26 février un trip cinéma tous genres confondus dans d’autres cultures. La sélection 2012 est très éclectique, avec des repêchages de qualité (THE HOLE, AFTER LIFE) et des premières pour cinéphiles comme FAUST d’Alexandr Sokourov.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Contemplatif, gore, déjanté ou ésotérique, Black Movie nous offre du 17 au 26 février un trip cinéma tous genres confondus dans d’autres cultures. La sélection 2012 est très éclectique, avec des repêchages de qualité (THE HOLE, AFTER LIFE) et des premières pour cinéphiles comme FAUST d’Alexandr Sokourov. En dehors des films asiatiques qui tiennent toujours le haut de l’affiche, le festival présente pour la première fois une série d’inédits en provenance de la Grèce. </strong></p>
<p><strong>Dans la cinquantaine d’œuvres au menu, un petit dix pourcent est le travail de cinéastes femmes. Une poignée de films de styles différents et d’excellente facture à ne pas rater, où la solitude et le recours à l’imaginaire, presque tous conjugués au féminin, figurent au premier plan. </strong></p>
<p><strong><br />
<a href="http://georgemag.ch/staging/wp-content/uploads/Attenberg.jpg" rel="lightbox[2887]"><img class="alignnone size-full wp-image-2889" title="written &amp; directed by Athina Rachel Tsangari" src="http://georgemag.ch/staging/wp-content/uploads/Attenberg.jpg" alt="" width="648" height="432" /></a><br />
</strong><em>Attenberg de Athina Rachel Tsangari, Grèce 2010</em><br />
<strong><br />
ATTENBERG</strong><em><br />
D’Athina Rachel Tsangari, Grèce</em><br />
Marina, 23 ans, n’a jamais eu de relation amoureuse. Alors que son père entame le long parcours des traitements contre le cancer, elle s’éveille à la sexualité.<br />
La scène d’ouverture va rester dans les annales du cinéma: deux filles se roulent un patin, ou plutôt, la plus âgée essaie d’apprendre à l’autre comment embrasser avec la langue. Ça se termine par un échange de crachats, avant que la paire ne se mette à faire les chats sur le gazon. Tout au long du film, les protagonistes imitent les animaux des documentaires de Sir Richard Attenborough – prononcé à la grecque, cela donne « Attenberg ». Une fiction animalière qui s’attache à observer un groupuscule humain, ses comportements et ses interactions: Marina et sa meilleure amie Bella, s’amusant à inventer des « silly walks » à la Monty Python ou crachant par la fenêtre ; Marina et son père, couple inséparable dont les échanges philosophiques vont passer aux discussions sur le sexe. Un film magnifique et tendre, qui infuse un absurde burlesque au quotidien de la Grèce actuelle. Notre coup de cœur de la sélection.<br />
&#8212;</p>
<p><strong><a href="http://georgemag.ch/staging/wp-content/uploads/Crulic.jpg" rel="lightbox[2887]"><img class="alignnone size-full wp-image-2890" title="Crulic" src="http://georgemag.ch/staging/wp-content/uploads/Crulic.jpg" alt="" width="648" height="365" /></a><br />
</strong><em>Crulic de Anca Damian, 2011, Roumanie</em><br />
<strong><br />
CRULIC</strong><em><br />
D’Anca Damian, Roumanie/Pologne</em><br />
La Roumaine Anca Damian a réalisé un bijou d’animation, intense et prenant, mélangeant allégrement dessin, peinture, collages, photo et prises de vues réelles. Un parti pris pour raconter une histoire basée sur des événements réels dramatisés par la fiction. La vie de Claudiu Crulic défile sous nos yeux, racontée de l’au-delà par son protagoniste. Emprisonné à tort pour la 2e fois, il entame une grève de la faim pour lutter contre l’injustice – et ironiquement, met sa vie en danger pour préserver sa santé mentale. Un peu VALSE AVEC BACHIR mâtiné de Marjane Satrapi, CRULIC a la puissance du film de Steve McQueen, HUNGER, dont il partage la thématique.<br />
&#8212;</p>
<p><strong><a href="http://georgemag.ch/staging/wp-content/uploads/AguaFria.jpg" rel="lightbox[2887]"><img class="alignnone size-full wp-image-2888" title="AguaFria" src="http://georgemag.ch/staging/wp-content/uploads/AguaFria.jpg" alt="" width="648" height="276" /></a><br />
</strong><em>Agua Fria de Paz Fabrega, Costa Rica 2009</em><br />
<strong><br />
AGUA FRIA</strong><em><br />
De Paz Fabrega, Costa Rica</em><br />
Vacances au Costa Rica. La cadette et unique fille d’une fratrie de quatre multiplie les bêtises et fugue. Son chemin croise celui d’une jeune diabétique dont le fiancé cherche à vendre un terrain familial. Ici pas de grands drames, mais l’art délicat d’instiller un sentiment à l’écran. Paz Fabrega transmet ces moments de l’existence où l’on se sent complètement seule au monde, incomprise, déconnectée de ses proches, que l’on soit une petite fille ou une femme adulte. La réalisatrice manie la caméra avec brio. Des plans subjectifs travaillés, des dialogues en apparence anodins très éloquents, font état de la déconnexion plus ou moins subtile qui peut exister entre homme et femme, mère et fille, locaux et Américains. Des acteurs hors pair finissent de porter ce premier film plein de maîtrise d’une réalisatrice à suivre.<br />
&#8212;</p>
<p><strong><a href="http://georgemag.ch/staging/wp-content/uploads/LasMalasIntenciones.jpg" rel="lightbox[2887]"><img class="alignnone size-full wp-image-2891" title="LasMalasIntenciones" src="http://georgemag.ch/staging/wp-content/uploads/LasMalasIntenciones.jpg" alt="" width="648" height="365" /></a><br />
</strong><em>Las Malas Intenciones de Rosario Garcia Montero, Perou/Argentine, 2011</em><br />
<strong><br />
LAS MALAS INTENTIONES</strong><em><br />
De Rosario Garcia-Montero, Pérou/Argentine</em><br />
Pérou, 1982. Cayetana, 8 ans, vit seule dans une grande maison, entourée de bonnes et d’un chauffeur. On suit les méandres imaginaires de cette curieuse fillette, qui s’enferme dans un univers macabre peuplé des héros nationaux morts à la guerre. Pour essayer d’avoir une emprise sur sa vie, elle propose à tout bout de champ (à Dieu ? à la vie ?) des marchandages qui ne fonctionnent jamais : « Si je compte jusqu’à dix, mon père va arriver » ; « Si je monte en haut de la montagne, Jimena va guérir ».<br />
Lorsque sa mère revient enfin à la maison, c’est pour lui annoncer l’arrivée imminente d’un petit frère. Cayetana se prépare alors au combat final contre cet usurpateur. Jusqu’à ce qu’une de ses transactions fictives finisse par se réaliser…<br />
&#8212;</p>
<p><strong><a href="http://georgemag.ch/staging/wp-content/uploads/SurlaPlanche.jpg" rel="lightbox[2887]"><img class="alignnone size-full wp-image-2892" title="SurlaPlanche" src="http://georgemag.ch/staging/wp-content/uploads/SurlaPlanche.jpg" alt="" width="648" height="365" /></a><br />
</strong><em>Sur la Planche, de Leïla Kilani, 2011, Maroc</em><strong> </strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong>SUR LA PLANCHE</strong><em><br />
De Leila Kilani, Maroc</em><br />
Portrait d’une jeune Marocaine en mode de survie, blindée dans sa carapace en béton, à qui l’on s’attache au fil de ses esbroufes, coups fourrés et autres larcins.<br />
Un film nerveux comme son héroïne toujours en mouvement, toujours aux aguets, maniant incessamment la parole comme une arme ou un mantra. Se battre, bluffer, ne jamais arrêter de bouger sinon on tombe. Leila Kilani filme Badia comme une boxeuse sur un ring. Au corps à corps, jusqu’à même sa peau que Badia récure sans arrêt des scories de sa vie, ou de loin dans les moments d’attente avant le combat.</p>
<p>–––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––<br />
A signaler encore le portrait poignant d’une mère courage du réalisateur Oliver Hermanus, SHIRLEY ADAMS<br />
_________________________________________________________________________________________</p>
<p><a href="http://blackmovie.ch/" target="_blank">blackmovie.ch</a></p>
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		<title>LA CUISINE DE MESSALINE</title>
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		<pubDate>Sun, 29 Jan 2012 15:23:10 +0000</pubDate>
		<dc:creator>George</dc:creator>
				<category><![CDATA[Featured Article]]></category>
		<category><![CDATA[Featured Image]]></category>
		<category><![CDATA[le terrain de jeu de messaline]]></category>
		<category><![CDATA[humour]]></category>

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		<description><![CDATA[Nous avons des besoins physiques essentiels qui, par le génie de la race humaine, sont devenus passions autant qu’art de vivre. La cuisine est donc mon sujet, une science à part entière dont je me fais une joie de vous présenter les principes fondamentaux.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Mes chers amis, permettez-moi cette semaine de m’éloigner des joies de l’esprit pour aborder celles du  corps. Nous avons des besoins physiques essentiels qui, par le génie de la race humaine, sont devenus passions autant qu’art de vivre. La cuisine est donc mon sujet, une science à part entière dont je me fais une joie de vous présenter les principes fondamentaux.</strong></p>
<p><strong><a href="http://georgemag.ch/staging/wp-content/uploads/George4_messaline_2.jpg" rel="lightbox[2872]"><img class="alignnone size-full wp-image-2873" title="George4_messaline_2" src="http://georgemag.ch/staging/wp-content/uploads/George4_messaline_2.jpg" alt="" width="600" height="806" /></a></strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong>POUR ÊTRE PRATIQUE</strong><br />
–––––––––––––––––––––</p>
<p>Les gens n’ont que le mot plaisir à la bouche, comme si c’était un art inné, et accessible à tous. Que nenni ! Il ne suffit pas de réaliser une recette par-ci par-là avec n’importe qui pour en tirer du plaisir. Non. Il faut démarrer en douceur, ne pas faire l’impasse sur les préliminaires. Mieux vaut s’y prendre à deux fois plutôt qu’aller trop vite en besogne. Certaines bases sont plus sûres et satisfaisantes que des prouesses soldées d’un échec. Et n’oubliez pas que les jus et sauces sont la base de la bonne cuisine. Si une petite gâterie est un vrai plaisir, la régularité d’un repas complet et la variété des menus sont les conditions essentielles pour un moment de partage et de plaisir. Car une bonne chair bien accommodée vaut mieux que plusieurs mets mal apprêtés. Offrez de grands vins ou de bons champagnes, ces boissons n’ont pas leur pareil pour mettre vos invités en condition et délier les langues. Une fois initié·e à ces premiers éléments, la réussite n’est plus qu’une question de pratique(s).<strong> </strong><strong> </strong></p>
<p><strong><br />
POUR ÊTRE MODERNE</strong><br />
–––––––––––––––––––––<br />
<strong> Les accessoires</strong><br />
La pénurie d’ustensiles est condamnée par toutes les personnes qui en comprennent le besoin. Convaincu de ces idées, tout jeune ménage qui s’installe ne doit pas regarder à quelques sacrifices pécuniaires pour monter sa cuisine avec un choix d’accessoires à la hauteur de ses envies. Il est important d’évaluer la taille et le diamètre susceptibles de combler les besoins de madame. Quant à monsieur, il se fera une joie de les essayer lors de ses jours de congés. Au diable les hommes qui restent les pieds sous la table.</p>
<p><strong>Le vocabulaire</strong><br />
Barder: Mettre sur la poitrine de gibier à plumes, avant de rôtir, une tranche de lard.<br />
Brider (trousser): Faire passer au travers du corps de la volaille, la ficelle qui reliera et empêchera les cuisses de s’écarter.<br />
Clouter: Introduire dans la viande des morceaux de jambon ou de truffe à l’aide d’une longue tige.<br />
Dresser: Disposer sur un plat les mets que l’on veut servir.<br />
Ebarber: Couper à l’aide d’un ciseau l’extrémité de la queue d’un poisson.<br />
Frémir: Le terme indique la petite agitation à la surface de l’eau sur le point de bouillir.<br />
Mouiller: Ajouter du jus durant la cuisson.<br />
Revenir: Faire raidir les viandes.<br />
Sauter: Faire revenir à feu vif la volaille en imprimant un mouvement de va-et-vient.</p>
<p><strong><a href="http://georgemag.ch/staging/wp-content/uploads/George4_messaline_1.jpg" rel="lightbox[2872]"><img class="alignnone size-full wp-image-2877" title="George4_messaline_1" src="http://georgemag.ch/staging/wp-content/uploads/George4_messaline_1.jpg" alt="" width="600" height="806" /></a></strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong>POUR ÊTRE ORDONNÉE</strong><br />
–––––––––––––––––––––<br />
<strong> Dresser la viande</strong><br />
Voici quelques exemples afin de préparer et dresser une viande et réjouir vos convives.</p>
<p>La dinde : La dinde se place sans jus. Tourner la poitrine de la dinde vers soi.<br />
L’oie : L’oie se découpe comme le canard. Quand l’oie est jeune, on peut sans craindre distribuer les cuisses aux convives ; mais quand l’oie est avancée en âge il est plus prudent de ne découper que les filets.</p>
<p>Vous avez à présent toutes les clés pour un moment de partage réussi, que vous ayez passé la journée à le préparer, ou que ce soit improvisé sur le coin d’une table, vous saurez faire le plaisir de votre convive, et le vôtre. Ne faites pas l’épargne d’une belle table, tout ne se passe pas uniquement dans la bouche et dans le ventre. Il faut savoir flatter la vue, embellir et sublimer. Vous aurez veillé à un cadre impeccable et immaculé. La cuisine est un art à partager, un don de soi et l’incarnation de votre amour de l’autre. Un plaisir tel que celui-là restera longtemps dans votre mémoire. Pour preuve, quel plaisir, un lendemain de fête, que celui retrouver la nappe blanche maculée des taches de la veille ! Ce sont là des souvenirs bien agréables qu’une bonne ménagère ne doit pas s’épargner.</p>
<p><strong><br />
POUR ÊTRE ÉCONOME</strong><br />
–––––––––––––––––––––<br />
Pour une femme qui sait comprendre son rôle de maîtresse de maison, c’est la chose la plus passionnante</p>
<p><strong>Au marché</strong><br />
Bien faire le marché est une des règles essentielles pour obtenir de la qualité. Trouver une bonne viande fraîche n’est pas aisé. Acheter à bon marché, voilà ce que chacun recherche, cependant je conseille de bien se pénétrer du dicton que « le bon marché est presque toujours le plus cher ». Au final, ce qui est obtenu facilement décevra, ou demandera des efforts supplémentaires. La qualité l’emporte toujours sur la quantité. Quel regret que de rentrer de son marché avec la plus jolie caille si au final elle déçoit par la mollesse de sa chair et un parfum éventé. Si vous appréciez un fournisseur, n’en changez pas, il saura vous offrir les poules les plus juteuses. Rien de tel qu’une bonne viande au menu, inutile alors de l’assaisonner ou de l’accompagner, sa saveur fait son délice.</p>
<p>Cependant, il ne faut pas faire preuve d’une confiance aveugle : Quand on a envie d’une motte de beurre, il ne faut pas se gêner d’y goûter. Il faut enfoncer le couteau jusqu’en son milieu et le flairer à sa sortie. Vous vous assurerez facilement de sa fraîcheur. Ce sont là des gestes bien naturels. Toutes les crèmes ne sont pas aussi douces au palais que celle  à laquelle vous êtes habitué·e, n’hésitez pas à dire « monsieur, votre crème n’est pas à mon goût », et changer de crémerie.</p>
<p><a href="http://georgemag.ch/staging/wp-content/uploads/George4_messaline_3.jpg" rel="lightbox[2872]"><img class="alignnone size-full wp-image-2874" title="George4_messaline_3" src="http://georgemag.ch/staging/wp-content/uploads/George4_messaline_3.jpg" alt="" width="640" height="241" /></a></p>
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		<title>actu et infos</title>
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		<pubDate>Sat, 14 Jan 2012 13:18:45 +0000</pubDate>
		<dc:creator>George</dc:creator>
				<category><![CDATA[sur le vif]]></category>

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		<description><![CDATA[Edition actuelle: &#62; lire l&#8217;édito Pour s&#8217;abonner: &#62; envoyez-nous un email! envoyer vos idées de défis à Laure et Josiane! &#62; en savoir plus]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div class="alignleft width_1-6">
<address>Edition actuelle:<br />
<a href="http://georgemag.ch/george-5/" target="_blank">&gt; lire l&#8217;édito</a><a title="GEORGE N°5" href="http://georgemag.ch/george-5/" target="_blank"></p>
<p></a><a title="GEORGE N°5" href="http://georgemag.ch/george-5/" target="_blank"></a><a title="GEORGE N°5" href="http://georgemag.ch/george-5/" target="_blank"></a><a title="GEORGE N°5" href="http://georgemag.ch/george-5/" target="_blank"></a><a title="GEORGE N°5" href="http://georgemag.ch/george-5/" target="_blank"></a><a title="GEORGE N°5" href="http://georgemag.ch/george-5/" target="_blank"></a><a title="GEORGE N°5" href="http://georgemag.ch/george-5/" target="_blank"></a><a title="GEORGE N°5" href="http://georgemag.ch/george-5/" target="_blank"></a><a title="GEORGE N°5" href="http://georgemag.ch/george-5/" target="_blank"><img class="alignnone size-full wp-image-2827" title="Home_right_news_pic_cover" src="http://georgemag.ch/staging/wp-content/uploads/Home_right_news_pic_cover.jpg" alt="" width="176" height="215" /></a></p>
</address>
</div>
<div class="alignleft width_1-6">
<address>Pour s&#8217;abonner:</address>
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<p></a><a title="S'ABONNER" href="&#109;&#97;&#105;&#108;&#116;&#111;&#58;&#97;&#98;&#111;&#64;&#103;&#101;&#111;&#114;&#103;&#101;&#109;&#97;&#103;&#46;&#99;&#104;"></a><a title="S'ABONNER" href="&#109;&#97;&#105;&#108;&#116;&#111;&#58;&#97;&#98;&#111;&#64;&#103;&#101;&#111;&#114;&#103;&#101;&#109;&#97;&#103;&#46;&#99;&#104;"><img class="alignnone size-full wp-image-2826" title="Home_right_news_pic_abo" src="http://georgemag.ch/staging/wp-content/uploads/Home_right_news_pic_abo.jpg" alt="" width="176" height="215" /></a></p>
</address>
</div>
<div class="alignleft width_1-6">
<address>envoyer vos idées de défis</address>
<address> à Laure et Josiane!<br />
<a href="http://georgemag.ch/6000-bornes/" target="_blank">&gt; en savoir plus<br />
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</div>
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		<title>MISS BEHAVING</title>
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		<pubDate>Sat, 14 Jan 2012 12:18:43 +0000</pubDate>
		<dc:creator>George</dc:creator>
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		<category><![CDATA[sport]]></category>

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		<description><![CDATA[Depuis 2009, deux fois par semaine, elles sont quinze Walkyries casquées à lacer leurs quads, à enfiler minishorts, genouillères et coudières avant d’entrer sur le track du Puls 5 à Zurich pour en découdre.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong><a href="http://georgemag.ch/staging/wp-content/uploads/George4_icone.jpg" rel="lightbox[2817]"><img class="alignnone size-full wp-image-2820" title="George4_icone" src="http://georgemag.ch/staging/wp-content/uploads/George4_icone.jpg" alt="" width="600" height="903" /></a><br />
Depuis 2009, deux fois par semaine, elles sont quinze Walkyries casquées à lacer leurs quads, à enfiler minishorts, genouillères et coudières avant d’entrer sur le track du Puls 5 à Zurich pour en découdre. «Avec les fresh meat &#8211; entendez les tendrons de moins de 18 ans, &#8211; nous sommes presque 25», rectifie notre icône Miss Behaving, frange charbon sévère et tatouages multiples.</strong></p>
<p>Miss Behaving, 26 ans, est l’une des fondatrices du premier – et seul – club suisse de Roller Derby, spécialité américaine évidemment ostentatoire, importée il y a quelques années sur le vieux continent. Un sport de contact, intense et exclusivement féminin. C’est en lisant un article sur ce sport dans un magazine de tatouage que notre icône s’est allumée : « ça c’est puissant, ça c’est tough, ça c’est pour moi ! » Elle avait quelques antécédents. Née d’une mère suisse et d’un père anglais, Miss Behaving a vécu les huit premières années de sa vie du côté de Bristol. Une petite dernière pas trop malheureuse, malgré quatre grands frères. « J’ai pas beaucoup joué à la Barbie », reconnaît-elle. Elle préférait filer au stade avec son père pour commenter les croisades de l’équipe de rugby de Bath, ou lorgner sur les pochettes des disques d’Iron Maiden et de Metallica de ses frères. Quand la famille est venue s’installer à Thoune, elle s’est très logiquement inscrite dans un club de rugby féminin, puis s’est mise à tripoter les platines. Djette Miss Behaving se revendique des cultures psychobilly, rockabilly et punk-rock &#8211; tiercé dans l’ordre.  Il est parfois possible de l’entendre mixer au Café Mokka ou au club The Rock, à Thoune, quand elle n’est pas en nage dans un mosh pit (ou pogo, ndlr) ou derrière une pinte dans un pub de Bristol ou de Cambridge. « J’aime bien retourner en Angleterre. Pour le rock, le rugby, ma famille. Mes neveux, là-bas, trouvent que je suis la tante trooop coool avec mes tatouages », sourit-elle.</p>
<p>Miss Behaving, à la ville, est Ann Janes. Elle a suivi avec application l’Ecole supérieure de commerce de Neuchâtel, où elle a parfait son français. Elle rejoint tous les matins à Berne son bureau de coordination des normes de certification et des systèmes de management. Avec plaisir, souvent. Elle aime l’équitation, mais aussi les chiens et les chats. Elle fait un peu de fitness et n’oublie jamais son petit parapluie rouge quand le temps se couvre ou qu’elle a rendez-vous avec un inconnu au milieu de la foule des pendulaires de la gare de Berne.</p>
<p>Ann Janes et Miss Behaving ne mènent-elles pas deux vies contradictoires? « Non. Le Roller Derby te donne la chance de t’exprimer, de t’affirmer, d’extérioriser des émotions qu’il est difficile d’exhiber au quotidien », explique-t-elle. « J’aime ça, on aime toutes ça, un sport qui reflète la personnalité et le caractère de chacune, tout en s’en jouant. Un sport qui est rassembleur et qui abat les barrières sociales et culturelles », ajoute notre miss, radieuse. « Chez les Zurich City Rollergirlz, il y a des filles affirmées, des timides, certaines ont 40 ans, d’autres 18. Il y a une avocate, des mères de famille, des goths, des sportives, des grosses, des profs, des grandes gueules, des étudiantes… », égrène Ann.</p>
<p>Toutes sont des guerrières sur la piste, affirme-t-elle. Oui, mais en petit top et montées sur roulettes, ça fait pas un peu diner  (restaurant américain, ndlr) et lolita? « Il s’agit d’un vrai sport, épuisant, qui te fait perdre des kilos et fumer moins », coupe notre miss. D’accord… mais alors, les bas résille, le maquillage, les jupettes…? Elle soupire, indulgente : « L’habillement est souvent volontairement sexy, mais mélange différentes imageries, de la pin-up au film d’horreur. Il permet à chacune de nous, quelle que soit sa morphologie, ses complexes, d’exprimer librement sa féminité, d’être en accord avec son corps. Nous voulons être des femmes fortes et indépendantes. Et nous le montrons ! »</p>
<p>Et nous, nous rangeons fissa notre petit paquet d’idées reçues.</p>
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		<title>retraite en béatitude</title>
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		<pubDate>Sat, 14 Jan 2012 10:18:14 +0000</pubDate>
		<dc:creator>George</dc:creator>
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		<category><![CDATA[performance]]></category>
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		<description><![CDATA[à Montréal, il y a Josiane. à Porrentruy, il y a Laure. Dans chaque numéro de George, elles mènent en parallèle une expérience insolite proposée par vous, nos lectrices et lecteurs.
Expérience proposée: Partir en retraite dans un monastère]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>à Montréal, il y a Josiane. à Porrentruy, il y a Laure. Dans chaque numéro de <em>George</em>, elles mènent en parallèle une expérience insolite proposée par vous, nos lectrices et lecteurs.</strong></p>
<blockquote><p><strong>expérience proposée:</strong><br />
Partir en retraite dans un monastère<br />
Alexe, Montréal</p></blockquote>
<p><a href="http://georgemag.ch/staging/wp-content/uploads/George4_6000.jpg" rel="lightbox[2774]"><img class="alignnone size-full wp-image-2777" title="&lt;KENOX S760  / Samsung S760&gt;" src="http://georgemag.ch/staging/wp-content/uploads/George4_6000.jpg" alt="" width="600" height="450" /></a></p>
<p>–––––––––––––––––––<br />
LAURE, PORRENTRUY<br />
–––––––––––––––––––</p>
<p>Les sœurs cloîtrées m’accueillent en hôtesses invisibles. Durant la trentaine d’heures que je passe au Carmel, je ne les entrevois que furtivement, dans l’église où elles occupent une travée excentrée, grillagée et à l’abri des regards. On entend s’élever ces voix de femmes dont je ne saurais dire si elles sont nombreuses, jeunes, et réellement incarnées. Comme Brassens qui imaginait une vie fourmillante sous les voiles et cornettes, je me trouve face à un mystère qui m’intrigue tout autant qu’il m’irrite : qui sont ces femmes qui choisis­sent la réclusion ? Elles savent que je suis là, préparent en coulisses les repas qui me sont transmis par un passe-plat borgne et me laissent frustrée d’une rencontre.</p>
<p>Par un hasard improbable, je partage les repas en tête-à-tête avec un jeune prêtre letton qui termine sa thèse à Fribourg et fait escale ici quelques jours. Chacun part de son fief, lui de la théologie, moi du théâtre, et les mots se glissent entre les deux ( j’ai de la peine avec cette phrase ). On parle philosophie, architecture, scénographie, souvenirs de l’époque soviétique où les gens des kolkhozes venaient par cars entiers voir gratuitement des spectacles à Riga.</p>
<p>J’ai laissé à la maison tout facteur de distraction. Pas de téléphone, ni de bouquin, ni même de montre. Tant qu’à vivre hors du monde, vivons hors du temps. Très vite, je m’en mords les doigts. La journée au monastère est réglée à la minute. Repas à heures fixes, prières, offices. Je tente de régler mon horloge naturelle, de regarder le soleil et de me fier aux cloches pour endiguer le soupçon d’angoisse qui me taquine. Angoisse du rien. De l’attente que quelque chose survienne alors qu’ici ça n’arrivera pas. Le temps s’égrène en termes de ce que je loupe au dehors. Je me sens en punition, coincée avec une Bible dans un espace trop petit pour nous deux. Et si je prenais le maquis ? Pour <em>George</em>, je reste. Pour moi aussi, qui ai quelques comptes à régler avec la contrainte.</p>
<p>Je dors beaucoup ; j’essaie de penser, mais toute ébauche de réflexion se heurte aux murs de la chambre. Ma tête est verrouillée. Quand je n’en peux plus de contempler le mètre carré de vitre donnant sur la forêt, j’ouvre mon agenda. Loin de me flanquer le tournis, cet entrelacs de choses à faire, de gens à voir et de détails insignifiants vissés à des dates me remplit de bonheur.</p>
<p>A midi, le prêtre veut savoir comment j’ai trouvé sa prestation à la messe du matin, d’un point de vue théâtral. Je lui conseille de regarder vraiment les gens dans les yeux en levant la tête vers l’assemblée. A moins que cela aussi ne fasse partie de ce à quoi on tente ici d’échapper et qu’il nommait à l’autel « la séduction du monde »…</p>
<p>–––––––––––––––––––<br />
JOSIANE, MONTRÉAL<br />
–––––––––––––––––––<br />
Raconter le silence me semble de loin plus ardu que de le vivre le temps d’un séjour chez les moniales bénédictines. Curieuse sans être emballée, je me dis que l’expérience qui viendra couronner cette première année de georgeries sera assurément plus reposante que les précédentes.</p>
<p>Je franchis le seuil juste à temps pour l’office de sexte, confiante en ma capacité à demeurer coite sans en souffrir un seul instant. Des chants indistincts, frêles et usés, m’attirent vite à la chapelle où, depuis le jubé, je tente d’entrevoir les moniales derrière la clôture qui les sépare du monde pour les en libérer. J’aurai vite fait de constater que ce silence auquel je suis venue me mesurer se terre de leur côté des grilles. De ce côté-ci, ma voisine de réfectoire croque ses carottes à tue-tête en s’enquérant de mes préférences musicales pendant que la sœur externe me traque du regard, ravie de voir en moi une nouvelle interlocutrice.</p>
<p>Après le premier repas, je commence à prendre la mesure du temps. Il s’écoule à gros grains lourds et je déploie mon ingéniosité pour donner un sens aux minutes qui passent. Moi qui suis imperméable au sacré, je me lance activement dans la vie contemplative. Et le calcul. La liturgie des heures devient ma colonne vertébrale et je commence à dénombrer les minutes restantes, les couverts sur la table, les sœurs visibles depuis le jubé, les mots que j’ai dû prononcer.</p>
<p>L’office de none arrive, puis les vêpres. Lorsque la sœur externe me propose de m’aider à suivre la cérémonie, j’applaudis à l’idée de cette nouvelle activité et, assise entre elle et le vicaire, j’essaie de comprendre le déroulement de l’office, dont la logique me semble de loin plus absconse que le latin. Il faut tourner les pages de façon imprévisible, se lever, s’asseoir, ployer le dos… Viennent les complies et les vigiles. À l’usure, je détecte les signaux annonciateurs de la fin : kyrie eleison (1)  (pas vraiment transparent…) et mouvements des voiles derrière le grillage.</p>
<p>En somme, j’assiste à 9 offices religieux, en rate 2, dors 11 heures, mange 4 repas, parle à 5 personnes (mais ne prononce en tout que 6 phrases), regarde l’horaire de train au moins 10 fois, devance mon départ de 139 minutes, prends 16 photos, lis 2 livres de la Bible et vois mon esprit assailli toutes les 3 minutes par 1 seule pensée ramenée du dehors. Il reste qu’une fibre me fait défaut. « Dieu et Dieu font quatre (2) », a écrit un de vos compatriotes. M’extraire du grand bruit du monde ne m’aura pas fait réviser l’équation….</p>
<p><em>(1) Chant liturgique des Églises catholique et orthodoxe.<br />
(2) Pierre Dudan, auteur, compositeur, interprète, écrivain et acteur suisse, né à Moscou en 1916.</em></p>
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		<title>Archives fédérales suisses à Berne</title>
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		<pubDate>Thu, 08 Dec 2011 17:52:04 +0000</pubDate>
		<dc:creator>George</dc:creator>
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		<description><![CDATA[En 1981, l’égalité est inscrite dans la Constitution sous la forme suivante :
« L’homme et la femme sont égaux en droits. La loi pourvoit à l’égalité, en particulier dans les domaines de la famille, de l’instruction et du travail. Les hommes et les femmes ont droit à un salaire égal pour un travail de valeur égale ».]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong><a href="http://georgemag.ch/staging/wp-content/uploads/George4_coupdegueule1.jpg" rel="lightbox[2729]"><img class="alignnone size-full wp-image-2731" title="George4_coupdegueule1" src="http://georgemag.ch/staging/wp-content/uploads/George4_coupdegueule1.jpg" alt="" width="667" height="297" /></a><br />
En 1981, l’égalité est inscrite dans la Constitution sous la forme suivante :<br />
« L’homme et la femme sont égaux en droits. La loi pourvoit à l’égalité, en particulier dans les domaines de la famille, de l’instruction et du travail. Les hommes et les femmes ont droit à un salaire égal pour un travail de valeur égale ».</strong></p>
<p>Le 14 juin 1981, dix ans après l’obtention du droit de vote des femmes au niveau fédéral, le peuple suisse accepte ce texte qui est le contre-projet d’une initiative déposée en 1978. Ce contre-projet qui propose d’intégrer l’égalité dans la Constitution fait débat jusqu’au vote : les associations patronales craignent pour l’avenir du néolibéralisme et du profit fait sur l’exploitation, notamment celle des femmes. Un comité se met en place afin de lutter contre ce qu’il appelle « l’égalitarisme », c’est-à-dire la fâcheuse tendance à vouloir considérer les femmes comme égales aux hommes et qui les conduiraient, à, eh bien… devenir des hommes.</p>
<p>C’est de la place des femmes dont il est question, et pour certains, il est encore bien difficile de l’imaginer hors du foyer. Les arguments contre le droit de vote des femmes semblent vivre une nouvelle vie dans le discours des opposants à l’égalité dans la Constitution : ceux-ci mêlent des arguments du type « danger pour la famille », « masculinisation des femmes », « problèmes psychiques des enfants » et « les femmes sont déjà égales aux hommes ». Des thèmes qui, curieusement, reviennent encore et encore – à peine plus subtilement – dans<br />
les discours d’aujourd’hui des partis conservateurs, notamment l’UDC.</p>
<blockquote><p>Que se passerait-il si l’égalité était inscrite dans la Constitution?</p></blockquote>
<p>Morceaux choisis piochés dans les Archives fédérales suisses à Berne.<br />
<a href="http://georgemag.ch/staging/wp-content/uploads/George4_coupdegueule2.jpg" rel="lightbox[2729]"><img class="alignnone size-full wp-image-2732" title="George4_coupdegueule2" src="http://georgemag.ch/staging/wp-content/uploads/George4_coupdegueule2.jpg" alt="" width="666" height="1000" /></a><br />
<a href="http://georgemag.ch/staging/wp-content/uploads/GEORGE4_coup_de_gueule3.jpg" rel="lightbox[2729]"><img class="alignnone size-full wp-image-2730" title="GEORGE4_coup_de_gueule3" src="http://georgemag.ch/staging/wp-content/uploads/GEORGE4_coup_de_gueule3.jpg" alt="" width="1000" height="717" /></a></p>
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		<title>SAINT-GEORGES ET LE DRAGON QUI AIMAIT LES FEMMES</title>
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		<pubDate>Thu, 08 Dec 2011 17:35:55 +0000</pubDate>
		<dc:creator>George</dc:creator>
				<category><![CDATA[Featured Article]]></category>
		<category><![CDATA[en passant par george]]></category>
		<category><![CDATA[histoire]]></category>
		<category><![CDATA[voyage]]></category>

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		<description><![CDATA[Cracovie, ancestrale citadelle polonaise, entretient sa légende où il est question de roi, de dragon, de brebis sulfureuses, de filles sacrifiées, de virginité préservée in extremis et de Saint Georges…]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong><a href="http://georgemag.ch/staging/wp-content/uploads/George4_enpassant.jpg" rel="lightbox[2723]"><img class="alignnone size-full wp-image-2725" title="George4_enpassant" src="http://georgemag.ch/staging/wp-content/uploads/George4_enpassant.jpg" alt="" width="640" height="480" /></a><br />
Cracovie, ancestrale citadelle polonaise, entretient sa légende où il est question de roi, de dragon, de brebis sulfureuses, de filles sacrifiées, de virginité préservée in extremis et de Saint Georges…</strong></p>
<p>Il était une fois un roi, Krak, qui découvrit un coin de pays délicieux le long de la Vistule. Il décida de s’y établir et fit construire une citadelle sur la colline surplombant le fleuve. Il ignorait alors que dans le sein même de cette colline &#8211; le Wavel &#8211; sommeillait un terrible dragon. On raconte qu’un jour, la femme de Krak voulut se rafraîchir dans les eaux du fleuve. Mais à peine fut-elle entrée dans l’eau qu’un rugissement effroyable se fit entendre : la bête, éveillée par le bruit du plongeon, sortit de son antre et découvrit soudain l’activité qui animait les flancs du Wavel. En guise de tribut, la cruelle créature exigea de ses colocataires qu’ils lui fournissent désormais sa pitance. Les malheureux lui cédèrent jusqu’à la dernière brebis de leurs troupeaux. A court de victuailles animales, et terrorisée, la cité se résolut alors à lui sacrifier… ses jeunes gens. Survint alors un jeune cordonnier avec un plan pour venir à bout du monstre : il suffirait de remplir de soufre une panse de brebis cousue, puis de l’enrober de toison avant de l’amener à l’entrée de la grotte. Sitôt dit, sitôt fait. Le dragon sortit, et alléché par l’appât, le dévora d’un coup de gueule. A peine engloutie, la brebis piégée prit feu et le dragon, pour apaiser sa cuisante douleur, se rua dans la rivière qu’il engloutit à longs traits, tant et si bien que son ventre explosa. Krak, soulagé de ne plus avoir à céder sa fille en pâture au dragon, la donna donc, fraîche et pure, en mariage au jeune apprenti.</p>
<p>Le déferlement du christianisme sur l’Occident recouvrit cette légende d’un nouveau vernis, plus en odeur de sainteté auprès des autorités.<br />
Il était donc toujours un dragon qui terrorisait la cité. Mais celui-ci exigeait de ses habitants que leurs femmes lui fussent livrées en pitance. Les habitants obéirent, et commencèrent par sacrifier les femmes les plus âgées. Le dragon répondit à ces offrandes par une colère noire, exigeant de la viande… plus fraîche ! La population tremblante lui abandonna donc des femmes de plus en plus jeunes, des plus pauvres aux plus riches. Quand arriva le tour de la fille du roi, un homme monté sur un cheval blanc franchit l’enceinte de la cité et se proposa de défier le dragon en échange de la conversion de toute la population au christianisme. Le roi acquiesça, et Saint Georges, puisque c’est de lui dont il s’agit, armé d’une lance et de sa foi, pourfendit le monstre, sauva la princesse et délivra Cracovie tout en un. Et la virginité de la dame de noble ascendance fut préservée, Dieu merci !*</p>
<p>Cet acte de bravoure valut à Saint Georges, bien des années plus tard, de se faire ériger au sommet du Wavel une église à son nom. Quand on s’y promène aujourd’hui on aperçoit encore, gisant à ciel ouvert, les vestiges de ce monument, désormais destitué de sa fonction de gardienne de la légende.<br />
C’est qu’aujourd’hui la paix ne se monnaie plus à coups de livraison de femmes, vierges ou non. Le mythe, pervers, du héros mâle sauvant la pure jeune fille a enfin du plomb dans l’aile. Le dragon, en tout cas, dort d’un sommeil imperturbable depuis que la guérite qui mène à son antre a hérité d’un distributeur de billets : la chair de donzelle a bel et bien été supplantée par les 3 zlotys dont s’acquittent à la queue-leu-leu les touristes en quête de frisson….</p>
<p><em>* pour une relecture jouissive des mythes fondateurs de l’Occident, lire Lucía Etxebarría, et notamment Je ne souffrirai plus par amour, paru en 2008 qui décapite joyeusement héros, dragons et autres saints hommes.</em></p>
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		<title>La voix des femmes de Bali</title>
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		<pubDate>Thu, 08 Dec 2011 17:27:54 +0000</pubDate>
		<dc:creator>George</dc:creator>
				<category><![CDATA[Featured Article]]></category>
		<category><![CDATA[activistes]]></category>
		<category><![CDATA[droits humains]]></category>
		<category><![CDATA[engagement]]></category>
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		<description><![CDATA[Bali a tout d’un paradis. Mais le système patriarcal en vigueur offre une réalité bien moins enchanteresse pour les femmes locales. Luh Riniti Rahayu ne demande pas le paradis, juste l’équité. ]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong><a href="http://georgemag.ch/staging/wp-content/uploads/George4_activiste.jpg" rel="lightbox[2718]"><img class="size-full wp-image-2720 alignnone" title="George4_activiste" src="http://georgemag.ch/staging/wp-content/uploads/George4_activiste.jpg" alt="" width="600" height="903" /></a><br />
Bali a tout d’un paradis. Mais le système patriarcal en vigueur offre une réalité bien moins enchanteresse pour les femmes locales. Luh Riniti Rahayu ne demande pas le paradis, juste l’équité. </strong></p>
<p>Après avoir slalomé en scooter pendant plus d’une heure dans le trafic chaotique de Denpasar (Bali, Indonésie) au plus chaud de la journée, j’arrive en nage et piquée par une pointe d’énervement à l’adresse indiquée par Luh Riniti Rahayu. La secrétaire de l’association me fait patienter quelques minutes dans la cour intérieure d’une charmante demeure, un véritable havre de paix ombragé par quelques arbres, où le chant mélodieux des oiseaux couvre le brouhaha lointain de la circulation. A peine le temps de m’éponger le front qu’arrive une petite femme énergique d’une cinquantaine d’année, vêtue d’un pull bariolé et corsaire noir, un style bien éloigné des sarongs et dentelles traditionnelles que portent encore de nombreuses Balinaises. Nous nous installons dans son bureau, une pièce exiguë remplie de nombreux classeurs, magazines et documents en tous genres. Son anglais approximatif commence par me décourager, mais avec l’aide de sa secrétaire Titik Suhariyati et d’un site internet de traduction, nous avons tout de même réussi à nous comprendre, et nous avons surtout beaucoup ri.</p>
<p><strong>Entre lois nationales et traditions locales</strong><br />
Luh Riniti Rahayu a décidé de fonder « Bali Sruti &#8211; la voix des femmes de Bali » pour se battre contre une société patriarcale qui relègue systématiquement les femmes au second plan, sauf en ce qui concerne le travail. « Les femmes sont responsables de toutes les tâches domestiques, de l’éducation des enfants, de la socialisation avec l’entourage, de la préparation des cérémonies et offrandes et elles doivent en plus gagner de l’argent. » Et les hommes ? « Les hommes  ? ils font les boss » poursuit-elle en souriant amèrement. « C’est simple, il n’y a aucune égalité, que ce soit la santé, l’éducation, la loi. La priorité est toujours donnée aux hommes. »<br />
Bali se démarque largement de l’archipel indonésien par sa société hindoue et un système de lois traditionnelles bien différent des textes nationaux. La violence domestique est un exemple éloquent. Punie par la loi nationale, elle commence seulement à entrer dans de nouvelles régulations locales. « Grâce à ces changements, les femmes ont aujourd’hui le droit de porter plainte. Mais elles ne le font pas, la pression familiale et sociale est encore bien trop forte. Alors nous essayons de faire évoluer les mentalités. Mais ça prend du temps. Beaucoup de temps. » Pour sensibiliser la population à certains principes d’équité, Bali Sruti passe par différentes méthodes, des spots radio et télévisés sur les chaînes locales ou la publication de magazines.</p>
<p><strong>À ma question de savoir comment</strong><br />
les hommes réagissent à ses démarches, Luh Riniti Rahayu s’étonne. « Globalement bien » me répond-elle. « Mais vous savez, certaines femmes non plus n’ont pas envie que ça change. Nous vivons dans une société où les traditions sont si profondément ancrées que les hommes comme les femmes n’envisagent même pas que ça puisse fonctionner différemment. » Et le tourisme, n’a-t-il pas soulevé quelques velléités « révolutionnaires » parmi les Balinais ? Pas vraiment. « Pour la plupart des Balinais, je crois que les touristes sont comme une race à part. Ils ne semblent en tous cas pas se sentir concernés par leur mode de vie. Les choses changent petit à petit, surtout chez les jeunes, mais rien de bien spectaculaire. »</p>
<p><strong>Une famille exceptionnelle</strong><br />
Et Luh Riniti Rahayu, comment en est-elle venue à remettre en question ses traditions ? Barrière de la langue ou franche pudeur, elle ne répond pas vraiment à cette question. Je réussis tout de même à apprendre qu’elle est doyenne et chargée de cours à la Faculté des Sciences politiques et sociales de l’Université Ngurah Rai à Denpasar, qu’elle est mariée à un homme qui la traite en égale et qu’elle a trois fils. « Trois fils qui font à manger ? » hasardé-je? « Ah oui, ils cuisinent, on vit vraiment sur un pied d’égalité avec mon mari donc c’est normal pour eux aussi. » Mais son mode de vie fait figure d’exception. « Quand je compare notre relation avec les couples de notre entourage, je suis toujours choquée de la façon dont les femmes sont traitées. C’est de la pure discrimination. Elles n’ont pas le droit à la parole, elle n’ont même pas le droit à disposer de leur propre corps. Si le mari décide d’avoir un, deux, trois enfants ou plus, elles n’ont rien à dire. » Et bien entendu, il faut au moins un garçon ! Ainsi, il arrive qu’un homme quitte sa femme parce que cette dernière ne lui donne que des filles.</p>
<blockquote><p>Et selon la tradition, les Balinaises perdent leur droit sur les enfants si leur mari décède ou divorce,</p></blockquote>
<p>le droit se déplaçant sur la belle famille. Cette loi a été modifiée par le Grand Conseil des traditions villageoises (Grand Council of Customary Villages) il y a quelques mois, de même que des lois discriminatoires relatives à l’héritage ou à la répartition des biens en cas de divorce. Mais comme pour la violence domestique, il risque bien d’y avoir encore un décalage énorme entre le papier et la réalité.</p>
<p><strong>11% de femmes au parlement en 2014</strong><br />
La fondation de Bali Sruti en 2004 coïncide avec les élections législatives à Bali. Une sorte d’électro-choc pour Luh Riniti Rahayu. « Quand j’ai appris que seulement 4,5% des sièges du parlement balinais étaient attribués à des femmes, je me suis dit qu’il fallait agir. » L’ONG milite beaucoup pour encourager les femmes politiciennes. En 2009, ce taux est monté à 7,5% et Bali Sruti espère une représentation de 11% en 2014. Mais tant Luh Riniti Rahayu que Titik Suhariyati partent d’un éclat de rire en évoquant cet objectif. Utopiste ? Peut-être un peu, mais elles y croient toujours, et agissent sur différents fronts. Elles encouragent les femmes chez qui elles sentent un potentiel pour la politique, négocient leur entrée dans les partis, organisent des entraînements, les aident à constituer un réseau et enfin appellent la population à voter pour elles. « Il y a de nombreuses raisons qui expliquent le manque d’intérêt des femmes pour la politique. Beaucoup d’entre elles estiment que ce n’est pas approprié pour les femmes parce qu’elles auront des réunions jusque tard dans la soirée ou qu’il va falloir recourir à des pratiques douteuses pour atteindre leurs objectifs. De plus, faire de la politique coûte cher et les éventuelles candidates ne reçoivent pas un grand soutien financier ou moral de leur entourage. » Selon Luh Riniti Rahayu, une plus grande présence féminine en politique est nécessaire pour une société équitable, parce que les élues sont davantage susceptibles de faire évoluer les lois en ce sens. A l’heure actuelle, un seul des neuf districts de Bali ( le district de Tabanan, à l’ouest de l’île ) est dirigé par une femme, Ni Putu Eka Wiryastuti. « Elle est forte pour se battre contre les hommes, mais ellle n’a encore pas fait grand chose en faveur des femmes », regrette Luh Riniti Rahayu. L’association reste toutefois en contact avec la gouverneure en l’exhortant périodiquement à des changements de lois. Cette dernière semble, par téléphone, acquise à leur cause, mais les deux activistes attendent toujours son implication concrète.</p>
<p>Alors que notre entretien touche à sa fin, je me permets encore de lui demander de poser pour la photo. Au moment où le photographe s’apprête à capturer l’image, Luh Riniti Rahayu me suggère de patienter une minute. C’est alors que je vois Titik Suhariyati revenir avec une brosse à cheveux et un rouge à lèvres. Tout en se refaisant rapidement une beauté, elle me demande en riant si je n’ai pas une option amincissante sur mon appareil photo. Et là, pas besoin d’anglais pour se comprendre..</p>
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		<title>Un monde sans homme: Fiction, vous avez dit science-fiction?</title>
		<link>http://georgemag.ch/un-monde-sans-homme-fiction-vous-avez-dit-science-fiction/</link>
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		<pubDate>Tue, 15 Nov 2011 19:23:25 +0000</pubDate>
		<dc:creator>George</dc:creator>
				<category><![CDATA[100% naturel]]></category>
		<category><![CDATA[Featured Article]]></category>
		<category><![CDATA[humour]]></category>
		<category><![CDATA[science-fiction]]></category>

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		<description><![CDATA[Alors dans ce monde, ce n’est pas l’espèce humaine qui a disparu, mais les hommes, les mâles, ces entités biologiques qui, tout au long des millénaires, n’ont eu de cesse de marquer de leur empreinte, parfois écrasante, souvent dévastatrice, ceux avec qui ils entraient en interaction… Bref, vous voyez le topo : le monde que je vous propose d’expérimenter est un monde où les « mecs » ne seraient plus qu’un mauvais souvenir, une période tragique du développement de l’intelligence, une vague réminiscence se perdant dans les limbes d’une histoire révolue…]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong><a href="http://georgemag.ch/staging/wp-content/uploads/George4_100nat.jpg" rel="lightbox[2710]"><img class="size-full wp-image-2712 alignnone" title="George4_100nat" src="http://georgemag.ch/staging/wp-content/uploads/George4_100nat.jpg" alt="" width="600" height="849" /></a></p>
<p>Imaginez… Laissez-vous aller… Tentez d’intégrer ce monde… Oui, oui, vous y arriverez – un petit effort… C’est ça… Continuez à imaginer et, si cela ne marche pas, forcez un peu votre volonté à adhérer à ce brouillard de mots qui se cristallise petit à petit, dans une figure, une image, une représentation… Vous le voyez ? Voyez-vous ce monde où les hommes ont disparu?</strong></p>
<p>Alors dans ce monde, ce n’est pas l’espèce humaine qui a disparu, mais les hommes, les mâles, ces entités biologiques qui, tout au long des millénaires, n’ont eu de cesse de marquer de leur empreinte, parfois écrasante, souvent dévastatrice, ceux avec qui ils entraient en interaction… Bref, vous voyez le topo : le monde que je vous propose d’expérimenter est un monde où les « mecs » ne seraient plus qu’un mauvais souvenir, une période tragique du développement de l’intelligence, une vague réminiscence se perdant dans les limbes d’une histoire révolue…<br />
Vous y êtes ? Sentez-vous les contours d’un tel univers se former, ses rivages se dessiner ? Certes, vous pouvez avoir l’impression d’être en plein rêve, mais en fait vous êtes en train d’investir un type de paysage expérimental qui a depuis toujours été l’œuvre des écrivaines de science-fiction, en particulier dans sa veine appelée « biopunk » – oui, c’est étrange, mais c’est un vocable créé jadis par la testostérone : le son est dur, l’accent turgescent, la finale « hoqueteuse ». Oui, je sais… Vous avez raison : il manque quelque chose. Ce n’est pas parce que je vous invite à vivre dans un monde sans homme que je vous introduis obligatoirement dans un monde de science-fiction : où sont en effet les gadgets, les étoiles oniriques, les objets aux noms inintelligibles qui garnissent habituellement les univers-miroirs de ce type d’œuvres ? J’y arrive ! Laissez-moi le temps de dresser le cadre général, avant d’en venir au cœur intime de mon récit ! Bon, visiblement, je ne vais pas pouvoir développer les tons et les courbes qui, dans mon imaginaire, brossaient ce monde de demain… Il n’y aura pas de suspense, il n’y aura pas de style… Seuls les éléments définitoires resteront : les hommes ont disparu, on évolue dans un monde de science-fiction, le biopunk impose ses lois, les femmes s’entretiennent entre elles – à défaut d’interlocuteurs autres.</p>
<p>Vous voyez le problème ? Allez, faites pas les malignes ! Dites-moi ce qui cloche. OUI : cet univers ne laisse aucune place aux rires des enfants… En effet, si ce monde était possible, cette société devrait s’écrouler, disparaître, s’évanouir et revenir à ce qu’elle semblait être au départ – un rêve. Mais c’est justement là où le bât blesse : nous sommes en science-fiction et qui dit science-fiction, dit « quelque chose de nouveau est advenu », et c’est ce quelque chose qui légitime la cohérence – et, dans notre cas, la pérennité – de l’univers créé : les femmes peuvent se reproduire entre elles… Mais comment ? Il est temps que je cède ma parole à celle de la science… et à la fiction…</p>
<p>Les plus âgées de ce monde doivent sûrement se rappeler que tout est parti d’une fiction ou, plutôt, de ce que l’on pensait être une œuvre de fiction… Elles se rappellent que Pierre De Grandi, professeur de gynécologie de cet ancien hôpital appelé le « CHUV » (acronyme dont la signification s’est perdue depuis), avait osé… Il avait osé écrire – et publier aux éditions Plaisir de Lire – ce roman en l’an de grâce 2011 : Yxsos ou le songe d’Ève. Et tout était là… Tout… Mais les hommes n’ont pas voulu le voir… Pierre De Grandi rappelait pourtant au sein même de son récit – ironie de l’histoire : les gens, les mâles surtout, ont ri de ce qui, plus tard, allait les décimer ! –, que parmi les multiples techniques de fertilisation in vitro, l’injection intra-cytoplasmique d’un spermatozoïde était celle qui était le plus couramment utilisée en médecine de la reproduction. Effectuée sous un microscope à l’aide de divers instruments, cette technique consistait à réaliser la fécondation en injectant un spermatozoïde dans un ovocyte. Mais alors… serait-il possible de féconder un ovocyte en lui injectant non pas un spermatozoïde, mais le noyau d’un ovocyte prélevé chez une autre femme ?</p>
<blockquote><p>Serait-ce imaginable que les femmes puissent se passer ainsi de spermatozoïdes et engendrer une humanité exclusivement féminine ?</p></blockquote>
<p>Avec les connaissances dont disposait le professeur à l’époque, la réponse à cette question était pour le moins incertaine. Il écrivait : « Certes, l’injection dans un ovocyte du noyau d’un autre ovocyte était vraisemblablement possible, même si elle posait quelques défis technologiques. Une telle opération aurait apporté les 23 chromosomes nécessaires à déclencher le développement embryonnaire. Qui plus est, ce processus aurait imité celui de la reproduction sexuée en assurant l’apport de gènes garantissant la diversité de l’espèce. Restait cependant à savoir si un tel mode de fécondation aurait enclenché des mécanismes d’empreinte génomique adéquats et s’il aurait pu déclencher la division cellulaire conduisant à la constitution d’un embryon. C’était principalement à ce sujet qu’une fécondation ovo-ovocytaire hétérologue était dite se perdre dans la fiction… En effet, les savants affirmaient que la division cellulaire exigeait la formation du fuseau qui attire dans les cellules filles les chromosomes répliqués de la cellule mère. Or, les éléments indispensables à la constitution et au fonctionnement de ce fuseau, à savoir les centrioles, sont apportés exclusivement par les spermatozoïdes ! Autrement dit, sans spermatozoïdes, pas de centrioles, sans centrioles, pas de division cellulaire, et sans division cellulaire, pas d’embryon. » Ainsi, pensait-on, seule la fiction pouvait transgresser le tabou !</p>
<p>Ils ont eu tellement tort de penser cela… Et aujourd’hui, les hommes n’ont même plus leurs yeux pour pleurer… Ils ont été évincés de la surface de la Terre et ce, par l’entremise de ce qu’ils avaient si longtemps imaginé être leur grande conquête : la science… Vous me comprenez maintenant ? Vous comprenez pourquoi j’insiste tant sur la (science-)fiction ? Car son rôle nous a amenés là, dans ce monde où l’uniformité est devenue commune, dans cette utopie sexuelle… Mais, amer, je me rappelle de ces mots de Thomas More évoquant son utopie : « La république utopienne, je la souhaite, plutôt que je ne l’espère »….</p>
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		<title>George s&#8217;expose à Lausanne</title>
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		<pubDate>Mon, 31 Oct 2011 08:42:48 +0000</pubDate>
		<dc:creator>George</dc:creator>
				<category><![CDATA[sur le vif]]></category>

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		<description><![CDATA[Ça fait des lustres que les femmes sortent des carcans, franchissent des murs, gagnent des batailles et font avancer les choses. Pour rendre hommage à cette énergie vivace, les artistes proches de george et d’innombrables contributrices donnent leur vision du dépassement de bornes au féminin. Le Studio Survolté (Sandra Guignard &#38; Catherine Leutenegger) met en scène, dans leur environnement de prédilection, des icônes contemporaines affirmées, hors des rôles attendus. monokini (Nathalie Imhof &#38; Marlène Jeannerat) agence des bribes de textes d’inspiratrices légendaires pour en tirer des visages typographiques. Muriel Rochat et Carine Roth, présentent une série de figures romandes et pionnières de la prise de conscience au féminin. OH Photo (Olivier Jeannin) propose des portraits grand format de femmes qui affrontent l’objectif sans se dérober, d’accord d’outrepasser le jeu de l’apparence. Géraud Siegenthaler fixe des instants fugitifs d’adolescence au moment délicat où s’affirme la personnalité. Enfin, une collection d’anonymes témoignent de leur courage au quotidien ou de leurs prises de position, en donnant leur voix pour cet événement. GEORGE a le plaisir de vous inviter au vernissage le jeudi 10 novembre à 18h.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://georgemag.ch/staging/wp-content/uploads/Woming_expo3_flyerA51.jpg" rel="lightbox[2697]"><img class="size-full wp-image-2698 alignnone" title="Woming_expo3_flyerA5_NEW.indd" src="http://georgemag.ch/staging/wp-content/uploads/Woming_expo3_flyerA51.jpg" alt="" width="600" height="851" /></a></p>
<p><strong>Ça fait des lustres que les femmes sortent des carcans, franchissent des murs, gagnent des batailles et font avancer les choses.</strong></p>
<p>Pour rendre hommage à cette énergie vivace, les artistes proches de george et d’innombrables contributrices donnent leur vision du dépassement de bornes au féminin.</p>
<p><a href="http://www.lestudiosurvolte.ch/" target="_blank"><strong>Le Studio Survolté</strong></a> (Sandra Guignard &amp; Catherine Leutenegger) met en scène, dans leur environnement de prédilection,<br />
des icônes contemporaines affirmées, hors des rôles attendus.</p>
<p><a href="http://monokini.ch/" target="_blank"><strong>monokini</strong></a> (Nathalie Imhof &amp; Marlène Jeannerat) agence des bribes de textes d’inspiratrices légendaires pour en tirer des visages typographiques.</p>
<p><a href="http://murielrochat.ch/" target="_blank"><strong>Muriel Rochat</strong></a> et <strong><a href="http://www.arkive.ch" target="_blank">Carine Roth</a></strong>, présentent une série de figures romandes et pionnières de la prise de conscience au féminin.</p>
<p><a href="http://www.oh-photo.ch/" target="_blank"><strong>OH Photo</strong></a> (Olivier Jeannin) propose des portraits grand format de femmes qui affrontent l’objectif sans se dérober, d’accord d’outrepasser le jeu de l’apparence.</p>
<p><a href="http://www.geraud.ch/" target="_blank"><strong>Géraud Siegenthaler</strong></a> fixe des instants fugitifs d’adolescence au moment délicat où s’affirme la personnalité.</p>
<p>Enfin, une collection d’anonymes témoignent de leur courage au quotidien ou de leurs prises de position, en donnant<br />
leur voix pour cet événement.</p>
<blockquote><p>GEORGE a le plaisir de vous inviter au vernissage le jeudi 10 novembre à 18h.</p></blockquote>
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