icône
MISS BEHAVING
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Depuis 2009, deux fois par semaine, elles sont quinze Walkyries casquées à lacer leurs quads, à enfiler minishorts, genouillères et coudières avant d’entrer sur le track du Puls 5 à Zurich pour en découdre. «Avec les fresh meat – entendez les tendrons de moins de 18 ans, – nous sommes presque 25», rectifie notre icône Miss Behaving, frange charbon sévère et tatouages multiples.
Miss Behaving, 26 ans, est l’une des fondatrices du premier – et seul – club suisse de Roller Derby, spécialité américaine évidemment ostentatoire, importée il y a quelques années sur le vieux continent. Un sport de contact, intense et exclusivement féminin. C’est en lisant un article sur ce sport dans un magazine de tatouage que notre icône s’est allumée : « ça c’est puissant, ça c’est tough, ça c’est pour moi ! » Elle avait quelques antécédents. Née d’une mère suisse et d’un père anglais, Miss Behaving a vécu les huit premières années de sa vie du côté de Bristol. Une petite dernière pas trop malheureuse, malgré quatre grands frères. « J’ai pas beaucoup joué à la Barbie », reconnaît-elle. Elle préférait filer au stade avec son père pour commenter les croisades de l’équipe de rugby de Bath, ou lorgner sur les pochettes des disques d’Iron Maiden et de Metallica de ses frères. Quand la famille est venue s’installer à Thoune, elle s’est très logiquement inscrite dans un club de rugby féminin, puis s’est mise à tripoter les platines. Djette Miss Behaving se revendique des cultures psychobilly, rockabilly et punk-rock – tiercé dans l’ordre. Il est parfois possible de l’entendre mixer au Café Mokka ou au club The Rock, à Thoune, quand elle n’est pas en nage dans un mosh pit (ou pogo, ndlr) ou derrière une pinte dans un pub de Bristol ou de Cambridge. « J’aime bien retourner en Angleterre. Pour le rock, le rugby, ma famille. Mes neveux, là-bas, trouvent que je suis la tante trooop coool avec mes tatouages », sourit-elle.
Miss Behaving, à la ville, est Ann Janes. Elle a suivi avec application l’Ecole supérieure de commerce de Neuchâtel, où elle a parfait son français. Elle rejoint tous les matins à Berne son bureau de coordination des normes de certification et des systèmes de management. Avec plaisir, souvent. Elle aime l’équitation, mais aussi les chiens et les chats. Elle fait un peu de fitness et n’oublie jamais son petit parapluie rouge quand le temps se couvre ou qu’elle a rendez-vous avec un inconnu au milieu de la foule des pendulaires de la gare de Berne.
Ann Janes et Miss Behaving ne mènent-elles pas deux vies contradictoires? « Non. Le Roller Derby te donne la chance de t’exprimer, de t’affirmer, d’extérioriser des émotions qu’il est difficile d’exhiber au quotidien », explique-t-elle. « J’aime ça, on aime toutes ça, un sport qui reflète la personnalité et le caractère de chacune, tout en s’en jouant. Un sport qui est rassembleur et qui abat les barrières sociales et culturelles », ajoute notre miss, radieuse. « Chez les Zurich City Rollergirlz, il y a des filles affirmées, des timides, certaines ont 40 ans, d’autres 18. Il y a une avocate, des mères de famille, des goths, des sportives, des grosses, des profs, des grandes gueules, des étudiantes… », égrène Ann.
Toutes sont des guerrières sur la piste, affirme-t-elle. Oui, mais en petit top et montées sur roulettes, ça fait pas un peu diner (restaurant américain, ndlr) et lolita? « Il s’agit d’un vrai sport, épuisant, qui te fait perdre des kilos et fumer moins », coupe notre miss. D’accord… mais alors, les bas résille, le maquillage, les jupettes…? Elle soupire, indulgente : « L’habillement est souvent volontairement sexy, mais mélange différentes imageries, de la pin-up au film d’horreur. Il permet à chacune de nous, quelle que soit sa morphologie, ses complexes, d’exprimer librement sa féminité, d’être en accord avec son corps. Nous voulons être des femmes fortes et indépendantes. Et nous le montrons ! »
Et nous, nous rangeons fissa notre petit paquet d’idées reçues.
Hello, il y a aussi une équipe de roller derby a Genève.
Alors n’hésite pas à laisser les coordonnées de l’équipe genevoise si des filles souhaitent la contacter!
Roller Derby Club de Geneve. contact: philaeby@hotmail.fr
il y a maintenant 3 leagues de roller derby a Genève . le ROLLER DERBY CLUB de GENEVE, les STUPID SKULLS, et les GENEVE ROLLER DERBITCHS.
Nous sommes 4 copines , on roulent a roller. et on va monter une league a Genève. On va voir avec les Stupid Skulls, si on peu s’entrainer avec elles. Le Phénomène Derby fait tache d’huile a Genève, c’est cool.
Trois ligues a Genève et aucune a Lausanne…
Quelles tristesse !
Viens rouler a Genève, tu est la bienvenue.
coucou, on recrute des filles de touts niveaux, le contact des STUPID SKULLS stupidskulls@hotmail.com
Ho! les filles monter une ligue a Lausanne, je vous file un coup de main.
Cool moi je suis partante!!!
Moi je suis preneuse soit d’aide pour faire quelque chose sur Lausanne si il y a des motivées, soit à me joindre a vous sur Genève ;)
On monte notre ligue de roller derby à Lausanne?!
Je suis à fond pour… !
Salut MAIA, je suis Phil du ROLLER DERBY CLUB de GENEVE, si tu cherche a monter une ligue a Lausanne, je peux de filer un coup de main, contacte-moi, ciao. philaeby@hotmail.fr
je suis sur Lausanne et il n’y a pas grand monde motivé pour le roller derby, je viens a Genève tout les samedis et mercredis m’entrainer avec le Roller Derby Club de Genève. On est une trentaine de filles, l’entraineur nous divise en 2 équipes, les Stupid Skulls et une autre sans nom pour le moment. Il reste encore quelques places pour 2 ou 3 nouvelles recrues. Ce week on est quelques unes a monté a Paris voir d’autres équipes et s’entrainer avec elles, par contre suite a votre article on a essayer de rentrer en contact avec Miss Behaving et le club de Zurich, mais pas de nouvelles, on nous a dit que Zurich city rollergirlz c’était fini.???