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	<title>George Magazine</title>
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	<description>la revue de celles qui dépassent les bornes</description>
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		<title>Le viol, un crime à géométrie variable?</title>
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		<pubDate>Fri, 10 May 2013 15:08:39 +0000</pubDate>
		<dc:creator>George</dc:creator>
				<category><![CDATA[Featured Article]]></category>
		<category><![CDATA[sur le vif]]></category>
		<category><![CDATA[droits humains]]></category>
		<category><![CDATA[politique]]></category>
		<category><![CDATA[société]]></category>

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		<description><![CDATA[Le «débat» commence avec Viol-Secours qui dénonce le caractère sexiste et hétéronormé de l’article 190 CP(2), qui n’est que le reflet d’une société patriarcale. Nous étendons notre analyse à tous les articles qui relèvent des infractions contre l’intégrité sexuelle, et insistons sur le fait que la manière dont la justice d’Etat interprète ces articles et les situations de violence faites aux femmes, est très souvent empreinte de stéréotypes dominants.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong><a href="http://georgemag.ch/staging/wp-content/uploads/trois-ptits-viols_RA2012_1-2.jpg" rel="lightbox[3650]"><img class="alignnone size-large wp-image-3651" title="trois ptits viols_RA2012_1 (2)" src="http://georgemag.ch/staging/wp-content/uploads/trois-ptits-viols_RA2012_1-2-640x587.jpg" alt="" width="640" height="587" /></a></strong></p>
<blockquote><p>L&#8217;histoire remonte à novembre 2012, à Genève, lors d&#8217;une soirée intitulée &laquo;&nbsp;Le viol, un crime à géométrie variable?&nbsp;&raquo;.<br />
Au programme de la soirée, une table ronde qui propose de questionner le système pénal suisse et la définition actuelle du viol en Suisse.<br />
On s&#8217;attendait à voir plusieurs associations féministes et LGBT autour de la table&#8230; Au final, seule une représentante de Viol Secours fut invitée au débat. Viol secours nous livre son impression à l&#8217;issue de cette soirée.<br />
L&#8217;occasion de retrouver les voix des femmes que l&#8217;association genevoise accompagne, trop souvent absentes ou rendues invisibles des débats les concernant.</p></blockquote>
<p><strong>Le viol, un crime à géométrie variable?<br />
Histoire et droit (1)</strong><br />
Journée contre les violences faites aux femmes<br />
Novembre 2012</p>
<p>La soirée est ouverte par Pierre Maudet, le conseiller d’Etat chargé du département de la sécurité, qui commence en remerciant la police. Le ton est lancé. Une conférence sur l’histoire du viol de Georges Vigarello s’ensuit, puis la parole est donnée à Viol-Secours, au chef de la brigade des mœurs Philippe Droz, au  centre de consultation LAVI, à l’avocate pénaliste Lorella Bertani, ainsi qu’à Nathalie Magnenat-Fuchs procureure au Ministère public.</p>
<p>Lorsque nous avions questionné le choix des intervenant.e.s, en déplorant notamment l’absence des associations LGBT, on nous a répondu qu’il n’y avait pas assez de chaises autour de la table et que cela alourdirait le débat. Mais qu’on ne s’inquiète pas, ces associations auront une place au premier rang et pourront prendre la parole…</p>
<p>Le «débat» commence avec Viol-Secours qui dénonce le caractère sexiste et hétéronormé de l’article 190 CP(2), qui n’est que le reflet d’une société patriarcale. Nous étendons notre analyse à tous les articles qui relèvent des<strong> infractions contre l’intégrité sexuelle</strong>, et insistons sur le fait que la manière dont la justice d’Etat interprète ces articles et les situations de violence faites aux femmes, est très souvent empreinte de stéréotypes dominants.</p>
<p>Le chef de la brigade des mœurs répond que «le délit sexuel se résume à la parole de l’un contre celle de l’autre et qu’il est difficile de faire la part des choses». Il continue en citant «le phénomène malheureusement pas rare des fausses déclarations et des fausses victimes». L’avocate nous demande «d’aller parler du patriarcat ailleurs», en affirmant que ce qu’elle a entendu «sur le 16ème  siècle en France se passe aujourd’hui dans d’autres contrées». Elle relève également qu’il existe toute «une série d’indices», comme «le diagnostique de stress post-traumatique ou encore le discours cohérant de la victime, qui mis bout à bout, vont former le faisceau de preuves». Enfin, la procureure affirme que «la loi permet de punir les viols et les contraintes sexuelles» et que «sans aucune connotation philosophique ou jugements de valeurs (…), il y a un besoin de preuve comme pour toute infraction». Bien d’autres choses ont été dites pour ou contre le changement de l’article 190 du CP, mais nous ne retenons ici qu’une «belle» palette d’affirmations sexistes et racistes.</p>
<blockquote><p>Pour Viol-Secours, lorsqu’une femme porte plainte pour violences sexuelles, cela ne devrait pas se résumer «à la parole de l’un contre celle de l’autre». La personne qui porte plainte et l’accusé ne sont pas dans une relation symétrique. Comment peut-on ne pas tenir &#8211; au minimum &#8211; compte du/des rapport/s de pouvoir entre un homme accusé et une femme victime?  Que vient faire «l’argument» «des fausses plaintes et des fausses victimes» dans un débat sur le viol, si ce n’est de laisser entendre que ce serait une réalité tangible?</p></blockquote>
<p>Nous réfutons également le discours qui stigmatise « les autres » en occultant et niant le patriarcat bien de « chez nous ». Les violences sexuelles découlent du système social et peuvent toucher toutes les femmes indépendamment de leur statut socio-économique, leur origine etc. Un viol est un moyen pour un homme d’asseoir son pouvoir et d’exercer sa domination, ici comme « ailleurs ». Nous sommes également interloquées par le fait que la notion de « faisceau de preuves » ait été fortement valorisée et mise en avant comme amplement suffisante pour « prouver » un viol. Comment comprendre alors que la majorité des plaintes pour violences sexuelles sont classées ? Serait-ce parce qu’elles ne correspondent pas au fameux « faisceau » ? Nous rappelons que toutes les femmes ne réagissent pas de la même manière, qu’elles ne vivent pas toutes les mêmes oppressions et qu’une femme ne développe pas obligatoirement un stress post-traumatique. Nous refusons une analyse de la justice d’Etat, qui pour reconnaître un viol, enferme les femmes uniquement dans un schéma de «la parfaite victime» en la médicalisant.</p>
<p>Enfin, il est manifestement encore nécessaire de rappeler que les lois, leurs interprétations et leurs applications sont faites par des hommes et des femmes qui sont partie prenantes de ce système sexiste. Et les violences sexuelles sont inhérentes à celui-ci(3).</p>
<p>En conclusion, la fin de la soirée a été hautement symbolique. La modératrice a interrompu la parole des associations LGBT en demandant de raccourcir leur intervention, et on passa sous un silence total le tract distribué par un collectif qui dénonçait tant le contenu que la forme de ce «débat». Tout le monde s’est congratulé et a salué «la portée de cette soirée». Nous, nous sommes restées bouche bée.</p>
<p>L’article 190 CP reflète un mode de pensée sexiste et hétéronormé disions-nous&#8230;?<em> </em></p>
<hr /><em> (1) Conférence organisée par le Service pour la promotion de l’égalité (SPPE) et le Bureau de l’égalité (UNIGE)</em></p>
<p><em>(2) <strong>Art 190 (Viol)</strong><br />
1. Celui qui, notamment en usant de menace ou de violence, en exerçant des pressions d&#8217;ordre psychique ou en la mettant hors d&#8217;état de résister, aura contraint une personne de sexe féminin à subir l&#8217;acte sexuel, sera puni d&#8217;une peine privative de liberté de un à dix ans.</em><br />
<em>2. (…)</em><br />
<em>3. Si l&#8217;auteur a agi avec cruauté, notamment s&#8217;il a fait usage d&#8217;une arme dangereuse ou d&#8217;un autre objet dangereux, la peine sera la peine privative de liberté de trois ans au moins.<br />
</em><em><br />
(3) Il est par exemple récurrent que des violences sexuelles soient  interprétées par des juges comme de la séduction ou comme un acte  passionnel</em></p>
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		<title>2ème Conférence nationale: Familles arc-en-ciel: des préjugés à la reconnaissance</title>
		<link>http://georgemag.ch/2eme-conference-nationale-familles-arc-en-ciel-des-prejuges-a-la-reconnaissance/</link>
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		<pubDate>Sun, 07 Apr 2013 14:58:57 +0000</pubDate>
		<dc:creator>George</dc:creator>
				<category><![CDATA[Featured Article]]></category>
		<category><![CDATA[Featured Image]]></category>
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		<category><![CDATA[conférence]]></category>
		<category><![CDATA[droits humains]]></category>
		<category><![CDATA[société]]></category>

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		<description><![CDATA[Les 24 et 25 mai 2013 se tiendra à Uni-Mail Genève la deuxième conférence nationale «Familles arc-en-ciel: des préjugés à la reconnaissance - Mieux accueillir cette nouvelle composante de la diversité familiale».]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong><img class="alignnone size-large wp-image-3633" title="famarc_affiches_A3_FR.indd" src="http://georgemag.ch/staging/wp-content/uploads/FAMARC_visuel-640x581.jpg" alt="" width="640" height="581" /><br />
Les 24 et 25 mai 2013 se tiendra à Uni-Mail Genève la deuxième conférence nationale «Familles arc-en-ciel: des préjugés à la reconnaissance &#8211; Mieux accueillir cette nouvelle composante de la diversité familiale».</strong></p>
<p>Organisée par l’association nationale suisse Familles arc-en-ciel et le groupe Homoparents de l’association genevoise 360, en partenariat avec les Etudes Genre de l’Université de Genève, le centre en Etudes Genre LIEGE de l’Université de Lausanne et la Fédération genevoise des associations LGBT, ces deux jours de conférence visent à sensibiliser à cette thématique les professionnel-le-s travaillant avec les enfants et les familles, et à promouvoir de manière générale l’intégration de la différence dans les pratiques professionnelles (crèche, école, médecins, travailleurs sociaux, etc).</p>
<p>Cette conférence s’inscrit dans un moment politique particulier, tant les préjugés liés à l’homoparentalité nourrissent en premier lieu le discours homophobe. On le voit en France, on le voit en Suisse. Le débat public autour de thématique a donc toute son importance. Il participe à lutter contre les préjugés, et en ce sens, à faire progresser la reconnaissance des personnes LGBT.</p>
<blockquote><p>En Suisse, selon différentes estimations, entre 6‘000 et 30&#8217;000 enfants grandissent dans des familles arc-en-ciel.</p></blockquote>
<p>Par famille arc-en-ciel, nous entendons une famille dans laquelle au moins un parent est homosexuel, bisexuel ou transgenre. Les enfants concernés peuvent être issus de relations hétérosexuelles antérieures, naître, être adoptés ou simplement pris en charge dans le cadre d’une relation homosexuelle. Ce n’est pas le lien biologique qui définit une famille arc-en-ciel, mais l’engagement, le lien social et le sentiment de responsabilité par rapport aux enfants.</p>
<p>Malgré cela, ces enfants sont confrontés à la stigmatisation, non pas parce qu’ils font partie d’un groupe minoritaire, mais plutôt parce qu’ils sont associés à ce groupe minoritaire, à savoir leurs parents homosexuels, bisexuels ou transgenres. Le lieu où les enfants risquent le plus de vivre cette discrimination est le milieu scolaire. Et dans de nombreux domaines socio-éducatifs, les professionnel·le·s méconnaissent encore le quotidien des familles arc-en-ciel.</p>
<p>→ <strong>Vous pouvez découvrir le riche programme de la conférence et vous inscrire:</strong> <a href="http://conference-famillesarcenciel.ch/" target="_blank">http://conference-famillesarcenciel.ch/</a><br />
→ <strong>Programme (pdf) à télécharger</strong> <a href="http://georgemag.ch/staging/wp-content/uploads/Programme_famarc.pdf" target="_blank">ici</a></p>
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		</item>
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		<title>Electron festival du 28 – 31 mars 2013</title>
		<link>http://georgemag.ch/electron-festival-du-28-%e2%80%93-31-mars-2013/</link>
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		<pubDate>Wed, 27 Mar 2013 19:32:45 +0000</pubDate>
		<dc:creator>George</dc:creator>
				<category><![CDATA[Featured Article]]></category>
		<category><![CDATA[Featured Image]]></category>
		<category><![CDATA[sur le vif]]></category>
		<category><![CDATA[musique]]></category>

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		<description><![CDATA[Elle est l’une des femmes les plus respectées du circuit techno. DJ et productrice de talent, Anja Schneider est également la boss du label Mobilee, qui abrite des artistes de la trempe de Sebo K, And.Id, Rodriguez Jr., Pan-Pot ou Marcin Czubala.
Personnalité à l’énergie généreuse et débordante, Anja Schneider excelle derrière les platines, grâce à une sélection discographique impeccable.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<blockquote><p><strong>Electron festival &#8211; Sélection <em>George</em><br />
28 – 31 mars 2013</strong></p></blockquote>
<p><img class="alignnone size-full wp-image-3620" title="anja" src="http://georgemag.ch/staging/wp-content/uploads/anja.jpg" alt="" width="621" height="352" /><br />
VENDREDI 29 MARS / Zoo / 03h00<br />
<a href=" http://www.electronfestival.ch/artist/24" target="_blank"><strong> ANJA SCHNEIDER</strong></a><br />
<em> (DE) Tech-House &#8211; Dj set</em><br />
Elle est l’une des femmes les plus respectées du circuit techno. DJ et productrice de talent, Anja Schneider est également la boss du label Mobilee, qui abrite des artistes de la trempe de Sebo K, And.Id, Rodriguez Jr., Pan-Pot ou Marcin Czubala.<br />
Personnalité à l’énergie généreuse et débordante, Anja Schneider excelle derrière les platines, grâce à une sélection discographique impeccable.</p>
<p><img class="alignnone size-full wp-image-3622" title="kas" src="http://georgemag.ch/staging/wp-content/uploads/kas.jpg" alt="" width="621" height="352" /><br />
VENDREDI 29 MARS / Fonderie Kugler / 01h30<br />
<a href=" http://kasproduct.com/" target="_blank"><strong> KAS PRODUCT</strong></a><br />
<em> (FR) New wave &#8211; Live</em><br />
Duo de légende formé en 1980, les Kas Product font figure de référence de la new wave française et sont certainement à l’origine des influences punk électroniques véhiculées par les jeunes générations (Kap Bambino…) ou, plus largement, de l’électroclash. Après une traversée du désert qui aura duré près de 15 ans (1988 à 2004), le duo se reforme suite une réédition de ses deux premiers albums sur Les Disques du Soleil et de l’Acier en 2005.<br />
Véritable anthologie électro-punk-clash à eux seuls, ces pionniers qui se sont rencontrés à un concert des Damened en 1977 savent comme nuls autres déchaîner les foules, de Marsatac à Ososphère, en passant par Electron. INCONTOURNABLES!</p>
<p><img class="alignnone size-full wp-image-3625" title="peaches" src="http://georgemag.ch/staging/wp-content/uploads/peaches.jpg" alt="" width="621" height="352" /><br />
DIMANCHE 31 MARS / Rez / 2h30<br />
<a href=" http://peachesrocks.com/" target="_blank"><strong> PEACHES EXTRAVAGANZA</strong></a><br />
<em> (CA) Electro &#8211; DJ &#8211; MC set</em><br />
En clôture de festival, c’est la princesse du dance-punk/electroclash herself qui débarquera à Electron! Véritable bête de scène, la Canadienne exilée à Berlin traîne derrière elle une image sulfureuse et transgressive. Ces shows alternant prestations scéniques déjantées et interactions avec un public survolté sont à voir au moins une fois dans sa vie.<br />
Pour sa première apparition à Electron, Peaches s’accompagnera de danseuses surchauffées pour présenter son nouveau projet: un show survolté, mêlant MCing, DJ set et autres performances à vous couper le souffle.<br />
Accrochez-vous, Peaches MC DJ Extravaganza s’apprête à retourner l’Usine.</p>
<p><img class="alignnone size-full wp-image-3624" title="ms_dynamite" src="http://georgemag.ch/staging/wp-content/uploads/ms_dynamite.jpg" alt="" width="621" height="352" /><br />
SAMEDI 30 MARS / Palladium / 23h45<br />
<a href=" http://www.msdynamite.co.uk/" target="_blank"><strong> MS DYNAMITE</strong></a><br />
<em> (UK) hip hop / electro &#8211; Live</em><br />
Repérée grâce à sa participation au titre de Sticky &laquo;&nbsp;BOOO&nbsp;&raquo; qui est devenu un hymne de la scène UK garage, elle fait irruption dans les charts au début des années 2000 avec les désormais classiques &laquo;&nbsp;It takes more&nbsp;&raquo;, ou &laquo;&nbsp;Dy-na-mi-tee&nbsp;&raquo;. De retour sur la scène en 2010 , elle enchaîne les collaborations avec plusieurs membre de Rinse FM pour 3 singles (&laquo;&nbsp;Wile Out&nbsp;&raquo; avec DJ Zinc, &laquo;&nbsp;What You Talking About&nbsp;&raquo; avec Redlight et son featuring sur le &laquo;&nbsp;Lights On&nbsp;&raquo; de Katy B) solidement ancrés dans le son qui caractérise la deuxième décennie des années 2000, un mélange de sonorités ultrasynthétiques et de refrain accrocheurs. Son dernier titre, Neva Soft, produit par Labrinth, est le premier single de son prochain album.</p>
<p><img class="alignnone size-full wp-image-3621" title="emma_mylan" src="http://georgemag.ch/staging/wp-content/uploads/emma_mylan.jpg" alt="" width="621" height="352" /><br />
DIMANCHE 31 MARS / Rez / 03h30<br />
<a href=" http://www.electronfestival.ch/artist/79" target="_blank"><strong> LULÚXPO FEAT EMMA MYLAN</strong></a><br />
<em> (CH) Electro &#8211; DJ Set</em><br />
Célèbre pour ses DJ sets à quatre mains, le couple formé à la ville comme à la scène par Lulu et Pollux véhicule depuis sa rencontre un «Love Is Power» de circonstance au travers de duomix électro-disco ravageurs. Ils seront accompagnés pour l&#8217;occasion par Emma Mylan, qui, après avoir participé au clip &laquo;&nbsp;Rock me Love&nbsp;&raquo; du duo, les accompagnera pour la première fois sur scène.</p>
<p><img class="alignnone size-full wp-image-3623" title="laura" src="http://georgemag.ch/staging/wp-content/uploads/laura.jpg" alt="" width="621" height="352" /><br />
SAMEDI 30 MARS / Silencio / 02h00<br />
<strong> <a href=" https://soundcloud.com/laurajones" target="_blank">LAURA JONES</a></strong><br />
<em> (UK) tech-house &#8211; Dj Set</em><br />
L&#8217;une des révélations tech-house de 2012. Dernière protégée du label Visionquest, cette frêle anglaise a surpris son monde par un dj set envoûtant qui a fait chavirer nombre de clubs prestigieux durant l&#8217;été dernier, alors que ses propres tracks &laquo;&nbsp;Live A Little&nbsp;&raquo; et &laquo;&nbsp;Love In Me&nbsp;&raquo; caracolaient en tête des différents charts spécialisés. La sortie enfin, au printemps dernier, de l&#8217;album &laquo;&nbsp;Leftroom Presents Laura Jones&nbsp;&raquo; aura fini de la consacrer comme nouvelle star des dancefloors. C&#8217;est donc avec cette fraîche mais hypesque réputation qu&#8217;elle vient s&#8217;échouer sur les rives du Silencio, pour un set percussif qui saura bousculer les plus blasés.</p>
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		<title>Portfolia – Muriel Décaillet</title>
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		<pubDate>Tue, 26 Mar 2013 18:23:41 +0000</pubDate>
		<dc:creator>George</dc:creator>
				<category><![CDATA[Featured Article]]></category>
		<category><![CDATA[portfolia]]></category>
		<category><![CDATA[art]]></category>
		<category><![CDATA[galeries]]></category>
		<category><![CDATA[installation]]></category>

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		<description><![CDATA[Le fil, élément conducteur de la plasticienne: un fil rouge qu’elle déroule au travers d’une œuvre qui délimite un vaste champ d’investigation touchant aux symboles, aux tabous, à la perception et à la vitalité de la sexualité féminine et, plus loin, à l’identité féminine en général.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>TRIVIAL D’AIGUILLE</strong></p>
<p><strong>Née à Genève en 1976, Muriel Décaillet est une artiste diplômée de la HEAD*, section design de mode.<br />
Elle en recycle les divers éléments &#8211; fils, textiles, photographies, vidéos, sons &#8211; pour tisser des histoires, broder des conflits émotionnels, esquisser des représentations intimes touchant à l’univers de la féminité. Ses œuvres ambivalentes, attirantes et répulsives à la fois, sont teintées d’humour et de violence. Comme le fil, elles sont à la fois fragiles et solides…<br />
Le fil, c’est d’ailleurs l’élément conducteur de la plasticienne: un fil rouge qu’elle déroule au travers d’une œuvre qui délimite un vaste champ d’investigation touchant aux symboles, aux tabous, à la perception et à la vitalité de la sexualité féminine et, plus loin, à l’identité  féminine en  général.</strong></p>
<p>* Haute Ecole d’Art et de Design</p>

<a href='http://georgemag.ch/portfolia-%e2%80%93-muriel-decaillet/murieldecaillet_1/' title='MurielDecaillet_1'><img width="150" height="150" src="http://georgemag.ch/staging/wp-content/uploads/MurielDecaillet_1-150x150.jpg" class="attachment-thumbnail" alt="MurielDecaillet_1" title="MurielDecaillet_1" /></a>
<a href='http://georgemag.ch/portfolia-%e2%80%93-muriel-decaillet/murieldecaillet_2/' title='MurielDecaillet_2'><img width="150" height="150" src="http://georgemag.ch/staging/wp-content/uploads/MurielDecaillet_2-150x150.jpg" class="attachment-thumbnail" alt="MurielDecaillet_2" title="MurielDecaillet_2" /></a>
<a href='http://georgemag.ch/portfolia-%e2%80%93-muriel-decaillet/murieldecaillet_3/' title='MurielDecaillet_3'><img width="150" height="150" src="http://georgemag.ch/staging/wp-content/uploads/MurielDecaillet_3-150x150.gif" class="attachment-thumbnail" alt="MurielDecaillet_3" title="MurielDecaillet_3" /></a>
<a href='http://georgemag.ch/portfolia-%e2%80%93-muriel-decaillet/murieldecaillet_4/' title='MurielDecaillet_4'><img width="150" height="150" src="http://georgemag.ch/staging/wp-content/uploads/MurielDecaillet_4-150x150.gif" class="attachment-thumbnail" alt="MurielDecaillet_4" title="MurielDecaillet_4" /></a>
<a href='http://georgemag.ch/portfolia-%e2%80%93-muriel-decaillet/murieldecaillet_5/' title='MurielDecaillet_5'><img width="150" height="150" src="http://georgemag.ch/staging/wp-content/uploads/MurielDecaillet_5-150x150.gif" class="attachment-thumbnail" alt="MurielDecaillet_5" title="MurielDecaillet_5" /></a>
<a href='http://georgemag.ch/portfolia-%e2%80%93-muriel-decaillet/murieldecaillet_6/' title='MurielDecaillet_6'><img width="150" height="150" src="http://georgemag.ch/staging/wp-content/uploads/MurielDecaillet_6-150x150.gif" class="attachment-thumbnail" alt="MurielDecaillet_6" title="MurielDecaillet_6" /></a>

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		<item>
		<title>L’APERO, C’EST MON REPAS PRéFéRé!</title>
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		<pubDate>Tue, 26 Mar 2013 18:02:04 +0000</pubDate>
		<dc:creator>George</dc:creator>
				<category><![CDATA[Featured Article]]></category>
		<category><![CDATA[flashes]]></category>
		<category><![CDATA[littérature]]></category>

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		<description><![CDATA[Ne vous creusez pas la tête si vous souhaitez la joindre par téléphone: dans l’annuaire, elle est listée sous Amélie Plume. « J’ai fini par officialiser ce nom, car plus personne ne me connaissait sous l’ancien », rigole la sexagénaire, qui nous reçoit par un dimanche matin ensoleillé dans son appartement genevois. Sur la table basse du salon, ils sont tous là, ses treize ouvrages parus aux éditions Zoé. Quant à leur auteure, c’est avec enthousiasme et malice qu’elle se prête au jeu des trois « flashes ».]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong><img class="alignnone size-large wp-image-3601" title="George4_flashes" src="http://georgemag.ch/staging/wp-content/uploads/George4_flashes-640x625.jpg" alt="" width="640" height="625" /><br />
Ne vous creusez pas la tête si vous souhaitez la joindre par téléphone: dans l’annuaire, elle est listée sous Amélie Plume. « J’ai fini par officialiser ce nom, car plus personne ne me connaissait sous l’ancien », rigole la sexagénaire, qui nous reçoit par un dimanche matin ensoleillé dans son appartement genevois. Sur la table basse du salon, ils sont tous là, ses treize ouvrages parus aux éditions Zoé. Quant à leur auteure, c’est avec enthousiasme et malice qu’elle se prête au jeu des trois « flashes ».</strong></p>
<p><strong>Quel est votre juron préféré en voiture ?</strong><br />
« Connard ou connasse ! Mais bon, je ne baisse pas la fenêtre pour le crier aux gens… (rires). Ensuite, lorsque j’ai eu l’occasion de voir la personne qui est au volant de l’autre véhicule, j’ajoute quelque chose. Si c’est une femme d’une certaine corpulence, je dirai « grosse dinde ! ». Si c’est une jeunette, ce sera «p’tite dinde!». Les comportements dangereux sur la route, ça me met vraiment en colère. Moi, je suis plutôt du genre prudente au volant. D’ailleurs, mes proches se sont toujours moqués de moi: apparemment, quand je conduis et que je suis en plein dans une discussion animée, je ralentis…</p>
<p><strong>Trois produits à ajouter au distributeur automatique du coin de la rue ?</strong><br />
« C’est archi-facile : de la saucisse sèche, des tomates cerises et une petite bouteille de vin rouge. L’apéro, c’est mon repas préféré ! Quand je suis seule chez moi le soir, je me prépare une assiette et un verre, que j’emporte à mon bureau.<br />
Je savoure le tout en ouvrant le courrier ou en répondant aux e-mails. Que ce soit bien clair : je ne m’affale pas sur le canapé pour siroter mon pinard ! (rires) Quand on est artiste ou écrivaine, un petit coup de rouge, ça stimule la créativité tout en détendant. Et puis si j’ai du monde à la maison, je préfère préparer un apéro dînatoire – dans ce cas, j’ajoute par exemple des tartines à la tapenade ou au beurre-ciboulette maison – que de passer ma soirée à la cuisine.</p>
<p><strong>Quelles bornes dépassez-vous au quotidien ?</strong><br />
« Les bornes que je dépasse au quotidien, c’est choisir de ne faire que ce que j’aime. Franchement, si à mon âge, je ne fais pas ce que j’aime, quand le ferai-je ? Du coup, j’ai trouvé une technique pour liquider les tâches inévitables et désagréables, que j’appelle mes corvées : je les divise en tous petits morceaux. Par exemple, lorsque je prends mon fameux apéro, donc suis de bonne humeur, j’en profite pour griffonner quelques idées relatives à un rapport ou à une lettre officielle que je suis censée préparer. C’est déjà un tiers du travail qui est liquidé!</p>
]]></content:encoded>
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		<title>La Centrale galerie Powerhouse à Montréal, Québec, Canada</title>
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		<pubDate>Mon, 18 Feb 2013 17:35:10 +0000</pubDate>
		<dc:creator>George</dc:creator>
				<category><![CDATA[Featured Article]]></category>
		<category><![CDATA[Featured Image]]></category>
		<category><![CDATA[sur le vif]]></category>
		<category><![CDATA[art]]></category>
		<category><![CDATA[exposition]]></category>
		<category><![CDATA[galeries]]></category>

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		<description><![CDATA[La centrale est un centre d'artistes féministes non hiérarchique à Montréal, qui va bientôt fêter ses 40 ans. Une longue et belle vie qui a vu passer les courants féministes et leurs bouleversements. ]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong><img class="alignnone size-large wp-image-3569" title="GalleryExterieur" src="http://georgemag.ch/staging/wp-content/uploads/GalleryExterieur-640x426.jpg" alt="" width="640" height="426" /><br />
La Centrale est un centre d’artistes féministes de Montréal, qui fêtera ses 40 ans, en 2014. Cette longue et belle vie a vu passer de nombreux courants féministes et a été témoin des bouleversements qui ont suivi.  Au début, la galerie avait pour objectif de donner une visibilité au travail de femmes artistes.  C’était un projet artistique, mais aussi politique. Le but était en effet de dénoncer le fort déséquilibre entre la représentation artistique des hommes et celle des femmes dans les institutions et galeries.</strong></p>
<p>Les années ont passé et La Centrale est  toujours là!  Maintenant, les enjeux du centre concerne un contexte féministe plus global et non essentialiste. La Centrale est une structure inclusive et non hiérarchique depuis le changement de mandat en 2008. C’est un lieu ouvert à toutes personnes sensibles au mandat féministe du centre sans distinction de sexe ni de genre. Son fonctionnement est tout à fait spécifique aux centres d’artistes canadiens. Les salariées, les membres et les bénévoles sont artistes, chercheuses, étudiantes ou travailleuses culturelles.</p>
<blockquote><p>Will Munro, Vincent Chevalier, Genesis P’Orridge, Peaches, &#8230; ont par exemple montré leur travail ces dernières années. Le féminisme ça concerne tout le monde bien heureusement.</p></blockquote>
<p>La Centrale, néanmoins, a encore pour objectif de présenter des femmes et des personnes s’identifiant comme femmes en priorité. En effet, les inégalités de traitement dans la sphère de l’art étant toujours tout à fait d’actualité.</p>
<p>Outre cet enjeu primordial, le centre tient également a créer une programmation intergénérationnelle et s’attache également à diversifier les formes de productions et les démarches artistiques.</p>
<p>Aussi, l’héritage féministe du centre favorise la diffusion d’oeuvres et de performances faisant appel à des pratiques ou à des matériaux considérés comme désuets ou non académiques, non autoritaires,  souvent associés au «féminin».</p>
<p>La Centrale a  ainsi présenté des œuvres utilisant le papier mâché, la sérigraphie, la broderie, la couture… ce qui a donné des œuvres incroyablement fortes et même subversives parfois, avec des clins d’œil bien placés aux Grands Maîtres de l’histoire de l’art. Des exemples:  Dominique Pétrin, Cynthia Girard ou encore Beth Stuart…( Des photos des œuvres de ces artistes sont disponibles dans la section <a href="http://www.lacentrale.org/archives" target="_blank">archives</a> du site de La Centrale.)</p>
<p>Par ailleurs, la sélection des expositions ne se fait pas dans un rapport didactique avec les féminismes. En effet, un  comité de programmation choisit les expositions et porte attention non seulement aux discours, mais aussi aux processus de travail sous un angle féministe. C’est en cela que le centre s’ouvre à de multiples perspectives sans dogmatisme. Toute la programmation est faite par et pour les artistes. Ce qui garanti la démocratie et l’équité des choix artistiques, puisque toutes les décisions en matière de direction artistique sont choisies et votées dans les comités. Deux appels de projets par an permettent à toutes artistes, locales et internationales de proposer un projet d’exposition. (cf. <a href="http://www.lacentrale.org/" target="_blank">site web</a> de la galerie).</p>
<p>L’année 2014 sera pour La Centrale,  une formidable occasion de célébrer la production féministe en art actuel et permettra de faire le point sur les enjeux contemporains avec une série de rencontres, de conférences, d’événements et d’expositions. Et bien entendu une énorme fête décadente, parce que c’est aussi ça la Centrale: du fun en masse!</p>
<p>Enfin, La Centrale serait très heureuse de rayonner à travers l’Europe et de distribuer ses appels de projets et sa publication dans toutes les structures, galeries, librairies féministes en particulier les francophones! Collaborons et échangeons plus!</p>
<blockquote><p>Nous aimerions encourager les lectrices de George à se procurer notre dernière publication bilingue (fr/ang) <strong><em>Féminismes Électriques</em></strong> (cf. <a href="http://www.lacentrale.org/lancement-feminismes-electriques" target="_blank">site web</a> de la Centrale), qui reflète les courants et les moments artistiques et théoriques clefs de la dernière décennie.</p></blockquote>
<p><strong><img title="KatieMcCain_Mars13" src="http://georgemag.ch/staging/wp-content/uploads/KatieMcCain_Mars13-640x517.jpg" alt="" width="640" height="517" /><br />
</strong><em>Katie McKain (Edinburgh), Multimedia, Exposition 29 mars au 5 mai, 2013</em></p>
]]></content:encoded>
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		<title>Le sens du poil</title>
		<link>http://georgemag.ch/le-sens-du-poil/</link>
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		<pubDate>Tue, 05 Feb 2013 19:29:03 +0000</pubDate>
		<dc:creator>George</dc:creator>
				<category><![CDATA[Featured Article]]></category>
		<category><![CDATA[dans la peau de george kaplan]]></category>
		<category><![CDATA[humour]]></category>
		<category><![CDATA[science-fiction]]></category>

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		<description><![CDATA[Dans la peau de George Kaplan est une série de textes articulés en épisodes utilisant le personnage inventé par Alfred Hitchcock dans La Mort aux Trousses pour digresser sur tout et n’importe quoi.
Aujourd’hui les sourcils de Liz Taylor. ]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong><em><img class="alignnone size-large wp-image-3560" title="George4_kaplan" src="http://georgemag.ch/staging/wp-content/uploads/George4_kaplan-640x496.jpg" alt="" width="640" height="496" /><br />
Dans la peau de George Kaplan</em> est une série de textes articulés en épisodes utilisant le personnage inventé par Alfred Hitchcock dans <em>La Mort aux Trousses</em> pour digresser sur tout et n’importe quoi.<br />
Aujourd’hui les sourcils de Liz Taylor. </strong></p>
<p>Depuis quelques jours, on sentait le printemps poindre dans le moindre interstice urbain. La crasse de l’hiver était sommée de se casser au plus vite pour faire place à une énergie végétale et animale qui semblait prête à tout faire péter. Des brins d’herbe vert pâle se dressaient comme des soldats au garde-à-vous dès qu’il y avait 3 millimètres cubes de terre entre deux pavés. Des grappes de collégiens mâles agglutinés sur les terrasses de café ou disposés en tas informes sur les pelouses des parcs exprimaient bruyamment leur contentement lorsque surgissaient décolletés, minijupes et autres signes explicites d’une féminité déjà estivale qu’ils estimaient déployés à leur seule intention. On pouvait sentir la sève gonfler dans tout ce qui était doté du moindre filament d’ADN, de la limace au marronnier en passant par le teckel à poils longs ou la mésange huppée.</p>
<p>Toute cette agitation saisonnière ne semblait pas perturber plus que ça George Kaplan qui sirotait un café glacé confortablement installé dans un canapé du bar de l’hôtel Excelsior. La proportion de lait, la taille des glaçons et l’intensité du café semblaient avoir été calculées pour s’harmoniser idéalement avec les 25 degrés annoncés quelques heures plus tôt à la radio par le bulletin météo. En bras de chemise et cravate desserrée, Kaplan feuilletait nonchalamment un magazine qui montrait en couverture un couple posant de manière étrange. En y regardant de plus près, Kaplan reconnut au premier plan le profil d’une actrice qu’il avait croisée quelques fois lorsqu’il résidait en Californie. Derrière elle, et surgissant de la pénombre, la mâchoire carrée et la peau grêlée d’un homme qui transpirait la virilité. Ce qui frappa tout de suite Kaplan dans le visage de la femme, ce fut la perfection du sourcil qui soulignait un œil violet à faire exploser une gamme pantone et semblait dessiné à l’aérographe tant pas un seul poil n’osait dépasser de la ligne. Cette touffe stylisée, colorée et domestiquée par les meilleurs maquilleurs de Los Angeles était aussi belle qu’une virgule basculée à l’horizontale en Times New Roman. Au bas de la photo, le titre en caractères gras indiquait: La disparition du dernier monstre sacré d’Hollywood.</p>
<p>…Elizabeth Taylor ! Ça y est, ça lui revenait, le monstre sacré c’était donc elle ! Cette formule complètement idiote inventée par les journalistes pour désigner les membres les plus flamboyants mais aussi les plus résistants du star system (c’est-à-dire ceux qui n’avaient pas été fauchés dans la fleur de l’âge par un accident en Porsche, une absorption massive de somnifères ou un embonpoint destructeur) avaient toujours eu don de l’agacer. George Kaplan feuilleta le magazine à la recherche d’autres images du monstre pour voir si ce dernier était vraiment aussi sacré que ça. De 11 à 79 ans, Madame Taylor était effectivement toujours impressionnante et cela tenait, il en fut bientôt certain, autant à son sourcil en brosse impeccablement coiffé qu’à son iris violet ou à la liste de ses maris sans cesse brandie comme la preuve fascinante de son appétit démesuré de volupté (démesuré par rapport à quoi en fait ?).</p>
<p>Chez les femmes, le poil est un matériau qui a la particularité d’être honni s’il garnit le moindre centimètre carré de mollet, mais béni s’il borde abondamment les paupières. En ce qui concerne les sourcils, les modes varient et ne se ressemblent pas. Kaplan se souvenait de ceux fantomatiques des actrices des années 20. Mais aussi du monosourcil façon mauvaise herbe d’une célèbre artiste mexicaine qui donnait à celle-ci une touche Groucho Marx mais en version dramatique. Ces variations capillaires étaient tout à fait étonnantes quand on y songeait, et permettaient des interprétations qu’il n’aurait jamais soupçonnées.</p>
<blockquote><p>Ainsi, en retournant le magazine à 180 degrés, le sourcil de Liz ressemblait étrangement à une des moustaches de Clark Gable période <em>Autant en emporte le vent </em>!</p></blockquote>
<p>Ces deux bandes poilues à la courbure savamment étudiée et aux contours parfaitement dessinés signalaient en fait avec autant de subtilité que d’efficacité le potentiel en sex appeal de leur propriétaire respectif. Seule<br />
différait la localisation de l’objet.</p>
<p>Assez satisfait de sa trouvaille, George Kaplan ferma le magazine et le reposa sur la table tout en s’étirant langoureusement. C’est à ce moment-là que son regard s’arrêta sur sa propre main, parfaitement manucurée certes ( rien à dire, le personnel de l’hôtel savait faire son boulot ), mais dont les phalanges étaient bizarrement hérissées de petits poils qu’il n’avait jamais remarqués. Ils étaient tendus comme ceux d’une brosse à dents prête à passer à l’action. Kaplan regarda son autre main, même topo. Une réaction aux pollens qui commençaient déjà à se multiplier en cette période de l’année ? Une allergie à la crème pour les mains Lavera à l’huile d’onagre et au beurre de shoréa qu’il venait d’acheter dans une parfumerie du quartier ? Un hirsutisme subit localisé aux membres supérieurs dû à une mauvaise hygiène de vie ?</p>
<p>Le printemps lui apparut soudain très menaçant..</p>
<p>La fameuse photo de Liz Taylor et Richard Burton sur la couverture du magazine LIFE en avril 1963 :<br />
<a href=" http://tweetrends.com/wp-content/uploads/2011/03/climb-aboard-richard-burton.jpg" target="_blank" rel="lightbox[3558]"> http://tweetrends.com/wp-content/uploads/2011/03/climb-aboard-richard-burton.jpg</a></p>
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		<title>&#171;&#160;Des femmes dans la ville&#160;&#187; organisé par le Comité métallos</title>
		<link>http://georgemag.ch/des-femmes-dans-la-ville-organise-par-le-comite-metallos/</link>
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		<pubDate>Sun, 03 Feb 2013 17:58:34 +0000</pubDate>
		<dc:creator>George</dc:creator>
				<category><![CDATA[Featured Article]]></category>
		<category><![CDATA[sur le vif]]></category>

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		<description><![CDATA[Le Parcours filles-femmes est une initiative menée depuis 9 ans, organisée par le Comité métallos, dans le quartier de Belleville. A l’occasion de la journée internationale des femmes, le Comité métallos a pris l’habitude de célébrer, à travers un thème, l’engagement des filles et des femmes. L’objectif est de faciliter les liens entre des personnes qui interviennent dans des champs différents et de leur donner de la visibilité.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong><img class="alignnone size-full wp-image-3548" title="lesmetallos_440x240" src="http://georgemag.ch/staging/wp-content/uploads/lesmetallos_440x240.jpg" alt="" width="440" height="240" /><br />
Cette année en mars 2013, le Parcours filles-femmes, organisé par le Comité métallos et les associations partenaires, fête ses 10 ans! </strong></p>
<p>Le Parcours filles-femmes est une initiative menée depuis 9 ans, organisée par le Comité métallos, dans le quartier de Belleville à Paris. A l’occasion de la journée internationale des femmes, le Comité métallos a pris l’habitude de célébrer, à travers un thème, l’engagement des filles et des femmes. L’objectif est de faciliter les liens entre des personnes qui interviennent dans des champs différents et de leur donner de la visibilité.</p>
<blockquote><p>La thématique du parcours 2013 est «Des Femmes dans la ville»</p></blockquote>
<p>A première vue, l’espace public est mixte. Pourtant l’espace urbain demeure un espace où les déséquilibres entre les deux sexes restent profonds.</p>
<p>La ville est elle pensée par et pour les hommes?</p>
<p>Le Parcours filles-femmes propose de s’interroger sur cette question et tentera de pousser les murs invisibles de l’espace urbain : nos barrières inconscientes.</p>
<p>Comment les normes sociales de sexe s’affichent dans la ville ? Certains espaces sont-ils interdits aux femmes ?</p>
<blockquote><p>Notre objectif est de rendre visible les femmes dans l’espace urbain.</p></blockquote>
<p>Quels rêves d’égalité, de mixité, de séparation, de domination se sont inscrits dans l’espace des villes ?</p>
<p>« Et si on pouvait utiliser l’Espace public ?</p>
<p>Et s’il était vraiment commun ?</p>
<p>Osez l’Espace Public !</p>
<p>Où sont les femmes dans l’Espace Public ?</p>
<p>L’espace public c’est pour qui ? L’Espace de Qui pour Qui ?</p>
<p>ESPACE de Qi, Espèce de Qui ! »</p>
<p>Des ateliers en amont ont démarré pour préparer ce parcours:</p>
<p>- atelier danse<br />
- atelier genre et ville<br />
- atelier écriture<br />
- atelier soundpainting<br />
- atelier lecture de textes<br />
- atelier criée<br />
- atelier quartier</p>
<p>Ces ateliers – explorations sont gratuits et ouverts à toutes et tous. L’objectif est que l’ensemble des responsables et des volontaires se rencontrent régulièrement pour construire collectivement le parcours. La transversalité et l’échange sont le moteur de l’élaboration des parcours.</p>
<p><strong>Informations</strong>: <a href="http://www.lesmetallos.org/?portfolio=parcours-filles-femmes-2013-les-femmes-dans-la-ville" target="_blank">www.lesmetallos.org</a></p>
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		<title>Black Movie 2013</title>
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		<pubDate>Wed, 09 Jan 2013 16:04:07 +0000</pubDate>
		<dc:creator>George</dc:creator>
				<category><![CDATA[Featured Article]]></category>
		<category><![CDATA[sur le vif]]></category>
		<category><![CDATA[cinéma]]></category>

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		<description><![CDATA[Du 18 au 27 janvier 2013, le festival de films genevois Black Movie vous propose une balade sauvage dans les eaux fraîches du cinéma d'auteur international. À l'image de son visuel en forme de méduse, le festival vous promet une pêche miraculeuse entre opus rares et films mutants…]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div id="_mcePaste"><strong><img class="alignnone size-large wp-image-3507" title="Joven y alocada 1" src="http://georgemag.ch/staging/wp-content/uploads/Joven-y-alocada-1-640x425.jpg" alt="" width="640" height="425" /><br />
Du 18 au 27 janvier 2013, le festival de films genevois Black Movie vous propose une balade sauvage dans les eaux fraîches du cinéma d&#8217;auteur international.</strong></div>
<div id="_mcePaste"><strong>À l&#8217;image de son visuel en forme de méduse, le festival vous promet une pêche miraculeuse entre opus rares et films mutants.</strong></div>
<div id="_mcePaste"><strong>Une édition totalement indomptable… une centaine de films où tout est permis, une sélection qui vous invite à affûter vos yeux de lynx et venir trancher entre l&#8217;art et le cochon.</strong></div>
<div><em>Georg</em>e vous invite à prendre vos marques et découvrir le film <strong><em>Joven y alocada</em></strong> de la cinéaste chilienne Marialy Rivas.</div>
<div id="_mcePaste"><strong><em>Joven y alocada</em></strong> («Jeune et sauvage») porte bien son nom. Ce premier long métrage de Marialy Rivas, très remarqué au festival de Sundance, est né de l’attraction de la réalisatrice pour le mélange entre l’aspect sexuel très explicite et la tendresse du blog d’une certaine Camila Gutierrez. Le scénario a été écrit à six mains entre la jeune blogueuse, Marialy Rivas et Pedro Peirado, scénariste du très bon The Maid, avec la volonté de transposer à l’écran le dynamisme du blog. Sexualité, désir, religion et rapport de genres se croisent dans une mise en scène rafraîchissante.</div>
<div id="_mcePaste">Lors d&#8217;une interview au Festival Pink Screens, Marialy Rivas explique l&#8217;origine de sa démarche</div>
<blockquote>
<div>«Je suis tombée amoureuse de ce blog et tout s’est développé à partir de là.</div>
</blockquote>
<div>Et lorsque je regarde maintenant le film, je me rends compte qu’il parle de le sexualité féminine. Le film dit que nous aimons nous aussi le sexe.»</div>
<div id="_mcePaste">Aujourd&#8217;hui Marialy Rivas a obtenu une bourse du Sundance Lab et travaille actuellement sur un nouveau projet de film, <em><strong>La Princesa</strong></em>.</p>
<p>&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;-<br />
<span style="font-style: italic; font-weight: bold;">Joven y alocada</span><br />
Cinéma Spoutnik &#8211; jeudi 24 janvier 20h, samedi 26 janvier 20h, dimanche 27 janvier 14h<br />
&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;-</div>
]]></content:encoded>
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		<title>EMIKA abstracted</title>
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		<pubDate>Thu, 03 Jan 2013 15:45:14 +0000</pubDate>
		<dc:creator>George</dc:creator>
				<category><![CDATA[Featured Article]]></category>
		<category><![CDATA[sur le vif]]></category>
		<category><![CDATA[musique]]></category>

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		<description><![CDATA[Nouvelle sensation du label Ninja Tune, Emika se produira pour la première fois à Genève, le samedi 12 janvier au Casino Théâtre, dans le cadre du festival Présences Electroniques Genève. Unique représentante féminine de la manifestation, l’artiste anglaise mijote un show exclusif pour l’Acousmonium Ina GRM, véritable orchestre de 60 haut-parleurs, qui constitue le cœur et la particularité du festival genevois.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong><img class="alignnone size-large wp-image-3464" title="PE_emika" src="http://georgemag.ch/staging/wp-content/uploads/PE_emika-640x640.jpg" alt="" width="640" height="640" /><br />
Nouvelle sensation du label Ninja Tune, Emika se produira pour la première fois à Genève, le samedi 12 janvier au Casino Théâtre, dans le cadre du festival Présences Electroniques Genève. Unique représentante féminine de la manifestation, l’artiste anglaise mijote un show exclusif pour l’Acousmonium Ina GRM, véritable orchestre de 60 haut-parleurs, qui constitue le cœur et la particularité du festival genevois. </strong></p>
<p>Fille spirituelle de Tricky et d’Amon Tobin, Emika est la nouvelle coqueluche du label anglais Ninja Tune. Encensée aussi bien par Thom Yorke que par le grand quotidien <em>The Guardian</em>, elle fait l’unanimité auprès de ses pairs et conquiert le public a chacune de ses prestations.<br />
Véritable melting pot d’influences, la jeune artiste anglaise, issue d’une famille tchèque et exilée depuis peu à Berlin, cumule également les expériences musicales. Elevée au piano classique et à la composition, Emika oriente rapidement sa sensibilité sonore vers les sonorités dubstep et drum and bass de sa ville natale, Bristol, avant de s’essayer au «field recording» (captation du son sur le terrain) pour le célèbre club berlinois, Berghain, qui la mandate pour réaliser un portrait sonore de ses nuits en 2010. La même année, elle signe chez Ninja Tune et sort, en 2011, son premier album éponyme, fusionnant mélodies noir de jais et techno berghainienne.<br />
Véritable totem de la scène industrielle, Emika véhicule avec finesse une «pop intelligente» au son sombre et évanescent. Son intérêt pour les fréquences inaudible, mais perceptibles, l’ont inscrite dans cette génération d’artistes qui ont cherché à rendre accessibles ces recherches sonores, à l’instar d’un Kode9 ou d’un James Blake, ce qui en fait l’une des musiciennes en devenir parmi les plus intéressantes de sa génération. Sur la scène du Casino Théâtre, elle demeurera l’une des belles découvertes de la troisième édition des Présences Electroniques Genève.</p>
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		<title>Area of Outstanding Natural Beauty</title>
		<link>http://georgemag.ch/aonb/</link>
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		<pubDate>Thu, 06 Dec 2012 16:33:10 +0000</pubDate>
		<dc:creator>George</dc:creator>
				<category><![CDATA[Featured Article]]></category>
		<category><![CDATA[Featured Image]]></category>
		<category><![CDATA[éditorial]]></category>

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		<description><![CDATA[AONB, pour Area of Outstanding Natural Beauty (1), désigne dans certaines régions de la planète un espace reconnu pour la beauté de ses paysages et protégé par des dispositions spécifiques. Ce sigle qualifie donc un territoire remarquable ou digne d’attention.

George détourne et se réapproprie ce code pour illustrer d’autres processus identitaires et revendicateurs où le corps et la peau deviennent les territoires de l’affirmation de soi. AONB se fait donc potentiellement cri, signature ou trace.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img class="alignnone size-large wp-image-3438" title="GEO7_couv" src="http://georgemag.ch/staging/wp-content/uploads/GEO7_couv-640x914.jpg" alt="" width="640" height="914" /></p>
<p>AONB, pour Area of Outstanding Natural Beauty (1), désigne dans certaines régions de la planète un espace reconnu pour la beauté de ses paysages et protégé par des dispositions spécifiques. Ce sigle qualifie donc un territoire remarquable ou digne d’attention.</p>
<p><em>George</em> détourne et se réapproprie ce code pour illustrer d’autres processus identitaires et revendicateurs où le corps et la peau deviennent les territoires de l’affirmation de soi. AONB se fait donc potentiellement cri, signature ou trace.</p>
<p>Ce corps investi, sujet d’attention et porteur d’un message fondamental renvoie de façon directe ou indirecte à diverses situations ou histoires révélées dans les pages de ce magazine. On y découvre des corps bouillonnants qui relèvent des défis identitaires, qui bousculent les lois du genre et les normes.</p>
<p>Alors, explorez les pages qui suivent; vous y rencontrerez une FVNI (femme volante non identifiée) dans le temple viril de la musculation, une silhouette ni homme ni femme - bien au contraire -, le projet Body/Head de Kim Gordon, le kit «déco» utérus, des corps rendus flous ou absents par la peur, du concentré lesbien pour l’hiver.</p>
<p>Les êtres qui animent cette nouvelle édition de <em>George</em> sont des espaces de beauté. Cette beauté qui naît du courage d’être soi-même et de l’équilibre intime et apaisé entre un moi intérieur et extérieur.</p>
<p><strong>«Me situer moi-même dans mon propre corps, cela veut dire davantage que comprendre ce que ça a signifié pour moi d’avoir une vulve et un clitoris et un utérus et des seins. Cela signifie prendre acte de cette peau blanche, les lieux où cela m’a emmenée, les lieux où cela m’a empêchée d’aller.» (2)</strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p>(1) Espace de beauté naturelle exceptionnelle<br />
(2) Adrienne Rich, <em>La contrainte à l’hétérosexualité et autres essais</em>, pp.108-109, éditions Mamamélis et Nouvelles Questions Féministes</p>
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		</item>
		<item>
		<title>Mon sexe à moi</title>
		<link>http://georgemag.ch/mon-sexe-a-moi/</link>
		<comments>http://georgemag.ch/mon-sexe-a-moi/#comments</comments>
		<pubDate>Thu, 06 Dec 2012 09:56:24 +0000</pubDate>
		<dc:creator>George</dc:creator>
				<category><![CDATA[Featured Article]]></category>
		<category><![CDATA[Featured Image]]></category>
		<category><![CDATA[terrain de jeu]]></category>
		<category><![CDATA[art]]></category>
		<category><![CDATA[humour]]></category>
		<category><![CDATA[street art]]></category>

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		<description><![CDATA[Gloire aux ovaires! Gloire aux utérus! Gloire aux vagins! Gloire aux clitoris!
Les Meufs Chevalles célèbrent ces précieux attributs ainsi que le droit de décider de leur usage et piquent la place des grafitti de zizis pour faire des pochoirs de kikis!]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Gloire aux ovaires! Gloire aux utérus! Gloire aux vagins! Gloire aux clitoris!<br />
Les Meufs Chevalles célèbrent ces précieux attributs ainsi que le droit de décider de leur usage et piquent la place des grafitti de zizis pour faire des pochoirs de kikis!</strong></p>
<p>Kiki veut en faire aussi?</p>
<p>Quelles que soient nos préférences en matière de partenaire(s) et de   pratique(s) sexuelle(s), nous avons envie de clamer<br />
qu’il s’agit de nos organes avant tout et que personne n’a le droit de nous dicter comment nous devrions nous comporter avec eux. Nous pouvons choisir d’être abstinente, comme opter pour  la prostitution (elle n’est pas toujours imposée et peut être même revendiquée comme le faisait Grisélidis Real) ou encore décider d’être mère ou pas. On peut également afficher clairement notre envie de séduire en portant un pull échancré, tout comme on peut décider de camoufler une poitrine rebondie pour adopter un style androgyne (ce qui n’exclut pas la notion de séduction, cqfd).</p>
<p>Peu importent les directions que nous choisissons d’emprunter, cela nous appartient. C’est un idéal qui nous tient à cœur et s’il en est de même pour vous, passez à l’action!<strong></strong></p>
<blockquote><p><strong>Le but de l’opération? Sprayez sur les murs des organes sexuels féminins accompagnés de la phrase «C’est à moi, j’en fais ce que je veux».</strong></p></blockquote>
<p><strong>Il vous faut :</strong><br />
-	Deux chablons (disponibles <a href="http://georgemag.ch/staging/wp-content/uploads/GEORGE7_MC_CHABLON.pdf" target="_blank">ici</a>)<br />
-	Du scotch de carrossier<br />
-	Une bombe de peinture rose<br />
-	Un‌·e complice pour faire la garde.</p>
<p><strong>Comment procéder?</strong><br />
1. Trouvez un mur accueillant pour votre œuvre, de préférence dans un lieu de passage pour que ce message soit bien visible.<br />
2. à l’aide du scotch de carrossier, plaquez vos chablons contre le mur (Vous pouvez utiliser de la colle repositionnable en spray pour vous assurer que le châblon adhère bien).<br />
3. Dégainez votre bombe de peinture et appréciez son «pschiiiiiittt» transgressif à sa juste valeur.<br />
4. Retirez les chablons avec délicatesse et admirez votre travail.<br />
5. Prenez votre juste méfait en photo et faites-le nous parvenir (votre anonymat est garanti), cela nous ferait très plaisir!<br />
6. Allez savourer une bière, vous l’avez bien méritée!</p>
<p><img class="alignnone size-large wp-image-3424" title="G7_meufschevalles_1" src="http://georgemag.ch/staging/wp-content/uploads/G7_meufschevalles_1-640x426.jpg" alt="" width="640" height="426" /><br />
<img class="alignnone size-large wp-image-3426" title="G7_meufschevalles_3" src="http://georgemag.ch/staging/wp-content/uploads/G7_meufschevalles_3-640x426.jpg" alt="" width="640" height="426" /><br />
<img class="alignnone size-large wp-image-3425" title="G7_meufschevalles_2" src="http://georgemag.ch/staging/wp-content/uploads/G7_meufschevalles_2-640x426.jpg" alt="" width="640" height="426" /><br />
<em>Mon sexe, j’en fais ce que je veux&#8230;  et les règles orthographiques aussi!</em></p>
<p>CHEVALLEresquement vôtre..</p>
<p><a href="http://www.facebook.com/femmes.chevalles" target="_blank">www.facebook.com/femmes.chevalles</a></p>
]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>Les Urbaines – sélection George</title>
		<link>http://georgemag.ch/les-urbaines-%e2%80%93-selection-george/</link>
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		<pubDate>Sat, 10 Nov 2012 10:32:06 +0000</pubDate>
		<dc:creator>George</dc:creator>
				<category><![CDATA[Featured Article]]></category>
		<category><![CDATA[Featured Image]]></category>
		<category><![CDATA[sur le vif]]></category>
		<category><![CDATA[art]]></category>
		<category><![CDATA[musique]]></category>
		<category><![CDATA[performance]]></category>

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		<description><![CDATA[Danseuse performeuse, Alma Söderberg présente une oeuvre où le rythme, le chant et la danse sont appréhendés avec fraîcheur; une rencontre organique entre chorégraphie et langage parfaitement maîtrisée…]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong><a href="http://www.urbaines.ch/" target="_blank">LES URBAINES</a> – Lausanne</strong><br />
<strong> Arts vivants/ arts visuels/ musique<br />
</strong><strong> 30 novembre, 1 &#8211; 2 décembre 2012<br />
</strong>Entrée libre</p>
<p>Terrain de découverte des nouvelles esthétiques, laboratoire des pratiques culturelles aventureuses, le festival Les Urbaines présente une quarantaine de performances, installations, spectacles, expositions, projections, et concerts, dans une douzaine de lieux pendant trois jours.<br />
Gratuit et sans têtes d’affiche, le festival propose la rencontre d’artistes aux univers extraordinaires. Une occasion unique de respirer l’air frais des créations émergentes, toutes disciplines confondues.<br />
Découvrez ci-dessous la sélection <em>George</em>:</p>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong><br />
Arts Vivants<br />
*************</strong></p>
<p><strong><img class="alignnone size-full wp-image-3403" title="Pauline" src="http://georgemag.ch/staging/wp-content/uploads/Pauline.jpg" alt="" width="640" height="430" /><br />
Pauline Curnier Jardin (FRA)</strong><br />
Dans ses oeuvres, Pauline Curnier Jardin raconte et se raconte au travers de textes, vidéos, diapositives et chants dans un univers néo-baroque fantasmagorique où les grandes thématiques de l’humanité, l’absurde et le banal se côtoient avec intelligence et ironie.<br />
<a href=" http://www.paulinecurnierjardin.net/" target="_blank"> http://www.paulinecurnierjardin.net/</a></p>
<p><strong><img class="alignnone size-large wp-image-3404" title="Alma" src="http://georgemag.ch/staging/wp-content/uploads/Alma-640x360.png" alt="" width="640" height="360" /><br />
Alma Söderberg (SWE)</strong><br />
Danseuse performeuse, Alma Söderberg présente une oeuvre où le rythme, le chant et la danse sont appréhendés avec fraîcheur; une rencontre organique entre chorégraphie et langage parfaitement maîtrisée.<br />
<a href=" http://www.youtube.com/watch?v=noiSXFgtQhc&amp;noredirect=1" target="_blank"> http://www.youtube.com/watch?v=noiSXFgtQhc&amp;noredirect=1</a></p>
<p><strong><br />
Arts Visuels<br />
</strong><strong>*************</strong></p>
<p><strong><img class="alignnone size-large wp-image-3406" title="Melodie_Mousset" src="http://georgemag.ch/staging/wp-content/uploads/Melodie_Mousset-640x386.jpg" alt="" width="640" height="386" /><br />
Melodie Mousset (CH)</strong><br />
Dans les œuvres de Melodie Mousset, le corps est conçu comme une entité à la fois physique et symbolique, manifestation tangible de l’individualité, de son appartenance à un genre déterminé et vecteur primordial d’interactions sociales.<br />
<a href=" http://www.melodiemousset.net/site/index.php?id=446" target="_blank"> http://www.melodiemousset.net/site/index.php?id=446</a></p>
<p><strong><img class="alignnone size-large wp-image-3405" title="Aude" src="http://georgemag.ch/staging/wp-content/uploads/Aude-640x439.jpg" alt="" width="640" height="439" /><br />
Aude Pariset &amp; Juliette Bonneviot (FRA)</strong><br />
Se questionnant sur les représentations et leurs altérations, ces deux plasticiennes mettent à mal leurs créations dans un dispositif particulier. Une œuvre où le temps et les techniques de création se conjuguent pour en dévoiler une nouvelle.</p>
<p><strong><br />
Musique<br />
</strong><strong>*************</strong></p>
<p><strong><img class="alignnone size-large wp-image-3407" title="lexie" src="http://georgemag.ch/staging/wp-content/uploads/lexie-640x425.jpg" alt="" width="640" height="425" /><br />
Lexie Mountain (USA)</strong><br />
S’intéressant aux techniques de voix (cris, rires, gloussements, sifflements) et à l&#8217;écholocation (capacité qu’ont les êtres humains à détecter des objets dans leur environnement au travers d&#8217;échos reçus de ces objets), Lexie Mountain dirigera un chœur constitué pour l&#8217;occasion dans l’enceinte du mudac.<br />
<a href=" http://www.youtube.com/watch?v=Lylzxd7N154&amp;feature=youtu.be" target="_blank"> http://www.youtube.com/watch?v=Lylzxd7N154&amp;feature=youtu.be</a></p>
<p><strong><img class="alignnone size-large wp-image-3408" title="renee" src="http://georgemag.ch/staging/wp-content/uploads/renee-640x361.png" alt="" width="640" height="361" /><br />
Renée van Trier (NDL)</strong><br />
Impertinente, Renée van Trier s’amuse à explorer des personnages aux tonalités vocales et plastiques diverses, entre mythologie personnelle et grandes figures de la culture de masse. Un contraste faussement naïf, un mélange adroit de créativité et de folie, un véritable manifeste pour un art décomplexé.<br />
<a href=" http://www.youtube.com/watch?v=ZLGNJw-Q_Es" target="_blank"> http://www.youtube.com/watch?v=ZLGNJw-Q_Es</a></p>
]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>100 ans du journal Le Mouvement féministe</title>
		<link>http://georgemag.ch/100-ans-du-journal-le-mouvement-feministe/</link>
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		<pubDate>Thu, 25 Oct 2012 14:55:13 +0000</pubDate>
		<dc:creator>George</dc:creator>
				<category><![CDATA[Featured Article]]></category>
		<category><![CDATA[Featured Image]]></category>
		<category><![CDATA[sur le vif]]></category>
		<category><![CDATA[édition]]></category>
		<category><![CDATA[engagement]]></category>

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		<description><![CDATA[La Fondation Emilie Gourd est très heureuse de vous convier au 100e anniversaire du journal "le Mouvement féministe suisse", devenu "l'émiliE". 100 ans d'action pour changer un système inégalitaire, 100 ans de réflexion sur la place des femmes et des hommes dans notre société, cela se fête!]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong><img class="size-full wp-image-3394 alignnone" title="100ans_flyer" src="http://georgemag.ch/staging/wp-content/uploads/100ans_flyer.jpg" alt="" width="640" height="912" /><br />
*JOUR DE FETE*<br />
SAMEDI 10 NOVEMBRE &#8211; SALLE DU FAUBOURG &#8211; GENEVE</strong><br />
Expos &#8211; débats &#8211; concerts &#8211; djs &#8211; remise du prix Emilie Gourd</p>
<p>La Fondation Emilie Gourd est très heureuse de vous convier au 100e anniversaire du journal <em>le Mouvement féministe suisse</em>, devenu<em> l&#8217;émiliE.</em><br />
Un journal qui traverse un siècle, s&#8217;adapte, se transforme, c&#8217;est une gageure à l&#8217;ère de l&#8217;éphèmère.<br />
Entre l&#8217;austère mensuel de 1912 et <em>l&#8217;émiliE</em>, aujourd&#8217;hui numérique et vivante sur la toile, les titres ont changé, le style a évolué, même le support s&#8217;est modifié. Il y a pourtant ce fil commun, têtu, fruit de la volonté tenace de femmes qui, à chaque génération, à chaque échec, à chaque progrès, sont convaincues qu&#8217;il faut continuer à réfléchir et redéfinir la façon dont elles veulent mener leur vie, agir, travailler, aimer. 100 ans d&#8217;action pour changer un système inégalitaire, 100 ans de réflexion sur la place des femmes et des hommes dans notre société, cela se fête!</p>
<p><strong>PROGRAMME:</strong><br />
<strong>15h:</strong> Ouverture<br />
Exposition «Collages» de l’artiste Stéphanie Cousin<br />
<strong>15h30 — 16h30:</strong> Allocutions de Jacqueline Berenstein-Wavre, présidente de la Fondation Emilie Gourd et de Muriel Golay,<br />
directrice du Service pour la Promotion de l’Egalité<br />
——<br />
Présentation du Hors Série du 100e par Nathalie Brochard, rédactrice en chef de l’émiliE<br />
——<br />
Prix Emilie Gourd: Présentation par Sabine Estier-Thévenoz<br />
Remise des deux prix par Charles Beer, conseiller d’Etat, Département de l’Instruction publique<br />
——<br />
Clin d’œil en images: Un collège nommé Emilie-Gourd grâce à Martine Brunschwig Graf<br />
<strong>16h30 — 17h: </strong>DJ Lady Black Sally<br />
——<br />
Tableau de danse contemporaine: Cindy Van Acker<br />
——<br />
Apéro<br />
<strong> 17h — 19h</strong><br />
Débat: Allocution de Sandrine Salerno, conseillère administrative<br />
——<br />
Table ronde autour du livre: «Tu vois le genre? Débats féministes contemporains» avec Martine Chaponnière et Silvia Ricci Lempen, auteures du livre, Ellen Hertz, anthropologue et Nadia Lamamra, sociologue. Modératrice: Brigitte Mantilleri<br />
<strong>19h — 20h30:</strong> Buffet par le CEFAM, Centre pour femmes migrantes de Meyrin<br />
<strong>20h30 — 22h:</strong> Concerts – Vena Ward, rock / Sista Valka, electro-rap<br />
<strong>22h — 01h30:</strong> Soirée dansante – DJ Joana, l’émiliE</p>
<p><strong>Infos et réservations:</strong> 076 475 88 98 / jourdefete10.11@gmail.com<br />
<a href="http://emiliegourd.ch" target="_blank">emiliegourd.ch</a> ou <a href="http://lemilie.org" target="_blank">lemilie.org</a><br />
Facebook: <a href="http://www.facebook.com/events/361525640596613/" target="_blank">http://www.facebook.com/events/361525640596613<br />
</a><br />
——<br />
Salle du Faubourg, Genève<br />
Rue Terreaux-du-Temple 6<br />
Garderie d’enfants de 15h<br />
à 19h à la Taverne du Temple</p>
]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>La sélection George du LUFF!</title>
		<link>http://georgemag.ch/la-selection-george-du-luff/</link>
		<comments>http://georgemag.ch/la-selection-george-du-luff/#comments</comments>
		<pubDate>Thu, 11 Oct 2012 14:01:21 +0000</pubDate>
		<dc:creator>George</dc:creator>
				<category><![CDATA[Featured Article]]></category>
		<category><![CDATA[sur le vif]]></category>
		<category><![CDATA[art]]></category>
		<category><![CDATA[art vidéo]]></category>
		<category><![CDATA[genres]]></category>
		<category><![CDATA[musique]]></category>
		<category><![CDATA[performance]]></category>
		<category><![CDATA[queer]]></category>
		<category><![CDATA[science-fiction]]></category>

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		<description><![CDATA[Film, musique, workshops, L'OFF… venez découvrir notre sélection!]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img class="alignnone size-full wp-image-3382" title="FemaleTrouble" src="http://georgemag.ch/staging/wp-content/uploads/FemaleTrouble.jpg" alt="" width="568" height="350" /><br />
John Waters: A Divine Encounter<br />
Rétrospective<br />
<em><strong>Female Trouble</strong></em></p>
<p>JE 18.10.12, 20H30, Paderewski</p>
<p>La vie de Dawn Davenport: de l’ado caractérielle vomissant des caprices monstrueux à la mère de famille haineuse, elle n’est pas loin de surpasser l’épouvantable Lady Divine de «Pink Flamingos» en terme d’actes crapuleux. En montrant le parcours hystérique de son personnage, Waters exprime ses pensées à propos des dérives des égos hypertrophiés visant popularité et reconnaissance au travers de la beauté et de la mode, tout en grossissant le trait de la manière la plus démente possible. Une démarche évidemment plus d’actualité aujourd’hui qu’en 1974.</p>
<p>Réalisation: John Waters / 1974 / États-Unis / 35 mm / Couleur / Version originale anglaise sous-titrée français / 92 min</p>
<p>********************************</p>
<p><img class="alignnone size-full wp-image-3383" title="fuego" src="http://georgemag.ch/staging/wp-content/uploads/fuego.jpg" alt="" width="568" height="350" /><br />
John Waters: A Divine Encounter<br />
Carte Blanche<br />
<em><strong>Fuego</strong></em></p>
<p>SA 20.10.12, 22H30, Paderewski<br />
(En présence de John Waters)</p>
<p>Le feu de «Fuego» se consume dans le corps voluptueux de la délurée Laura (Isabel Sarli), arrogante et pulpeuse brunette bisexuelle qui fait perdre la tête à ce pauvre Carlos incarné par le réalisateur, lui-même compagnon de Madame à la ville. Surnommé «le Russ Meyer argentin», ce pionnier de l’érotisme local n’a jamais perdu une occasion pour mettre en scène son épouse dans le plus simple appareil, ou pour la faire déambuler avec nonchalance dans des robes extravagantes, qui inspirèrent Waters dans sa façon de filmer les déhanchements de Divine dans ses propres films.</p>
<p>Réalisation: Armando Bo / 1969 / Argentine / 35 mm / Couleur / Version anglaise / 90 min</p>
<p>********************************</p>
<p><img class="alignnone size-full wp-image-3386" title="AnarchyInMarxlands_Daisies" src="http://georgemag.ch/staging/wp-content/uploads/AnarchyInMarxlands_Daisies.jpg" alt="" width="568" height="350" /><br />
Anarchy in Marxlands: Censorship in Soviet Satellites<br />
<em><strong>Daisies</strong></em></p>
<p>VE 19.10.12, 20H00, Cinématographe</p>
<p>Réalisatrice phare de la Nouvelle Vague tchèque dans les années soixante, Věra Chytilová profite d&#8217;un mouvement général de libéralisation en Tchécoslovaquie pour oser expérimentations visuelles et innovations narratives. Féministe reconnue, sa révolte contre toutes formes de domination se reflète dans son expression artistique libre de conventions représentatives. Elle réalise «Daisies» en 1966 qui engendre beaucoup de discussions au sein des instances officielles pour sa complexité avant-gardiste, son propos nihiliste et ses scènes de gaspillage jugées scandaleuses. En effet, elle critique une forme de complaisance et de déshumanisation de la société matérialiste tout en prônant sa destruction. Cela dit, le film est officiellement condamné en 1967 après sa sélection dans un festival d&#8217;Europe de l&#8217;Ouest, mais n&#8217;empêche pas la réalisation de «The Fruit of the Paradise» (1970) juste avant la réponse soviétique répressive au Printemps de Prague, qui signifiera aussi la fin de la Nouvelle Vague tchèque.</p>
<p>Sedmikrásky (Les petites marguerites) / Réalisation: Věra Chytilová / 1966 / Tchécoslovaquie / 35 mm /</p>
<p>Couleur / Version originale tchèque sous-titrée français / 74 min</p>
<p>********************************</p>
<p><img class="alignnone size-full wp-image-3384" title="LikeRatsLeavingA_FilmStill1" src="http://georgemag.ch/staging/wp-content/uploads/LikeRatsLeavingA_FilmStill1.jpg" alt="" width="568" height="350" /><br />
Music in films / Documentaries<br />
<strong>Short documentaries</strong></p>
<p>JE 18.10.12, 18H30, Le Romandie</p>
<p>VE 19.10.12, 20H00, Le Romandie</p>
<p><em><strong>Like Rats Leaving a Sinking Ship</strong></em></p>
<p>Le vagabondage réflexif et personnel d’un jeune transgenre à travers les diagnistics psycho-physiologiques accompagnant sa métamorphose et sa propre vision de sa construction identitaire par l’intermédiaire de ses souvenirs.</p>
<p>Réalisation: Vika Kirchenbauer / 2012 / Allemagne / 18 mm / Couleur / 24 min</p>
<p>********************************</p>
<p><img class="alignnone size-full wp-image-3385" title="sexeETson" src="http://georgemag.ch/staging/wp-content/uploads/sexeETson.jpg" alt="" width="552" height="350" /><br />
Musique<br />
<strong>Les sexes et les sons</strong></p>
<p>Victor Marzouk &amp; Hélène Barrier &amp; Déborah Degouts (MA/FR)</p>
<p>JE 18.10.12, 0H00, Salle des Fêtes du Casino de Montbenon</p>
<p>Corps queer, corpus blanc; qu’est-ce qui fait se mouvoir ces deux êtres si ce n’est l’envie spasmodico-ludique de déjouer les pièges d’un corps attendu. Des excroissances textiles, des renflements érogènes, des sexes inattendus à palper surgissent, des creux se provoquent. Bulles charnues, poils tactiles, tatouages esquissés comme on parcourt le mur des toilettes, sans oublier des paillettes et des plumes. Entre les touffes et les os, c’est le mariage improbable des codes de la représentation queer et postporn et l’incarnation organique d’une danse macabre.</p>
<p>Événement: égérie underground parisienne, rockeuse post politique et chanteuse populaire, Deborah Degouts s’est décidée à quitter les ordres pour accompagner en solo la performance de Marzouk et Barrier.</p>
<p><a href="http://www.packingpasqueer.com" target="_blank">www.packingpasqueer.com</a><a href="www.packingpasqueer.com" target="_blank"><br />
</a><a href="http:// www.facebook.com/victor.lemaure" target="_blank">www.facebook.com/victor.lemaure</a><a href="http://www.iconoklastes.com" target="_blank"><br />
</a><a href="http:// www.iconoklastes.com" target="_blank">www.iconoklastes.com</a><a href="http://www.facebook.com/helene.barrier" target="_blank"><br />
</a><a href="http:// www.facebook.com/helene.barrier" target="_blank">www.facebook.com/helene.barrier</a><a href="http://www.myspace.com/ladeborahdegouts" target="_blank"><br />
</a><a href="http://www.myspace.com/ladeborahdegouts" target="_blank">www.myspace.com/ladeborahdegouts</a></p>
<p>********************************</p>
<p><strong>Rocky Noise Picture show night</strong></p>
<p><strong>Maja S.K. Ratkje &amp; Ikue Mori (NO/US)</strong></p>
<p>VE 19.10.12, 23H30, Salle des Fêtes du Casino de Montbenon</p>
<p>Ce projet très attendu rassemble sur une même scène deux forces majeures de la musique électronique expérimentale, mais aussi deux contextes, deux générations et deux pratiques différentes. Arrivée à New York en 1977, Ikue Mori fit perdre à la batterie rock son centre de gravité et forma le légendaire groupe No Wave DNA avec Arto Lindsay et Tim Wright. Dès la dissolution du groupe, Mori fut l’une des pionnières de l’usage des technologies numériques en musique improvisée au sein de multiples formations, avec John Zorn, Mike Patton, Tom Cora, ou Kim Gordon (cf. concert suivant). La Norvégienne Maja S. K. Ratkje est quant à elle, l’une des figures de proue du monde de la noise music; en solo avec sa voix «toujours au-delà des possibilités d’un ordinateur» («R&amp;C», n°66, p. 15), en duo avec Fe-mail ou Stephen O’Malley, avec son groupe anarcha-féministe SPUNK , ou en mégagroupe avec Jazzkammer!</p>
<p><a href="http://www.ikuemori.com" target="_blank">www.ikuemori.com</a></p>
<p><a href="http://ratkje.no" target="_blank">ratkje.no</a></p>
<p><img class="alignnone size-full wp-image-3380" title="LUFF_2012_KIM_440x240" src="http://georgemag.ch/staging/wp-content/uploads/LUFF_2012_KIM_440x240.jpg" alt="" width="440" height="240" /></p>
<p><strong>Body/Head: Kim Gordon &amp; Bill Nace (Ultra Eczema / US)</strong></p>
<p>VE 19.10.12, 0H30, Salle des Fêtes du Casino de Montbenon</p>
<p>Sonic Youth est mort&#8230; libérant des envies de projets plus personnels. C’est le cas de la grande Kim Gordon, qui mène depuis peu son nouveau projet Body/Head avec le guitariste free-noise Bill Nace. Le LUFF ne pouvait décemment pas passer à côté de l’occasion, même sans savoir grand chose de l’affaire (improvisation, influences pinkfloydiennes période Syd Barrett et&#8230; l’oeuvre de Catherine Breillat, selon ce que l’on en sait). À découvrir en vrai.</p>
<p><a href="http://www.sonicyouth.com/dotsonics/kim" target="_blank">www.sonicyouth.com/dotsonics/kim</a><br />
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<p><strong>Blectum From Blechdom (Tigerbeat6 /US)</strong></p>
<p>VE 19.10.12, 1H30, Salle des Fêtes du Casino de Montbenon</p>
<p>Le collectif d’art Kevin Blechdom et Blevin Blectum d’Oakland en Californie exécute des performances extrêmement rigoureuses et intellectuellement exigeantes. Elles n’ont jamais répété deux fois la même phrase tout au long de leur quarante ans de carrière. Elles excellent à expliquer leurs concepts artistiques à l’usage des gens trop simples pour comprendre leur musique par eux-mêmes. Elles sont tout simplement le groupe idéal pour un festival comme le LUFF.</p>
<p><a href="http://shplargh.com" target="_blank">shplargh.com</a><br />
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<p>Workshops: transmission de savoir-(dé)faire</p>
<p><strong>Workshop «GENDER does LUFF», donné par Victor Marzouk (FR/MA)</strong></p>
<p>JE 18.10.12, 13H–18H<br />
VE 19.10.12, 13H–18H<br />
SA 20.10.12, 13H–18H (à confirmer)<br />
(Attention, workshop sur 3 jours)<br />
À la Datcha.</p>
<p>Assisté par Yaël Maïm</p>
<p>À chaque festival ses traditions; et le LUFF n’en manque pas. Sauce tomate ou tronçonneuse à la main, mais surtout sexe et transgression, transgression et sexe: un couple un peu opaque et essoufflé dans l’enceinte des tabous VIP. Il est temps de tailler une niche en suspension d’où décortiquer, dépecer, bref passer au crible le programme du festival. Pendant trois jours, Victor Marzouk –performeur-vidéaste-king-franco-arabe– guidera un groupuscule d’exploratrixeurs dans les entrailles du LUFF pour traquer, surprendre et s’emparer des reproductions de normes sociales de genre présentes dans une scène culturelle, une affiche de film et dans nos gestes de spectatriceursx. Assisté d’Hélène Barrier, danseuse butoh et plasticienne; c’est par la peau qu’elle fera rentrer la métaphysique dans les esprits, comme le préconisait Antonin Artaud.</p>
<p>(Maximum 10 participant-e-s)</p>
<p><a href="http://www.packingpasqueer.com" target="_blank">www.packingpasqueer.com</a><br />
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<p><strong>L&#8217;OFF (LUFF OFF)</strong></p>
<p>Agnès Giard</p>
<p>SA 20.10.12, 15H–17H30 / À la librairie HumuS</p>
<p>Dédicace à l’occasion de la parution de son dernier livre «Les histoires d’amour au Japon»</p>
<p>À l’occasion de la parution de son dernier livre «Les histoires d’amour au Japon». Agnès Giard décrypte la société japonaise par le biais de son rapport au corps et au sexe, une approche érudite et non conformiste. Elle est aussi l’auteure du blog «Les 400 culs» sur le site de Libération.</p>
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